Yars' Revenge rate quelque peu son retour sur XLA

20 avr. 2011
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Le plus gros souci de Yars' Revenge, c'est sûrement son nom. Jeu culte de l'Atari 2600, Yars' Revenge devient en cette année 2011 un shoot qui, s'il n'est pas mauvais en soi, demeure terriblement banal. Pourtant, le tout se laisse jouer et l'aventure reste relativement plaisante. On regrette vraiment que l'emballage ne suive pas, ainsi que le faible nombre d'environnements. En espérant qu'une éventuelle suite corrigera les trop nombreux défauts de ce titre qui convaincra seulement les joueurs en manque ou ceux qui veulent passer le temps sans se prendre la tête, d'autant plus que la concurrence est rude sur le Xbox Live Arcade.

Sorti il y a 30 ans, Yars' Revenge a fait les beaux jours de l'Atari 2600. Vous mettant dans la peau d'un simili-insecte, le jeu vous demandait de percer la défense adverse pour détruire des cannons appartenant aux Qotiles. De ce titre, cette version Xbox Live Arcade ne semble pas en avoir gardé grand chose. Est-ce une raison suffisante pour le bouder ? Lisez donc ces quelques lignes.

La direction artistique est sympathique.

Un début inquiétant

La chose la plus ridicule de ce Yars' Revenge, c'est sans conteste son emballage, comprendre par là tout ce qui entoure le jeu à proprement parler, à commencer par le scénario. Celui-ci vous conte l'histoire d'une Yar, une humanoïde revancharde qui comme ses congénères s'est faite retourner le cerveau par les Qotiles. Pas grand chose à voir avec le jeu d'origine donc, si ce n'est quelques références deci delà. Le problème n'est pas le scénario en soi, anecdotique comme pour bon nombre de shoot'em up et rail shooter, mais plutôt le fait que celui-ci ne soit absolument pas mis en valeur, se résumant à des images fixes au texte aussi rapide qu'illisible. Encore plus ennuyeux, le fait que les dialogues ne soient pas parlés, vous obligeant à faire l'impasse sur l'histoire étant donné que ceux-ci interviennent quand l'action "bat son plein". Typiquement le genre de détails qui laisse augurer du pire. Pourtant, la direction artistique typée manga (vive les robots à la Ghost in the Shell) est assez sympathique, même si Yars' Revenge n'est pas véritablement beau. En effet, si les développeurs n'avaient pas eu la bonne idée de passer un coup de cel-shading sur les textures, nul doute que l'impression aurait été mauvaise. Un subterfuge finalement aussi grossier qu'efficace, et qui limite donc un tant soit peu la casse.

Bien évidemment, Yars' Revenge y va de son lot de méchants boss.

Mais le jeu, il donne quoi ?

C'est relativement sympa, même si ça n'a pas grand chose à voir avec ce jeu légendaire qu'est Yars' Revenge. Vous vous retrouvez ici dans un shoot sur rail, un peu à l'instar d'un Sin and Punishment, le dynamisme en moins. Car Yars' Revenge est plutôt mou et facile. Bien que les possibilités soient assez nombreuses, la configuration des touches est assez étrange. Vous déplacez Yars avec le stick gauche tandis que le stick droit sert à viser. Les gâchettes, pour leur part, servent à tirer des missiles et effectuer des esquives. Reste alors les touches habituelles de la manette, permettant d'utiliser des power up récoltés en venant à bout des ennemis. Détruire les projectiles adverses, exterminer les ennemis présents à l'écran, augmenter la puissance de tir ou activer un bouclier régénérant (mais vous empêchant de tirer) : autant de capacités utiles et qui évitent tant bien que mal l'ennui. Une sensation de mollesse due en partie à la facilité du titre et à sa bande son quasiment inexistante. Assurément, nous sommes loin de l'ambiance des ténors du genre. Heureusement, des défis corsant le challenge sont présents. Au niveau bonus, notez la présence d'une gallerie d'artworks, vraiment sympathique, ainsi que celle du comic book sorti à l'époque du jeu d'origine. Un comic qui, une fois de plus, témoigne d'un manque de finition certain, celui-ci étant difficilement lisible. Enfin, le jeu dispose aussi d'un mode coopération vous permettant de jouer à deux joueurs en local sur le même écran. Sympa pour gonfler une durée de vie qui en avait tout de même besoin : incluant six stages (chiffre habituel pour le genre), Yars' Revenge ne compte cependant que trois environnements.
Les Plus
  • Ça se laisse jouer
  • Système de power up sympathique
  • De jolies artworks
  • Du multi en local
  • Les modes défis
Les Moins
  • Yars' Revenge, ça ?
  • L'absence de voix digitales
  • L'emballage
  • Seulement trois environnements
  • Pas de multi en ligne