Yetisports : Paf le pingouin

06 sept. 2005
Testé par sur
Disponible sur
1

Yeti Sports Artic Adventures est somme toute un jeu très moyen, à déconseiller aux férus de la caméra PS2. Malgré le souvenir des longues heures d'inactivité qu'il nous a apporté sur PC, le fait de délaisser la manette ne remplace pas le sentiment de vide qu'il inspire. On aurait préféré attendre un peu mais avoir plusieurs circuits par épreuves, une difficulté accrue et quelques mini-jeux à débloquer.

Le système de pause, qui devrait être repris par tous les jeux Eye-Toy, mérite cependant un bon point. En effet, il suffit d'approcher la main de la caméra. De plus, cela éviterait bon nombre de tricheries dans certains titres.

Ceux qui ont internet au bureau connaissent Yetisports depuis longtemps : c'est à la base un célèbre jeu flash qui consiste à envoyer un pingouin le plus loin possible à l'aide... d'une batte de base-ball. Quelques années, et quelques millions de téléchargements plus tard, le Yeti nous revient décliné en plusieurs mini-jeux adaptés pour la Eye toy. Sports de glisse, ballades aériennes et violence sur animaux sont au programme, mais aurez vous la technique et l'agilité nécessaire pour être le roi de la banquise ?

Pourquoi tant de haine ?

"Oh Yeti, tu descends ?"

Yeti a besoin de se réchauffer, et pour ça, rien de mieux qu'un peu de sport. Et au pays du père Noël, les activités proposées sont nombreuses : Bobsleigh, base-ball, tennis, snowboard, et même vous envoler en incarnant un albatros dans une course ou dans un concours de lâcher de... pingouins.

La prise en main, bien que délicate, se fait en une dizaine de minutes. Le jeu permet de calibrer la Eye toy par rapport à votre arrière plan : fini les loupés lorsque votre pull foncé passe devant une zone sombre, ce qui a pour effet de ne plus prendre en compte la position de vos bras. Vous ne serez pas perdu car les mouvements nécessaires lors des mini-jeux sont illustrés sur les écrans de chargement. Heureusement, car les épreuves sont généralement en deux temps : lancer le pingouin, à la main ou avec un ustensile, donc lever, puis agiter le bras gauche pour gagner en puissance. Ensuite, au moment de lancer l'animal, donnez une grande claque et à vous de piloter le projectile, en planant les bras à l'horizontale, en glissant ou en agitant les bras pour le faire sauter. Bien que les animaux paraissent tous lourdauds, vous devrez jouer tout en finesse et adapter la vitesse de vos mouvements pour les maîtriser. Comme d'habitude sur les jeux utilisant la Eye Toy, les courbatures du lendemain sont de rigueur !

On n'a pas l'impression mais c'est là le plus douloureux pour les épaules

"Mais pourquoi faire ?"

Donc, une fois le jeu pris en main, vous parcourrez aisément les épreuves, n'ayant plus comme choix que de briser et briser encore vos scores. Les concepts, bien que funs, ne sont hélas pas exploités. On regrettera de ne pas pouvoir adapter la durée des épreuves et le manque de terrains. Le mode multi joueurs reprend les activités solos, ce qui n'apporte pas tellement d'intérêt. C'est assez dommage car rien que la course d'albatros est un filon à exploiter. Avec quelques changements de parcours et un challenge un peu plus élevé, le jeu aurait gagné en longévité.

Half-pipe pingouin racing

"On va taper des pingouins !"

Le moteur graphique, bien qu'en 3D pour la première fois des aventures de Yeti, est à environ deux ans de ce qui se fait actuellement, sans être complètement moche non plus. Il manque cruellement de reflets et les textures sont grossières. On déplore même de graves ralentissements dans certains cas, lors d'une collision avec le décor. On pourra toujours dire que la beauté graphique n'est pas ce que l'on recherche dans un jeu pour Eye toy. La bande son est, quant à elle, bien trouvée : elle amuse au premier abord et la musique des menus est très entraînante. Mais les séances in-game sont accompagnées d'un rythme répétitif et d'effets très sommaires.
Les Plus
  • Le concept
  • La mise en pause
  • La musique
  • Calibrer l'arrière plan
Les Moins
  • Le manque de niveau
  • Le manque de difficulté