Dungeon Siege une troisième fois, mais sur quoi ?

11 juil. 2011
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Dungeon Siege III est un hack’n'slash assez moyen : un gameplay bien développé contrairement au scénario, des dialogues assez mal doublés et de jolis graphismes. Mais surtout, ce que l’on reprochera au jeu et qu’il n’apporte pas grand-chose de nouveau. Trop spécifique et répétitif pour les joueurs occasionnels, et pas assez difficile ou innovant pour les vrais fans du genre. Cela ne nous empêche pas d’attendre avec hâte les hypothétiques DLC...

Dungeon Siege est avant tout le premier opus sorti en 2002 : un environnement en 3D qui a révélé une très bonne surprise des jeux vidéo sur PC et a marqué plus d’un joueur. Le troisième volet était certes moins attendu que Diablo III par les gamers, mais il a eu le mérite de sortir plus tôt. Et surtout, les premiers visuels de ce jeu de rôle d’action donnent vraiment envie : graphismes bien travaillés mais aussi style de jeu comparé à ceux des Diablo like. Dungeon Siege III, l’occasion de vivre un métro – boulot –héros ?

L'intrigue, inspirée de celles d'héroic fantasy, connaît de nombreuses longueurs.

Welcome back dans la légende du royaume d’Ehb

L’histoire commence en l’an de grâce 1924, où vous incarnez un des survivants de la 10ème légion, l'armée Impériale la plus imposante et la mieux entraînée. Rien que cela. Pour la petite histoire, ils ont protégé l’Ehb lors de la Guerre des Légions, mais lorsque le roi fut assassiné, ils furent accusés. Jane Kassynder, qui gouverne la majorité du pays, est votre pire ennemie : elle essaye de détruire votre légion depuis lors. Elle y arrive d’ailleurs plutôt bien puisque seul une poignée de vos frères d’armes a survécut. Mais évidemment, vous décidez de prendre les choses en main. C’est ainsi qu’après une énième attaque, vous décidez, avec d’autres survivants de la légion, d’agir contre Jeyne et de l’affronter. Ce jeu étant un hack’n'slash, pour se faire vous devrez certes parler aux habitants et traverser des forêts, mais aussi et surtout taper fort contre les ennemis.

L’histoire n’est pas des plus originales et le scénario ne présente pas particulièrement de rebondissements au fil du jeu. Dungeon Siege III ne vaudra ainsi jamais un bon livre d’heroic fantasy. D’un autre côté, ce n’est pas ce que l’on peut attendre de ce type de jeu. Robin Hoob ne sera très probablement jamais scénariste pour le développeur Square Enix, et il n’y a aucune surprise ici.

Anjali est une archonte, une légende vivante. Mais surtout un personnage intéressant à jouer puisque capable de se transformer en feu.

Quatre classes de personnages. Mais y-en-a-t-il un seul qui l’ait, la classe ?

Avant de commencer le jeu, vous avez le choix entre quatre classes de personnage, ce qui est assez faible pour ce genre de jeu. Beaucoup parlent déjà de l’arrivée de deux classes ou plus dans un ou plusieurs futurs DLC, mais rien d’officiel n’a encore été annoncé sur le sujet. En attendant, vous avez donc le choix entre Anjali, amazone qui peut se transformer en torche et tout faire bruler ; Reinhart le mage ; Katarina, une sorcière armée de pistolets (?!) et enfin Lucas, gardien rarement subtil dans sa manière de manier l’épée. Comme dans beaucoup de jeux du type, vous ne pouvez pas changer de personnage principal en cours d'aventure et c’est bien dommage. Par contre, vous serez rapidement secondé par un deuxième personnage. C'est regrettable que le personnage le plus esthétique, alias Katarina, soit aussi le plus difficile à manier. Par contre, petit coup de cœur pour Lucas, qui sert très bien de bouclier humain quand il seconde un autre personnage.

Par "hack’n'slash" comprendre : jeu pas toujours très subtil...

Un couloir ? Quel couloir ?

N’espérez pas visiter le monde dans Dungeon Siege III car vous êtes dans un immense couloir où arrive des hordes de monstres. En même temps, cela tombe assez bien car le réel but du jeu est le combat. Vous serez ainsi un bersecker, guerrier violent, récupérant beaucoup de loots, et donc d’armes et de boosters pour votre personnage. A vous de choisir si vous préférerez perfectionner leurs techniques offensives ou défensives. Seul bémol : les arbres de compétence seront compréhensibles par les afficionados du genre en question uniquement. Petit plus : plus une compétence est utilisée (exemple : le soin), plus vous la maîtrisez pour recevoir à la fin un pouvoir supplémentaire.

Au niveau du gameplay, Dungeon Siege III est plutôt une réussite. Et si à un moment vous vous sentez aussi perdu que dans le labyrinthe d’Alice au Pays des Merveilles, les développeurs ont pensé à vous : une simple poussé sur la flèche directionnelle vers le haut et il suffit, tel le Petit Poucet de suivre les pierres jaunes. Cela permet d’éviter les frustrations et aussi de pouvoir couper sans scrupules les dialogues pas vraiment intéressants et surtout très mal doublés dans la version française : les brigands avec un accent Russe sont tellement navrants qu’ils n’arrivent pas à être drôles, même au 36ème degré.

Très vite, vous serez secondé. Soit par l'ordinateur, soit en découvrant le mode multi-joueur.

A 2 c’est bien, à 4 c’est mieux

Dungeon Siege III a le gros avantage d’avoir un mode multi-joueur. L’occasion de voir que si à deux, le jeu reste aisé, à quatre, la visibilité est tellement mauvaise que cela devient n’importe quoi. Heureusement que vous pouvez jouer à deux sur le même canapé. Mais le mode multi-joueur a aussi été l’occasion pour nous d’avoir les avis d’un panel de joueur. Et là, malheureusement, c’est un peu le drame. Pour les joueurs occasionnels, Dungeon Siege III est un chouïa difficile à prendre en main – c’est quand même un style de jeu particulier – et surtout un peu trop mono-action : entre les dialogues mal doublés et les scènes d’actions un peu brutales, clairement, il faut mieux être un fan du genre. Pour ces derniers justement, Dungeon Siege III risque de manquer de challenge : le jeu est assez facile pour peu que l’on ait choisi le bon personnage, connaît des longueurs ; et finalement la comparaison avec Diablo enfonce le clou. Ce n’est donc pas le jeu du siècle ni de l’année, et on le conseillera plutôt aux fans du genre.
Les Plus
  • Il est impossible de se perdre dans le jeu : les chemins indiqués évitent quelques minutes de frustration / énervement
  • Les nombreux loots
  • Le mode multi-joueur, bien réussi
Les Moins
  • Les dialogues et pire, leur doublage
  • Le faible nombre de personnages et le fait de ne pas pouvoir en changer en cours de jeu
  • Que ce ne soit pas le meilleur jeu de la catégorie