Mais que fait la police ?

05 mai 2005

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On se demande parfois si les éditeurs n'ont pas un quota de mauvais jeux à satisfaire. Le genre de jeux dont personne ne voudrait acheter en temps normal et auxquels on ne jouera que par accident. Prenez COPS 2170: The Power of Law par exemple. Sur papier, ce jeu de rôle au tour par tour des développeurs de MiST Land aurait pu marcher dans l'ombre d'un Fallout Tactics. Son scénario futuriste à base de cités gigantesques, de police débordée et de nombreuses factions semblait alléchant. Mais sembler n'est pas être, malheureusement pour MiST Land.

Premier choc, les graphismes sont on ne peut plus limités, on oublie les textures précises et variées que l'on pourrait attendre pour représenter une grande ville tandis que les personnages que l'on pourra diriger ne se différencieront parfois que très difficilement. On ne paniquera pas encore devant les bugs nombreux et variés qui parsèment le jeu, même les meilleurs titres y ont droit.

C'est le gameplay qui finira de nous achever, lui qui n'est pas conçu pour un joueur normal, coincé entre une interface plus utilisable au clavier qu'à la souris et des choix surprenants. Le jeu se pratique certes en tour par tour, mais il est impossible de déplacer nos personnages en groupe dans les zones pacifiées, là où le tour par tour ne se justifie pas. D'autant que le pathfinding une fois en combat vire au n'importe quoi, nous interdisant tout simplement l'accès à certains points pourtant dégagés, choisissant presque à la place du joueur la position occupée par vos hommes.

Complétons ce noir tableau avec une ligne de vision complètement absurde, des ennemis qui disparaissent sans raison apparente et des PNJ qui finiront souvent le travail avant même votre arrivée sur place. Vous l'avez compris, COPS 2170: The Power of Law est un titre raté, complètement dépassé par ce qui se fait (et s'est fait) chez la concurrence. On va prier pour que MiST Land se reprenne avant Jagged Alliance 3.