Two Worlds : deux fois plus de raisons de l'attendre

12 févr. 2007
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Les amateurs de RPG peuvent se réjouir car après l'excellent The Elder Scrolls IV : Oblivion et le sympathique Gothic 3, le genre va bientôt accueillir un nouveau titre prometteur : Two Worlds. Et des promesses, il y en a un bon paquet dans ce jeu signé Reality Pump Studios. La récente présentation parisienne organisée par Nobilis a été l'occasion d'observer en détails ce qui vous attend. Premières impressions.

Two Worlds promet des combats stratégiquement développés.

Un RPG qui voit double

Sur fond de guerre de factions latente entre orques et autres bizarreries tolkieniennes, un chasseur de prime part à la recherche de sa sœur mystérieusement disparue. Pour progresser dans ses recherches, il va devoir rapidement choisir entre l’Ombre et la Lumière, deux mondes opposés dont une force puissante souhaite accélérer l’issu du duel, au profit d’un avenir forcément très sombre. Comme vous pouvez le constater, Two Worlds propose un scénario heroic fantasy "traditionnel" dans lequel notre héros doit accomplir une quête en combattant brigands, orques et autres vilaines bêtes coutumières du genre. Ce RPG développé par Reality Pump Studios, une équipe à l’origine notamment de Earth 2160, place son originalité dans une large liberté d’action. Cette liberté se caractérise d’abord par les déplacements dans le jeu (aucun temps de chargement) permettant par exemple un atout stratégique lors des combats. Mais ce champ d’action étendu se traduit également dans les décisions que vous pourrez prendre au cours de l’aventure. Il faudra choisir de quel côté, bon ou mauvais, votre personnage va se positionner, tout en essayant de mesurer les conséquences de ce choix. Selon le chemin choisi, votre personnage gagne ou perd en réputation au sein de certaines guildes. Etre bien considéré dans tel endroit lui permettra d’obtenir plus facilement des renseignements ou des indices sur sa quête. Ainsi, le monde évolue sous vos yeux, réagissant immédiatement à vos actions. Ce système apparaît assez similaire à celui rencontré dans le sympathique Arcanum par exemple.

Les déplacements à cheval apparaissent très bien gérés.

Des bases solides et du sang neuf

Parallèlement, Two Worlds utilise les caractéristiques du genre RPG en tentant de les améliorer ou, du moins, de les rendre plus souples. Le système de développement de votre personnage est ainsi libre et illimité, proposant un large éventail de caractéristiques. Vous pouvez donc expérimenter différentes carrières et même revenir à d’anciens choix grâce au système "changement de carrière". Si certains animaux peuvent être montés pour se déplacer ou se battre (chevaux, bêtes et lézards apprivoisés), leurs comportements sont très réalistes à tel point qu’ils semblent avoir leur propre conscience. Ils réagissent aux obstacles ce qui permet, dès que vous aurez maîtrisé la conduite montée, d'élaborer des stratégies de combat à cheval par exemple. Fini les montures qui se pilotent comme une voiture ! Du côté de votre arsenal, lui aussi conséquent, il est possible de combiner plusieurs armes entre elles - tout comme les sorts puisque magie il y a – pour les utiliser ensuite directement dans des combats en temps réel. L’utilisation de l'arc, par exemple, est vraiment très bien conçue : une fois bandé, vous zoomez de plus en plus sur la cible. Comme dans la réalité, cet effort rend le curseur de tir de moins en moins stable, donnant là bien l'impression d'un réel rapport concentration/force. Tous ces détails étoffent grandement le gameplay et jouent beaucoup en faveur de votre immersion.

Les textures sont choisies avec soin.

Magistralement emballé

Reality Pump Studios s’est aussi concentré sur la physique du jeu. Les décors réagissent ainsi à vos actions et les combats en temps réel sont chorégraphiés à la motion capture. Ceux que nous avons pu observer au cours de cette présentation sont tout à fait spectaculaires et dynamiques, offrant une expérience visuelle de premier choix. Les graphismes ne sont d’ailleurs pas en reste et, dans l’ensemble, Two Worlds apparaît comme un jeu visuellement magnifique : effets de lumières splendides, système de conditions météo sophistiqué, physique de la végétation hyper réaliste... Ajoutée à une bande-son composée par Harold Faltermeyer (auteur des bandes originales de "Top Gun", "Le Flic de Beverly Hills"...), cette enveloppe avenante a pour effet de vous plonger très facilement dans des ambiances fantastiques. Two Worlds dispose donc de nombreux atouts pour plaire aux amateurs de RPG, mais également à ceux qui souhaitent se lancer dans le genre. Ce titre pourrait bien profiter de sa disponibilité sur X360 pour attirer ces joueurs. Reste que le genre est déjà magnifiquement représenté sur la plateforme de Microsoft par un certain Oblivion. Gageons que Two Worlds dispose de suffisamment d’arguments pour lui tenir tête, ses caractéristiques online particulièrement développées (près de 1000 joueurs en simultanée sur la même partie) en étant un de poids. Réponse en mai prochain.