Fight Night Champion porte bien son nom

16 mars 2011
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Comme son changement de nom pouvait le laisser entendre, Fight Night Champion se démarque clairement de ses prédécesseurs. Plus sombre et bénéficiant d'un vrai mode solo, le dernier bébé d'EA Canada justifie pleinement son existence. Toujours porté sur la simulation, le gameplay gagne toutefois en souplesse et le jeu est un peu plus accessible. D'ailleurs, le mode Champion va dans ce sens, la progression au sein de celui-ci faisant fortement penser à un tutorial classieux. Si à cela on ajoute les atouts habituels de la série, à savoir une réalisation à couper le souffle et un contenu plus que conséquent, on en vient à dire que Fight Night Champion est le dernier volet d'une franchise décidément intouchable. Dès lors, pas étonnant que la concurrence soit inexistante.

Après un Fight Night Round 4 qui est parvenu à se hisser au sommet du jeu de boxe en 2009, voici arrivé son successeur, le bien nommé Fight Night Champion. Bénéficiant de deux années de développement, ce nouveau volet se voulait être une sorte de renouveau pour la franchise d'Electronic Arts. Qu'en est-il réellement ? Réponse dans ces quelques lignes.

André Bishop, le héros du mode Champion.

Une histoire de champions

Principale nouveauté de cet épisode, le mode Champion fait office de pan scénarisé. Celui-ci vous met dans la peau d'André Bishop, ex-star montante de la boxe incarcérée à tort et qui, à sa sortie de prison, va tout faire pour regagner son statut d'antan. Bien sûr, tout ça est saupoudré de rivalité entre coaches amateurs et professionnels, mais aussi d'histoires de famille, le petit frère d'André étant également boxeur. Reprenant les codes du genre, ce mode histoire est surtout diablement bien mis en scène et justifie à lui seul l'achat de Fight Night Champion. Les combats s'enchaînent avec plaisir et la progression et l'interface servent de moteur à notre motivation. A peine le jeu inséré dans la console que vous vous retrouvez plongés dans le bain. On pourrait croire que cela effrayera les novices, mais pas du tout : les objectifs allant crescendo, ce modo solo s'apparente à un tutorial de luxe, surtout que de très courtes phases d'entraînement permettent d'apprendre quelques enchaînements. Côté gameplay, le jeu reprend les bases de la série en s'appuyant sur l'utilisation du stick analogique droit pour effectuer des coups ainsi que sur un système d'esquives et de contres dévastateurs. Les touches classiques sont également de la partie mais restent tout de même moins intuitives. Plus souples et bénéficiant de quelques coups supplémentaires, la jouabilité devrait pour une fois amener quelques novices. Pas une révolution mais une continuité assumée et assurée.

Graphiquement, le jeu est encore plus impressionnant que son prédécesseur.

Une réalisation de champion

L'histoire et la mise en scène qui l'accompagne ne sont pas les seuls éléments de grande classe de Fight Night Champion. Ainsi, comme il est de coutume avec cette franchise, les graphismes sont tout bonnement époustouflants. Si le rendu lors des cinématiques est génial, le photoréalisme des affrontement finit une fois de plus par nous impressionner : la modélisation des boxeurs, leurs animations, celles de leurs muscles, de leurs vêtements, la gestion de la sueur... tout laisse à penser que l'on est devant un vrai match de boxe. Si le jeu reste dans la même veine que son prédécesseur (déjà ahurissant à sa sortie), il pousse la barre bien plus haut, notamment pour ce qui des animations et des détails tels que la pigmentation de la peau, les giclées de sang ou la déformation des visages suite aux coups. Un sentiment accentué par la variété des environnements, en particulier dans le mode Champion, ainsi que par l'ambiance toujours aussi dingue. D'ailleurs, les spectateurs ont bénéficié de beaucoup de soin et c'est toujours Jean-Claude Bouttier et Christian Delcourt qui s'occupent des commentaires. Avec son visuel hallucinant et son ambiance de folie, Fight Night Champion fait figure de référence en terme d'immersion dans un jeu de sport. A bien y regarder, seul NBA 2K11 semble tenir la comparaison.

Avec plus de cinquante boxeurs, le jeu bénéficie toujours d'un contenu conséquent. Manny "Pac-Man" Pacquiao est évidemment présent.

Un contenu de champion

Aussi excellent soit-il, le mode Champion n'en reste pas moins très court : comptez trois petites heures pour en voir le bout. Une durée qui varie logiquement en fonction du niveau de difficulté choisi. Bien que cela soit court, la mise en scène et le déroulement des événements nous procurent la sensation d'être acteur d'un excellent film sur la boxe. De ce fait, on s'imaginait mal vivre une aventure scénarisée aux combats interminables. Heureusement, Fight Night Champion conserve la richesse de contenu à laquelle la licence nous a habitué. Avec son mode Palmarès (synonyme d'élevage de poulain) et plus de 50 boxeurs à votre disposition, nul doute que vous aurez toujours de quoi vous occuper. Bien sûr, le multijoueur en ligne ou en local est toujours de la partie. Nickel pour régler vos différents avec vos potes (ou de parfaits inconnus). Tout cela pour dire que bien que le mode Champion puisse paraître léger aux yeux de certains, EA Canada n'a fait aucune concession sur le contenu habituel de la série. Autrement dit, malgré son changement de nom, Fight Night Champion reste le digne héritier de la licence en matière de contenu. Joie.
Les Plus
  • Toujours aussi époustouflant sur le plan graphique
  • Animations toujours aussi criantes de réalisme
  • Le mode Champion, une vraie nouveauté
  • La mise en scène de l'histoire
  • Moins effrayant qu'auparavant (merci mode Champion)
  • Contenu conséquent
Les Moins
  • Le mode Champion paraîtra trop court pour certains
  • De nouvelles bases sont posées mais ouvrent des voies qui font saliver : on veut un nouveau volet  !