One Piece : Pirate Warriors 2

16 sept. 2013
Testé par DarkFramboisier sur
Disponible sur
3

Épileptiques s'abstenir

S'adressant surtout aux fans de la série, et à ceux ayant terminé le titre précédent, One Piece : Pirate Warriors 2 affiche tout de même un capital sympathie et une solide durée de vie. Si l'ensemble de la réalisation n'est qu'honnête - déjà pas si mal pour un jeu à licence me direz-vous - vous pouvez passer des heures agréables à latter du badaud dans un jeu qui reprend les principes du "musô" au pied de la lettre. Vous êtes averti, vous savez dans quoi vous vous engagez avec ce jeu.

Dans la tradition des Dynasty Warriors et de son prédécesseur, One Piece : Pirate Warriors 2 nous propose un beat'em all d'un genre particulier, un peu en dehors des clous concernant le respect de l'histoire de la série, mais qui en conserve l'ambiance survoltée, épique, très chargée... Trop chargée ?

Un beat-em all surexcité vous attend

L'histoire

One Piece : Pirate Warriors 2 part sur un postulat risqué mais logique: reprendre une trame nouvelle, parallèle à la série, qui était bien plus suivie et respectée dans le premier opus, One Piece : Pirate Warriors. Si ce dernier se voulait très fidèle à la série, cette suite vous met dans le bain directement, et présuppose que vous connaissez déjà l'histoire, l'univers et ses personnages, sans doute pour proposer aux vétérans du premier d'éviter la redite. Une trame originale donc, faite de rebondissement que je ne pourrai malheureusement pas vous résumer vu que de mon point de vue de néophyte espérant découvrir cette œuvre avec ce titre, je n'y ai vu qu'une pléthore de personnage s'agiter dans tous les sens dans un ensemble survolté, assez difficile à suivre. Une chose est sûre, la narration des péripéties est faite sur un mode de dialogue avec des personnages fixes mis en surbrillance qui manque un peu d'ambition.

Collectionnez les personnages et alliés qui sont pléthore!

Le principe

One Piece : Pirate Warriors 2 suit la recette des Dynasty Warriors à la lettre: vous contrôlez un personnage sur une carte affichée en haut de l'écran, et le but sera de poutrer des légions entières d'ennemis, arrivant sans relâche par centaines, et dégageant également par centaines, pour accéder à des lieutenants qui sont les vrais ennemis a battre (les autres ne sont que piétaille et contretemps). En battant ces lieutenants, vous prendrez possession d'une partie de la carte, et progresserez ainsi selon les ordres de missions. La partie intéressante de ce titre est que les objectifs de missions sont constamment redéfinis au cours de votre progression: les alliés deviennent des ennemis, et vice et versa, un tiers parti vient changer la donne et provoque des alliances imprévues... Le tout est très vivant et réactif. Le combat lui-même se base sur l'accumulation de barres qui permettent de lancer des attaques dévastatrices qui vous montez en frappant le menu-fretin, toujours sur-abondant, vous avez l'occasion de faire quelques esquives et de faire intervenir un autre personnage pour des attaques alternées sur un temps limité. Chaque mission peut être refaite avec un système de pièces vous donnant des bonus, un peu comme de l'expérience, et surtout offre jusqu'à 36 personnages différents, de quoi ravir les fans du manga.

Les commandants sont les cibles prioritaires des affontements

Le multi

Le jeu propose deux modes de jeu en multi. Tout d'abord un mode local en écran splitté qui n'est pas forcément fabuleux, du à des mouvements de caméras pas toujours du meilleur goût, et une lisibilité générale fatalement grossière et brouillonne vu le style du jeu. Cela fait beaucoup de chose à l'écran et les épileptiques vont avoir matière à faire des crises. Il y a par contre un plus sympathique mode d'intervention online, qui permet à un joueur d'en rejoindre un autre dans sa mission, plus adapté au système de jeu.

La partie scénario est un peu baclée et obsolète

Pour qui ?

Vu le parti pris au niveau de la prise en main du jeu, on se doute qu'il s'adresse à un public bien ciblé: les fans du manga, et surtout ceux qui ont déjà complété le premier opus, sinon la trame et les relations entre les personnages vous seront d'une opacité telle qu'elle m'inspire cette métaphore envolée: demandez à un indien de réserve québecois sous THC de comprendre les tenants et les aboutissants d'une pièce de théâtre kabuki sous-titrée en cyrillique et dont les acteurs seraient défoncés au speed et à l'hélium. Car en plus de dériver d'une histoire semble-t-il déjà fournie, One Piece : Pirate Warriors 2 part mais vraiment dans tous les sens, rendant le tout impossible à suivre pour le néophyte. Ce dernier se retrouve alors avec un beat-em all somme toute sympathique, à la réalisation honnête, sans plus, aux possibilités tactiques moyennes, bref un produit correct mais sans zèle.

L'esprit de l'animé est très bien respecté

L'anecdote

Je me suis retrouvé désemparé dans le décalage entre la présentation du jeu et le début de la narration, car je comptais un peu sur ce titre pour me faire découvrir un univers dont j'avais finalement entendu pas mal de bien. L'intro pose assez bien une ambiance délirante et survoltée, et je m’apprêtais à rentrer avec un certain plaisir dans ma première mission. Et la, patatra, des personnages parlent dans tous les sens, le tout semble déjà assez avancé, aucune présentation de ces derniers qui semblent déjà tous bien se connaître, le premier méchant qui vous rencontrez devient votre allié, tous vos alliés - sauf la fille aux impressionnants coussins pneumatiques - se retournent contre vous, et me voila déjà poussé dans mes retranchements pour comprendre un peu tout ce qui se passe à l'écran. Un grand moment WTF? qui sera réitéré à chaque mission, mais qui me laisse tout de même cette agréable impression: j'ai bien envie de découvrir l'univers de One Piece.
Les Plus
  • Les fans de la série apprécieront...
  • 36 personnages jouables...
  • Des missions pleines de rebondissements
  • Ambiance survoltées
Les Moins
  • ...Mais les novices n'auront aucune présentation de l'univers
  • ...Mais un gameplay peu varié et répétitif à souhait
  • Techniquement sans plus