Une démo enneigée pour Axis & Allies
06 oct. 2004

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Atari vient de diffuser la démo de son RTS à venir Axis & Allies, avec au programme des 275Mo de téléchargement deux missions de tutorial et une mission solo de libération de Stalingrad.

Pour faire court, ça promet de très bons moments de jeu, même s'il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil des RTS se déroulant pendant la 2ème guerre mondiale. Nos impressions plus détaillées et quelques screenshots après le lien.

Dès la vidéo d'introduction, ça commence bien. Superposant un général soviétique devant une carte stratégique et des petites troupes en plastique avec des scènes de combat live, on ne peut s'empêcher de sourire lorsque l'on voit le général réfléchir devant l'équilibre des forces en présence : d'un côté les divisions blindées des Allemands, et de l'autre les divisions d'infanterie soviétiques. Il ne peut donc que pousser quelques soldats de plastique rouges vers les chars verts allemands – et là l'action passe en grandeur nature, et rappelle bien quelques scènes de Stalingrad, le film. Retour au génral devant sa carte, qui renverse d'un revers de main les soldats rouges.

En se lançant dans le jeu proprement dit, on ne peut s'empêcher de penser qu'on a déjà vu ça. Les graphismes ressemblent à tellement d'autres jeux du même genre actuel qu'on a limite pas envie d'aller plus loin. Mais c'est sans compter sur quelques concepts novateurs qui aiguisent quand même l'apétit. D'abord, cette emphase énorme du tutorial sur le ravitaillement. Les munitions et le carburant deviennent véritablement le nerf de la guerre, puisqu'on se rend compte qu'une fois la chaine logisitique rompue, lors d'une attaque loin de sa base, nos unités perdent franchement en efficacité.

Il est ainsi possible de larguer des caisses de ravitaillement par avion, de construire des dépôts tout près de la ligne de front, et donc en plus de se devoir penser aux simples stratégies d'extermination de l'ennemi, il faut aussi réfléchir en terme de mobilité des troupes et de support.

L'autre grande concession au réalisme, c'est le moral des troupes : comme dans un wargame sur table, les troupes disposent d'un niveau de moral, et il n'est donc pas rare qu'une unité se mette à battre en retraite sans demander son reste dès que ses pertes atteignent un niveau inquiètant. Ca ouvre une nouvelle dimension stratégique, notamment parce que l'on apprend après quelques expériences malheureuses à faire progresser les chars à l'avant de l'infanterie, que l'on utilise alors de façon beaucoup plus précautionneuse.

A cela s'ajoute quelques traits propres à chaque armée, notamment la possibilité de parachuter des saboteurs derrière les lignes ennemies, ou encore, pour pousser le réalisme un peu plus loin, de motiver les troupes russes par une "poussée de patriotisme" qui leur fait ignorer la peur – on ne peut s'empêcher de penser alors aux mitrailleuses russes pointées vers les soldats russes battant en retraite.

Au final, après la mission de libération de Stalingrad, on a envie de se lancer plus en avant dans le jeu, notamment pour utiliser les croiseurs et autres destroyers que l'on entrevoit dans le tutorial. Une démo aguichante pour un sympathique RTS.

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