Castlevania : Mirror of Fate brille partiellement, entre passé et présent

29 mars 2013
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Konami
  • Développeur Mercury Steam
  • Sortie initiale 8 mars 2013
  • Genres Action, Aventure

Castlevania : Mirror of Fate est un bon jeu. Bien que pâtissant d'un background sous-exploité et d'une mise en scène décevante, le titre reste agréable à parcourir et prodigue quelques excellents moments (les combats contre les boss sont un régal). Un jeu qui mise tout sur son level design et l'aspect ludique, mais qui remplit plutôt bien son contrat.

Castlevania : Mirror of Fate est un jeu bâtard, se situant à mi-chemin entre les origine 2D de la série et le récent (et non moins excellent) Lords of Shadow. Episode 3DS censé faire patienter avant le très attendu Lords of Shadow 2, ce Mirror of Fate remplit son contrat sans briller complètement. Explications.

Lorsqu'ils sont sonnés, il est possible de saisir les adversaires pour en finir avec eux.

Un premier contact décevant

Pas la peine de tergiverser : Mirror of Fate déçoit un peu, notamment au regard de son background. Le jeu vous place dans la peau de Simon Belmont, arrière-petit-fils de Gabriel Belmont (le héros de Lords of Shadow). La dulcinée de ce dernier lui avait cachée la naissance d'une progéniture quelques mois avant son périple, un enfant mis en lieu sûr par une confrérie et dont découle l'une des figures du Castlevania que nous avons ici. "L'une des figures" car le petit fils de Gabriel n'est pas le seul héros que vous contrôlez. A dire vrai, ces derniers sont au nombre de trois. A Simon s'ajoute Alucard (célèbre héros de Symphony of the Night) ainsi que Trevor Belmont (Castlevania III). Si l'idée est bonne, surtout compte tenu du titre du jeu évoquant la notion de destinée inhérente à la série, l'exploitation des personnages laisse quelque peu à désirer. Sur le plan scénaristique d'abord, le jeu pâtissant d'une trame convenue ainsi que d'une mise en scène presque inexistante. En fait, Mirror of Fate mise tout sur le ludisme, comme la plupart des épisodes 2D de Castlevania, et cela se voit. Entre l'histoire sans réels enjeux dramatiques et les scènes cinématiques soufflant le chaud (contre les boss) et le froid (celles en cel-shading), il est compliqué de se laisser transporter par ce Castlevania. Un parti pris dommageable quand on sait que Mirror of Fate se targue faire la transition entre deux opus de salon à la mise en scène puissante.

Les combats contre les boss sont réellement palpitants.

Un jeu solide mais aux partis pris parfois douteux

Côté gameplay, commençons par préciser que celui-ci ne change que très peu en fonction des personnages. La seule différence se situe dans les pouvoirs dont ils disposent. Un choix discutable selon certains, mais qui a son avantage sur le plan ludique : les combos et l'expérience acquis sont conservés d'un personnage à l'autre. Pour le reste, nous sommes en terrain connu, avec un level design solide et des compétences obtenues au fil des affrontements et de notre progression. Qu'il s'agisse d'utiliser leur grappin, de rebondir sur les murs, de s'aimanter à des rails ou de déployer leurs ailes pour planer, les héros s'adaptent ingénieusement au château qu'ils parcourent. Une forteresse plutôt grande et donc assez longue à parcourir (une douzaine d'heures). Ce que l'on regrette un peu plus, c'est la non-utilisation de la 3D à des fins de gameplay. Mirror of Fate se jouant en scrolling 2D, à la manière des autres épisodes mobiles, difficile de trouver un quelconque intérêt au relief, si ce n'est peut-être d'accroître la démesure des environnements et la mise en scène de certaines séquences. Les cinématiques contre les boss restent efficaces mais sont hélas gangrenées par des actions contextuelles à l'inutilité crasse. On aurait donc peut-être préféré plus d'audace en matière de technique et de design, quitte à rester sur de la 2D. Heureusement que les musiques, toutes excellentes, parviennent à nous faire voyager dans l'univers de Dracula.
Les Plus
  • Les combats contre les boss
  • Un gameplay quand même solide
  • Des musiques excellentes
  • Une durée de vie plutôt honnête
Les Moins
  • Une esthétique décevante (mon Dieu le pseudo cel-shading)
  • Une 3D futile
  • Un jeu qui manque globalement d'ambition