Bonne trajectoire pour F1 2012

01 nov. 2012
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Que demander de plus à cette version un poil plus détaillée graphiquement que son prédécesseur. Elle offre une qualité de conduite irréprochable et les bruitages ne sont pas en reste : pour preuve vous détectez à l'oreille un lancement de DRS ou le petit crissement de pneu indiquant votre décrochage prochain. Les adversaires sont à la hauteur, ils n'hésitent pas à attaquer dès que possible et ne suivent pas bêtement une trajectoire pré-établie. Que lui reprocher si ce n'est parfois une chute de framerate ? Certainement le fait que les dégâts ne sont eux pas vraiment respectueux de la vérité : il vous faudra y aller très franchement pour abîmer votre voiture. Cela donne l'impression d'un jeu d'arcade alors qu'il n'en n'est rien : les réglages et les aides au pilotages sont très nombreux, de quoi donc contenter tous les publics qui se retrouveront dans la partie multijoueur à conseiller pour ceux qui ont une ligne irréprochable.

Les saisons de Formule 1 se suivent et peuvent de loin se ressembler. Du moins pour le néophyte car le passionné ne s'y trompe pas : les légères modifications du règlement change la donne et relancent complètement le débat pour l'année en cours. Il en est de même pour les adaptations vidéoludiques. Ainsi, F1 2012 pourrait ne pas remplacer son prédécesseur pour si peu d'écart. Mais un rendu tellement réaliste et la promesse d'une nouvelle saison riche ne peuvent qu'intriguer.

La vue "derrière le casque" est idéale pour débuter.

De l'apprentissage à la maîtrise

Afin de maîtriser les bolides, vous débutez l'aventure par un stage destiné aux jeunes pilotes. Dans une succession d'épreuves et de visionnage de vidéos d'apprentissage vous confirmez votre conduite et prenez connaissance des nouveautés du millésime. Ainsi des ateliers "virages à la corde", "distances de freinage" ou "différences de comportement sur sols secs ou mouillés" vous permettent d'appréhender les nombreux styles de jeux que nous allons voir ensuite. Durant cette période d'enseignement, vous sont également présentés les KERS et DRS. Le premier donne un surplus de 80CV à votre moteur durant 7 secondes pour chaque tour. L'utilisation de cet atout vous promet de bons duels en sortie de ligne droite, de plus l'IA le déclenche souvent intelligemment. Le DRS, quant à lui, est un aileron qui pivote et ne peut être activé que sur certaines portions de circuit à condition que vous soyez à moins d'une seconde de votre adversaire. Cette action vous fait gagner en vitesse mais vous fait perdre aussi beaucoup d'adhérence donc son utilisation doit être parcimonieuse et surtout en ligne droite. Quoiqu'il en soit vous démarrez votre carrière une fois ces tests validés, à vous alors de choisir son orientation.

Il y a de nettes différences de puissance entre les voitures des différentes écuries.

Pour tous les niveaux

Vous disposez d'une messagerie, d'où vous consultez vos objectifs et les propositions d'évolution qui vous sont faîtes ; à vous alors de choisir celles et ceux qui vous semblent bénéfiques. Gardez à l'esprit de ne pas mettre la barre trop haut car cela peut avoir des effets dévastateurs, un simple "Défi saison" vous le prouve. Il s'agit d'un mode "carrière" allégé où il vous faut accepter des défis afin de progresser : par exemple pourrez-vous vous placer devant votre coéquipier d'écurie en 3 tours ? Si vous acceptez le défi ne le manquez pas et n'espérez pas tromper les commissaires de course. Toutes les règles sont strictement respectées : cognez un adversaire et vous obtenez 10 secondes de pénalités. Autant rentrer au paddock. Si vous doublez pendant un drapeau jaune vous avez la possibilité, pendant quelques secondes seulement, de rendre cette place. Cet aspect du jeu est rigoureusement identique à ce que vous pouvez voir durant la saison complète. Si vous optez pour ce mode notez également le respect de la réalité des pilotes : chaque week-end est composé de qualifications, de périodes de réglages, puis de la course où il vous faut gérer vos arrêts. De plus, tous les aspects techniques peuvent être gérés par un ingénieur, ou pour les plus pointilleux à la main. Il n'y a pas de doute : il s'agit bien d'une simulation dans son sens strict.

Gérez votre visibilité en vue "cockpit" mais surtout vos sorties de courbes.

Dur mais réaliste

Pour l'aspect plus relâché de la conduite façon "arcade" vous disposez du mode scénario qui vous place en diverses situations de course toutes plus délicates les unes que les autres. La partie du jeu "Banc d'essai" vous permet d'accéder à d'autres défis relevant cette fois de la prouesse de pilotage comme remonter 10 places en un tour. Venons en maintenant à l'essence même d'un jeu de F1 : sa conduite. Un premier point très remarquable est à noter : la légèreté du moteur graphique qui permet de vivre au mieux l'accélération des bolides, bien qu'il lui arrive de souffrir parfois. En effet, sur PS3 notamment, vous assistez à une chute du framerate dans les conditions extrêmes comme un départ de course sous la pluie, mais sans aller jusqu'à avoir des saccades. Néanmoins, chaque accélération est un plaisir intense assisté d'un bruit de moteur irréprochable. Les bolides se comportent au mieux et les plus férus apprécieront la conduite sans aide tandis que les amateurs d'arcade laisseront le freinage automatique en place pour se concentrer sur les tangentes et les dépassements à l'aspiration. La gestion de la météo est très poussée, allant du beau temps à l'orage complet en passant par des averses légères qui n'humidifieront que certaines portions de circuit... A vous de faire attention.
Les Plus
  • Beaucoup de défis, cela permet de lancer le jeu pour de petites parties
  • Les week-ends de course sont très immersifs
  • Des réglages nombreux qui peuvent être gérés automatiquement
  • De pures sensations de conduite
  • Une météo qui change la donne en permanence
  • Une ambiance sonore parfaite
Les Moins
  • Parfois de légers ralentissements
  • Le multijoueur nécessite une ligne irréprochable