Arslan : The Warriors of Legend

16 févr. 2016
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur KOCH Media
  • Développeur Omega Force
  • Sortie initiale 12 février 2016
  • Genres Action, Aventure, Beat'em All

Une adaptation légendaire ?

Arslan : The Warriors of Legend est avant tout une bonne adaptation. Certains lui reprocheront probablement son manque de prise de risque en matière de gameplay, mais il faut avouer que l'univers du dessin animé se prête particulièrement bien à la recette d'Omega Force. Pas forcément très beau et logiquement moins impressionnant que d'autres adaptations d'animés basées sur une mise en scène puissante, Arslan : The Warriors of Legend n'en reste pas moins agréable à parcourir, ce grâce à une narration pour une fois fidèle au matériel d'origine. Tout simplement un très bon jeu.

Il faut dire ce qui est : pas grand monde aurait misé ne serait-ce qu'un centime sur une sortie européenne d'Arslan : The Warriors of Legend. Arrivé il y a quelques mois au Japon, le jeu est tiré d'un dessin animé réussi mais dont le succès commercial est loin des cadors présents sur l'hexagone. Heureusement, le jeu est là. Et c'est tant mieux !

L'histoire

Arslan : The Warriors of Legend est l'adaptation d'un dessin animé lui-même adapté d'une série de romans japonais : The Heroic Legend of Arslan. Celui-ci narre l'histoire d'Arslan, Prince du royaume de Parse. Alors que son père, le roi Andragoras III, mène ses hommes dans une guerre l'opposant au territoire de Lusitania, le timide Arslan doit faire ses preuves sur le champ de bataille. Tandis qu'un guerrier émérite, Daryun, prévient le Roi que Lusitania profite d'un étrange brouillard pour fomenter un piège, le monarque n'en a que faire. Demandant à ses troupes de charger l'ennemi sur ce qu'il pense être une plaine, ses hommes tombent dans un ravin rempli d'huile que le camp adverse s'empresse d'embraser. En première ligne, Arslan se voit dans l'obligation de fuir et tombe alors sur Kharlan, le traître à l'origine de la mort de dizaines de milliers de soldats. Au même moment, Andragoras III sonne la retraite de ses troupes. Mais Kharlan avait tout prévu : tandis que le Roi s'éclipse du champ de bataille, les hommes à la solde du traitre empêchent les soldats de sonner la retraite, laissant l'armée penser qu'Andragoras a fuit comme un lâche...

La première bonne surprise de Arslan : The Warriors of Legend, c'est qu'il reprend fidèlement cette histoire. La narration est faite à l'aide de plans fixes, mais aussi d'extraits plus ou moins animés, le tout étant assez bien mené pour donner l'impression d'une continuité cohérente. Ainsi, la narration est assez fluide et, même s'il est évident que le tout est moins exaltant qu'un bon épisode de série, l'histoire se révèle être plaisante à suivre. Surtout que le jeu ne fait aucune vraie concession scénaristique, vous proposant chaque bataille du dessin animé (y compris quelques duels, ou la présence d'éléphants de guerre). En plus de cela, les musiques sont plutôt réussies et seul le style graphique du jeu (le cel-shading est étonnamment "baveux") tire légèrement l'ambiance vers le bas.

Le jeu prend quelques libertés uniquement lors de la dernière bataille.

Le principe

Comme souvent, Arslan : The Warriors of Legend reprend la recette bien connue des jeux estampillés Omega Force. Ainsi, comme dans Dynasty Warriors et ses spin-off, vous dirigez des personnages opposés à des armées entières. Pas grand chose de neuf en apparence, et il faut se pencher sur le fond du jeu pour trouver les variantes du jeu que nous avons ici.

Bien qu'étrange, le style graphique de Arslan : The Warriors of Legend a au moins le mérite de cacher un peu la misère visuelle inhérente à ces productions. Et en plus d'une narration plus intéressante qu'à l'accoutumé, le jeu profite de quelques subtilités telles que les "zones de charge" : parfois, des zones bleues apparaissent sur le champ de bataille et permettent de prendre le contrôle de troupes entières afin de charger des ennemis ou des positions. Un ajout qui apporte du dynamisme et un peu de démesure aux affrontements.

Plus généralement, Arslan : The Warriors of Legend reprend le gameplay des titres Omega Force. Vous pouvez chevaucher votre monture, frapper, esquiver, exécuter des coups spéciaux, etc. Si le tout s'avère assez classique, le système d'expérience - complété par des cartes trouvables sur les champs de bataille et assignables à vos protagonistes - est assez divertissant pour maintenir un intérêt constant. Dommage néanmoins que la création de cartes soit relativement aléatoire, ce qui ne vous pousse pas vraiment à les fusionner.

Les zones de charge vous permettent de charger à plusieurs pendant un certain laps de temps.

Le multi

Vu qu'il s'agit ici d'un énième spin-off, le premier d'un partenariat qui plus est, il était légitime de douter de la présence d'un mode multijoueur. Pourtant, celui-ci est tout de même présent et vous retrouverez l'habituel mode coop' de la série. Arslan : The Warriors of Legend vous propose ainsi de jouer à deux en ligne. Enfin, niveau contenu, soulignons tout de même la présence de divers bonus tels que des galeries, etc. De quoi réjouir les fans.

Le jeu propose même d'incarner quelques protagonistes relativement anecdotiques.

Pour qui ?

Le paradoxe de Arslan : The Warriors of Legend, c'est que malgré sa narration sympathique, il reste avant tout destiné aux adeptes du dessin animé. N'est pas Naruto : Ultimate Ninja Storm qui veut, et bien que le jeu reste très fidèle au dessin animé, il ne le sublime pas à proprement parler. Quand Naruto permet aux vieux briscards de carrément se passer du manga (grâce à une narration et une mise en scène qui bonifient presque la série), Arslan : The Warriors of Legend fait plutôt office de complément. Mais de complément de luxe.

Comme dans le dessin animé, la plupart des duels sont présents.

L'anecdote

J'aime tester les jeux obscurs et je l'avoue : je ne connaissais pas The Heroic Legend of Arslan avant de jouer au jeu. Ce test a donc été l'occasion pour moi de me pencher sur cette série très réussie, et ainsi de pouvoir me faire une meilleure idée de cette adaptation. Et quelle surprise de voir un jeu aussi fidèle !
Les Plus
  • Un style graphique qui cache assez efficacement la misère habituelle
  • Une vraie fidélité au dessin animé
  • Une narration au top
  • Des personnages nombreux, aux styles variés, et un contenu assez conséquent
  • Les musiques
Les Moins
  • Pour chipoter : il est dommage que le jeu ne propose pas plus de passages d'action dans ses extraits
  • Pas très beau