WRC 2 frôle la sortie de route

02 nov. 2011
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Malgré le succès de DiRT 3, le titre de Codemasters ne bénéficie pas de la licence officiel WRC. L'occasion pour le jeu que nous avons ici de se démarquer du concurrent phare du marché. Mais en dehors de son nom, WRC 2 est-il à même d'attirer les foules ? C'est ce que nous allons découvrir.

Les types de tracé varient, sans réelle incidence sur la conduite.

Une technique des plus vilaines

Sur le plan technique, WRC 2 nous fait presque la totale... mais à l'envers. Comprendre par là que le jeu n'a absolument rien d'engageant. Textures manquant de définition, tearing, clipping, aliasing à gogo : WRC 2 ne nous épargne rien. Un constat aussi bien valable pour les environnements que pour la modélisation des véhicules tout bonnement déplorable. Si l'aspect visuel du titre est bâclé, la faute à une licence WRC coûtant probablement un bras, les sensations en terme de conduite ne sont pas fameuses non plus. Assez lents, les bolides se manient aisément mais aucune maîtrise particulière n'est réellement nécessaire, qu'il s'agisse de la gestion des dérapages ou autre. Même les différents types de surface peinent à amener de la diversité en matière de conduite. Pourtant, il serait injuste de voir dans ce manque de réalisme un côté vraiment rédhibitoire, surtout lorsque l'on regarde DiRT 3, sa conduite simpliste et ses tracés en lignes droites. Ce qui fait un peu tâche en revanche, c'est la gestion des collisions en vue intérieur, celles-ci paraissant quelque peu aléatoires en raison d'une caméra étrangement placée.

Le mode Carrière permet de gérer les sponsors.

Mais un joli contenu

Malgré la technique en demi-teinte et le manque de sensations prodiguées, WRC 2 évite le crash frontal grâce à son mode Carrière. Particulièrement complet, celui-ci prend en compte de nombreux paramètres : sponsors, staff, réputation, recherche et développement, gestion des dégâts entre deux spéciales, personnalisation, etc. Bien que la gestion de ces éléments ne soit pas des plus réalistes, leur exhaustivité donne au jeu un côté assez addictif bien plus plaisant que chez la concurrence d'ailleurs. Du coup, on ne s'étonne pas non plus de la durée de vie conséquente du titre et qui vous demandera de très nombreuses heures de jeu pour en voir le bout. Cela sera aussi l'occasion pour vous de glaner des bolides, une trentaine répartis en neuf catégories, tout cela au fil des 78 spéciales que compte le jeu. En somme, WRC 2 semble donc se sauver grâce à son contenu. A noter qu'un mode multijoueur en ligne est de la partie, même si on se doute que sa popularité n'est pas la même que celle des rivaux déjà présents sur le marché.
Les Plus
  • Un mode Carrière plutôt complet
  • Pas mal de contenu
  • Un côté addictif uniquement lié à la progression
Les Moins
  • C'est très moche
  • Une conduite qui ne procure pas vraiment de plaisir
  • Quelques détails étranges, comme la gestion de collisions en vue interne
  • Ambiance limitée au strict minimum
Résultat

Malgré ses grosses tares, WRC 2 n'est pas la honte de l'année. Alors que les graphismes et sensations demeurent assez largement à la traîne, le titre prouve qu'un système de progression réussi peut faire oublier bien des misères. Plutôt complet, le mode Carrière se laisse ainsi parcourir sans rechigner tandis que l'achat de véhicules vous occupera de longues heures. De très longues heures même, puisque le jeu profite également d'une belle durée de vie. Loin d'être un indispensable et pas forcément conseillé non plus, ce titre officiel n'est pas pour autant la chose la plus exécrable du monde vidéoludique.