Les Sims 4

12 sept. 2014
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Disponible sur
2
  • Éditeur Electronic Arts
  • Développeur Maxis
  • Sortie initiale 4 septembre 2014
  • Genres Gestion, Simulation

Déception relative et tremplin pour extensions

En l'état actuel, Les Sims 4 apparait franchement décevant, en tous cas pour ceux qui en attendent autre chose qu'un simulateur de vie distrayant. Heureusement, les profils psychologiques des personnages sont bien pensés et apportent leur lot de situations amusantes. Bref, il n'y a plus qu'à attendre - avec impatience - les extensions, qui ajouteront, espérons-le, un peu plus de fun et de piment au jeu. Electronic Arts semble avoir développé un titre aux possibilités volontairement limitées afin de mettre en avant les extensions à venir. L'ensemble (avec extensions à venir) représentant tout de même un budget non négligeable, gare à la déception.

Jeu de simulation de vie par excellence, on ne présente plus Les Sims. Le quatrième volet vient de sortir pour la plus grande joie des fans, ou bien pour leur plus grande déception. Malgré des personnages aux profils psychologiques bien développés, il manque à ce nouvel épisode de nombreux éléments qui avaient fait le succès des Sims 3. Bien qu'elle soit toujours distrayante, l'expérience apparaît moins passionnante.

L'histoire

Comme pour les derniers opus de la série, c'est à vous de créer vos sims et d'influer sur leurs vies. Electronic Arts a ici privilégié la dimension psychologique du jeu, en faisant appel à des spécialistes pour rendre les réactions et sentiments des personnages le plus réaliste possible. Les aspirations et traits de chacun ont ainsi une grande importance. Concernant les aspirations, vous aurez le choix entre 10 options (amour, connaissance, créativité, déviance, famille, fortune, nature, nourriture, popularité, sport), chacune pouvant se décliner selon un ou deux axes. Par exemple, si vous choisissez "Amour", votre personnage sera-t-il à la recherche de son âme-soeur ou un romantique en série ? Si vous choisissez "Famille", préfèrera-t-il avoir une descendance qui réussit ou une grande famille ? Du côté des traits, vous aurez le choix entre 31 options : actif, créatif, immature, rat de bibliothèque, déteste les enfants, solitaire, etc. De quoi créer des personnages sur-mesure.

Des graphismes réussis, mais des adolescents impossible à différencier des adultes.

Le principe

Vous l'avez compris, le principe du jeu est simple : créer des personnages et les faire évoluer en faisant en sorte de satisfaire leurs envies, mais aussi leurs obligations professionnelles (gagner de l'argent peut être utile). Le jeu commence avec la création des personnages. Première bonne impression sur les graphismes très réussis, bien que le jeu ne nécessite pas une carte graphique trop puissante. Les avatars sont jolis et ont un physique personnalisable à souhait. En quelques clics de souris, vous pouvez réduire ou augmenter la taille d'un soutien-gorge ou d'un nez, et remonter des pommettes. Gros bémol, par contre : les adultes et adolescents sont quasi impossibles à différencier, ce qui peut provoquer quelques confusions dans le jeu (un indice : si deux personnages ne peuvent avoir d'interactions amoureuses, c'est souvent que l'une d'elle est mineure...).

Après avoir personnalisé vos personnages, vous pouvez choisir l'habitat. Point positif si vous ne souhaitez pas passer quelques heures à jouer les décorateurs : il est possible d'acheter des pièces prédéfinies. Ensuite, reste à choisir en quelques clics un travail. Comme cela avait été annoncé par Electronic Arts, par rapport aux précédents volets de la licence, la place des besoins primaires diminue pour privilégier les aspirations et traits de caractère. Le gameplay est toujours intuitif et le jeu se veut simple et drôle, mais on constate toutefois quelques lenteurs, avec des temps de chargement surprenant, notamment lorsque vos personnages quittent leur humble demeure. L'immersion et les interactions avec le monde extérieur (maisons des voisins, parc, bibliothèque...) n'en sont pas facilitées... Et c'est dommage !

Dommage qu'il y ait une si faible dimension sociale dans le jeu.

Le multi

A part dans Les Sims Social, mini-jeu de Facebook, la licence n'a jamais proposé de mode multijoueur et c'est, à notre humble avis, bien dommage. Dans Les Sims 4, il vous sera simplement possible de partager l'avatar de vos personnages avec vos amis.

Pour qui ?

Les licences Les Sims se destinent clairement aux casual gamers, avec son coté "maison de poupée à jouer". Seul hic : s'il y a eu un véritable fossé entre Les Sims 2 et Les Sims 3 (graphismes, interactions avec le monde extérieur à la maison, aspirations ...), ce n'est pas le cas ici. On est même plutôt dans la démarche inverse : limiter les possibilités pour privilégier l'importance donnée aux personnalités. Il n'y a ainsi plus d'espace ouvert entre les maisons, moins de choix en terme de décoration (suppression des piscines et des motifs personnalisables), etc.

Ceux qui ont apprécié les épisodes intermédiaires de la licence tels que Les Sims Médiéval pourraient apprécier d'avoir une nouvelle version des Sims. Il y a toutefois un gros risque de déception pour ceux qui attendraient un jeu significativement meilleur que Les Sims 3. Le jeu Les Sims 4 est en effet simplement différent de son prédécesseur.

A offrir donc à votre petite cousine, qui trouve qu'elle est trop grande pour jouer à la poupée et à bazardé sa collection de jeux Léa à une brocante. A éviter absolument pour sa grande sœur qui est passée sur World of Warcraft depuis deux ans...

Mention spéciale pour les pensées des Sims qui valent quelques fois le détour.

L'anecdote

Malgré de nombreuses critiques, il faut rendre à César ce qui lui appartient. En l'espèce, la dimension psychologique du jeu est vraiment bien développée, et si vous vous amusez à recréer votre famille et/ou votre couple, vous pourriez bien y voire quelques similitudes avec la vie réelle. Les Sims 4 ont donné ainsi lieu à de nombreux fou-rires. Par exemple, pendant que la femme romantique rêve d'avoir une licorne (au moins en peluche), l'homme à la démarche virile ne rêve que d'un écran plat, objet essentiel à sa survie. Lorsqu'un personnage est content, il a globalement envie d'appeler la terre entière. Le personnage glouton se fait à manger lui-même si ses colocataires ne sont pas de fins cuisiniers. Lorsqu'un personnage se confie, l'autre peut gagner des points de comédie pour l'avoir écouté et soutenu. Bon point pour l'humour, surtout qu'il est possible de laisser vos sims vivre leur vie sans interagir avec.
Les Plus
  • Les graphismes
  • La dimension psychologique très bien développée
  • La possibilité de faire grandir les enfants en un clic
Les Moins
  • Les adolescents ressemblent trop aux jeunes adultes
  • Le manque d'interaction avec le monde extérieur et les temps de chargement, bien trop longs
  • Quelques temps morts dans le jeu (lorsque les sims dorment, vont au travail ...) : pas de possibilité d'avancer dans le temps
  • La diminution des possibilités entre les Sims 3 et 4, qui peut donner un sentiment de régression