Lumines Electronic Symphony illumine votre PS Vita

27 févr. 2012
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Ubisoft
  • Développeur Ubisoft
  • Sortie initiale 22 février 2012
  • Genre Réflexion

Même s'il n'est plus produit par Tetsuya Mizuguchi, Lumines Electronic Symphony n'en demeure pas moins excellent. Le concept de base a évolué d'un iota via les caractéristiques spéciales des avatars. A travers une longue bande son onirique et un éclaboussement visuel permanent, le jeu réussi à vous tenir en haleine durant de longues sessions, et ce malgré l'absence d'un mode en ligne.

L'addiction vidéoludique, la vraie, Tetsuya Mizuguchi l'a clairement créée en incorporant des mécaniques de gameplay propres au shoot them up et puzzle game dans des jeux musicaux. De Rez HD à Space Channel 5 : Part 2, jusqu'à l'ovni Child of Eden, le fondateur de Q Entertainment n'a eu cesse de prouver qu'il était possible de faire des jeux vidéo aux concepts simples vite grisants. Véritable surprise sur PSP en 2004, Lumines revient sur PS Vita pour affiner un line up de lancement déjà bien aguicheur. Verdict.

Chacun des morceaux est jouable séparément via une playlist une fois débloqué.

Un jeu fait de briques et de blocs

Un feu d'artifice aussi lumineux que sonore. Des cubes de couleurs qui tombent. Le devoir de les regrouper pour former des carrés ou des rectangles les plus gros possible. Un morceau comme ligne directrice et un scan vidant l'écran en fonction de vos regroupements colorés qui passe tous les quatre temps. Il n'en fallait pas plus pour obtenir un jeu diaboliquement prenant. Le dilemme est le suivant : vider le plus rapidement possible ses blocs ou les agencer pour tenter de scorer en en éliminant davantage plus tard ? Savoir où s'arrêter dans son organisation de l'espace est, comme dans Tetris, primordial. Comme dans le chef d'œuvre d'Alexei Pajitnov, le nombre de cubes différents s'élève au nombre de six, et apprendre à bien gérer la chute et l'emplacement de chacun d'entre eux demeure vital.

Changer d'avatar permet de varier un peu le gameplay.

140 BPM

Si elle se montre moins accrocheuse aux premiers abords que celle de Lumines 2, la bande son délivre au fil du temps son lot de morceaux cultes tels Hey Hey Girl de The Chemical Brothers et Kelly Watch The Stars de Air. Entre les titres sous licence et les compositions originales, plus de 40 skins ou habillages visuels et sonores sont compris dans le jeu. Quant au gameplay, il a subi une petite modification affinant la façon de jouer. En effet, votre avatar possède désormais une caractéristique unique comme l'arrêt du temps pendant un cours moment ou la possibilité de faire tomber trois blocs unis d'affilée. Voilà donc une manière sympathique de personnaliser votre approche de jeu, et de quoi faire la crapule dans le mode duel. PS Vita oblige, le pavé tactile au dos de la console permet de charger plus rapidement votre jauge bonus.

Le mode expert comprend 5 niveaux qui se débloquent une fois un certain nombre de cubes détruits.

Lumines XP

Les fonctionnalités en ligne sont malheureusement très minimes. En effet, il est impossible de prendre votre PS Vita pour affronter un joueur à l'autre bout du globe. Et pour défier un ami, il vous faudra deux copies du titre. Pas de partage de jeu au programme donc, du moins pour le moment. L'unique aspect communautaire de ce Lumines se résume au mode Bloc Mondial. En deux mots, vos blocs détruits en cours de jeu s'ajoutent à une destruction à l'échelle planétaire ; l'objectif étant de faire disparaître deux millions de cubes par jour. Sympa sans être renversant, ce mode permet, comme les autres d'ailleurs, de débloquer de nouveaux avatars et skins tout en augmentant ses points d'expérience. A noter que la progression est moins ardue qu'avant. Vous pouvez désormais reprendre au morceau en cours après un échec, le score revenant à zéro évidemment.
Les Plus
  • Un concept toujours aussi efficace
  • Le gameplay affiné
  • Les nombreux morceaux de la bande son
  • Un bon compromis en terme de difficulté
Les Moins
  • Pas de multijoueur en ligne
  • Un concept déjà amorti vendu au prix fort