Un Halo Wars aux allures de Spartiates

13 janv. 2009
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Avant de fermer ses portes, Ensemble Studios délivre un dernier jeu de stratégie : Halo Wars. Souvent maudit sur console, c’est exclusivement sur Xbox 360 que le pari est lancé avec, tout de même, une liste d’atouts appréciable : l’atmosphère du FPS, un studio emblématique à la baguette et une ambition démesurée. Le meilleur de la tactique est-il sur le point de naître ? Si c’est le cas, c’est le PC qui ne va pas être content.

Les lasers brillent de mille feux. Un vrai délice

Full Halo Jacket

Si les préquelles de la discorde entre Humains (UNSC) et Covenants reste floues, Halo Wars vous fournira les explications de ce désastre. Totalement basé sur cet univers si cher à tous, prendre les commandes d’une base et aller casser du méchant devient vite instinctif. Pour résumer, une touche d’action avec X, deux autres pour le rassemblement grâce aux gâchettes pour conclure avec habilités spécifiques via Y. Simple et efficace. Pas besoin d’aspirine après de lourdes décisions tactiques puisque la gestion des minerais n’est pas la priorité. Vous êtes ici pour bâtir et avancer. D’ailleurs, la seule campagne solo de l’UNSC aidera les néophytes à se mettre dans le bain. Mais un bon bain chaud alors, car le visuel flatte et les cinématiques sont à couper le souffle. Cependant, les saccades lors des déplacements à l’analogique persistent trop souvent, enlevant de la fluidité aux batailles galactiques. Dans le feu de l’action, le moindre détail compte.

Les tanks ont une puissance destructice plus qu'appréciable.

Nous sommes Spartiates !

Chef de guerre des deux factions, à vous de faire le faire le bon choix. Mieux vaut privilégier les infanteries légères et rapides, pouvant se mettre à couvert et guidées par des Spartan limités en nombre mais diablement coriaces, ou alors détruire à la volée les douzaines d’ennemis via des Grizzly, ses tanks à la cuirasse quasi-indestructible, épaulé par un capitaine de vaisseau aux frappes chirurgicales. Cornélien comme dilemme. A la limite, autant mettre en avant la diversité des unités car des ingénieurs en informatique sont là pour pirater. Avançant dans ce brouillard, les Covenants patrouillent pour défendre leurs positions, aidés par des tours à la vista perçante. Retour donc à la base pour augmenter les capacités de vos guerriers et augmenter votre capital offensif. D’autant plus que les affrontements se suivent et ne se ressemblent pas. Tantôt bourrines, tantôt stratégiques, il est appréciable de voir les jolis feux d’artifice vivrent en pleine bataille. Puis c’est reparti pour un tour. La base s’agrandit sous vos directives, votre courroux s’abat sur la race extra-terrestre qui l’a, soit dit en passant, bien mérité. Une fois le travail effectué, l’histoire prend le relais de l’action et vous pouvez souffler quelques instants

Avec des cinématiques prestigieuses, l'histoire reste dans les mémoires.

Médaille d’or ou de bronze ?

Ces premières heures de jeu dévoilent une maîtrise des grands points qui font la grandeur d’un jeu de stratégie. Malgré tout, des points noirs entachent la visière de vos fidèles soldats. Pourquoi ne pas rajouter un nombre plus conséquent d’unité, une I.A. moins versatile, ou tout simplement la campagne solo des Covenants. Alors oui, la promesse d’une coopération à deux est aguicheuse, oui le multi à six est une bonne idée mais tout cela reste dans l’expectative. Entre une sortie le 27 février 2009 et la démo en fin janvier, gageons que des efforts seront fournis pour aller encore plus loin dans l’immersion. D’autant plus que des mises à jours (payantes ?) sont à prévoir selon Microsoft. Sans faire la fine bouche, Halo Wars semble sur la bonne voie pour vous faire frissonner comme au bon vieux des temps des Command & Conquer : Red Alert sur PSone. De là à dire qu’il est le meilleur, il n’y a qu’un pas.