Inazuma Eleven GO Chrono Stones

08 avr. 2015
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Se démarquer et frapper au but

Inazuma Eleven Go Chrono Stones est assurément un bon épisode. Un constat notamment dû à la trame du jeu qui, bien qu'abracadabrante, permet des situations et décors variés. Côté gameplay, vous retrouvez les bases de la série, mais l'apparition de quelques subtilités et ajustements font la différence. Seul regret : cette mauvaise habitude qu'a prise la série, celle de toujours faciliter votre progression en vous tenant par la main (notamment en vous signalant chaque destination sur la carte). Une progression toujours trop aisée, même si l'aventure demeure particulièrement agréable, voire même divertissante. Vivement la suite !

Moins d'un an après la sortie d'Inazuma Eleven Go, Nintendo et Level-5 continuent de sortir les jeux de la licence à un rythme effréné, sûrement dans l'espoir de rattraper le dernier volet sorti à ce jour (en décembre 2013 au Japon). Cela tombe bien puisqu'Inazuma Eleven Go Chrono Stones est l'avant dernier épisode en date. Allez les gars, on y est presque !

L'histoire

Alors qu'il se rend au collège Raimon, Arion constate une chose pour le moins troublante : le football semble avoir disparu de l'établissement. En effet, ce sport d'ordinaire si populaire semble être passé aux oubliettes, au point que personne ne se souvienne y avoir joué. Après avoir vérifié qu'il en était de même pour toute sa ville, le garçon tombe sur Alpha, un individu mystérieux lui expliquant que le football n'existe plus que par Arion, et qu'il compte bien le faire disparaître à tout jamais. Pour ce faire, Alpha effectue un voyage dans le temps avec Arion, et plus précisément le jour où ce dernier est tombé amoureux du foot. Normalement, cette passion est née lors d'un accident, alors que le collégien a justement été sauvé par un ballon. Cette fois-ci, Alpha empêche le ballon de sauver le jeune garçon, espérant que cela fera disparaître le football à tout jamais. Mais c'était sans compter l'amour d'Arion pour le ballon rond...

Comme il est de coutume avec Inazuma Eleven, vous retrouvez une histoire gentillette mais parfaitement mise en valeur, que ce soit par la qualité des dialogues où la localisation française en tous points exemplaire. 3DS oblige, les cartouches peuvent contenir de nombreuses scènes doublées, ce qui plaira assurément aux plus jeunes et aux fans du dessin animé. Évidemment, la réalisation suit le pas et la 3D met assez logiquement en avant l'aspect spectaculaire, en particulier lors des matchs et des techniques spéciales. Côté rythme, le déroulement des péripéties est toujours aussi plaisant, bien aidé par la diversité des situations et le fait que le jeu tienne toujours autant le joueur par la main. Ce surplus d'assistance a au moins ce mérite.

Sans surprise, sur le plan graphique et sonore, le jeu frappe fort.

Le principe

Inazuma Eleven Go avait introduit les esprit guerriers, autrement dit des invocations semblables à celles présentes dans les RPG. Car oui, Inazuma Eleven est toujours basé sur la même recette : des matchs de foot jouables sur l'écran tactile, et qui intègrent un système d'expérience et de gestion semblable à celui d'un RPG. Bien entendu, Chrono Stones ne change pas fondamentalement les choses mais il ajoute aux invocations la possibilité de porter une armure rappelant inévitablement Saint Seiya, ainsi que le fait de pouvoir fusionner avec des entités ou joueurs un peu comme dans Dragon Ball (pour vulgariser la chose). Tout cela apporte de la subtilité (les stats des joueurs et les attaques varient en fonction des "transformations"), mais surtout du spectacle et du rythme aux parties. De même, l'IA de l'ordinateur semble avoir un peu progressé, les scores fleuves étant bien moindre qu'auparavant - en particulier dans la première moitié du jeu. Globalement, et à force d'avancer avec prudence à chaque épisode, on a enfin l'impression que la série a franchi un cap depuis le premier volet sur DS.

Fusionnez avec des personnalités ou choisissez vous-mêmes des joueurs pour effectuer des Miximas.

Le multi

Côté multijoueur, Chrono Stones ne bouleverse pas sa recette mais fait toujours dans l'efficacité : aux matchs en local (jouables jusqu'à quatre) s'ajoutent les challenges via StreetPass et les habituels échanges de joueurs. Comme il est de coutume sur 3DS, vous pouvez aussi récupérer des items ou joueurs spéciaux en les téléchargeant en temps voulu. Du classique, mais à la fois complet et bien fait.

Hélas, la progression est toujours aussi simple et assistée.

Pour qui ?

Tout dépend de votre expérience avec la licence, mais Inazuma Eleven Go Chrono Stones est un peu l'épisode idéal de ce point de vue. D'un côté, si vous n'avez pas touché à la série depuis un moment, ce volet vous paraitra avoir fait un pas en avant, notamment grâce aux esprits guerriers et autres transformations, ainsi que par l'ajustement de certaines mécaniques de jeu. Paradoxalement, et bien que le jeu soit évidemment destiné aux joueurs ayant joué à Inazuma Eleven Go (en quelque sorte le premier volet de cette nouvelle trilogie), il est également possible de découvrir la licence avec Chrono Stones. Même si vous passerez à côté de certains liens entre les personnages, la trame reste tout à fait compréhensible pour un non-initié.

Vous pouvez retourner dans les lieux et époques déjà visités.

L'anecdote

Bien que Chrono Stones propose une histoire un peu farfelue (une manie avec cette série !), l'aventure reste attrayante en raison de sa thématique temporelle. Il vous faudra par exemple voyager aux époques de Jeanne d'Arc ou de Nobunaga pour constituer l'équipe ultime en fusionnant avec des personnages historiques. Autant dire que le dépaysement est de mise, et que la variété des situations apporte un peu de piment à la franchise.
Les Plus
  • Le combo doublages + musiques + graphismes
  • Une trame qui apporte du dépaysement
  • Des décors et situations variés
  • Les armures et les fusions Miximax
  • Des matchs un peu plus intéressants qu'auparavant
  • Le multi
Les Moins
  • Une histoire quand même farfelue (comme toujours diront certains)
  • Toujours trop facile