NBA 2K11 atteint les sommets du sport vidéoludique avec Michael Jordan

26 oct. 2010
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NBA 2K11 n'est pas l'épisode qui marque le pas, et encore moins celui de trop. L'arrivée de Michael Jordan est loin d'être un simple coup marketing et s'avère riche en émotion... mais aussi en contenu. Entre les modes de jeu, les équipes classiques et les stades qui l'accompagnent, 2K Sports ne s'est franchement pas moqué de nous. Si à cela on ajoute les atouts bien connus de la série, c'est à dire le contenu faramineux, les graphismes somptueux, l'ambiance de folie et le gameplay exigeant, on obtient tout bonnement la meilleure simulation sportive à ce jour. Rien que ça. Michael Jordan n'aurait pas pu trouver meilleure licence pour lui rendre hommage, c'est certain.

Alors que NBA 2K10 proposait assez peu de nouveautés, 2K Sports a décidé de choyer le contenu de cette édition 2011. Et l'éditeur n'a pas fait les choses à moitié : NBA 2K11 marque le retour de Michael Jordan dans un jeu vidéo, ce qui est déjà un événement en soi. Mais qu'en est-il réellement ? Est-ce là un simple coup marketing ou une idée pleinement exploitée, justifiant pleinement l'achat de ce volet ? Réponse.

Vous en rêviez, 2K Sports l'a fait. "His Airness" Michael Jordan est dans la place !

Here comes Michael Jordan

Nous aurions pu commencer ce test en parlant de l'aspect technique où du gameplay, mais non, car ce qui nous frappe en premier dans NBA 2K11, c'est la présence de celui que beaucoup considèrent comme l'un des plus grands athlètes de tous les temps, ayant popularisé le basket-ball comme nul autre, j'ai nommé Michael Jordan. A peine passé le menu principal (aux couleurs du meneur de Chicago, soit dit en passant), le jeu nous met dans la peau d'une équipe d'exception composée de Jordan, Cartwright, Paxson, Grant et Pippen, lors de la finale NBA de 1991 opposant les Bulls aux Lakers de Magic Johnson. Après une présentation des équipes centrée sur Jordan, le match commence enfin. Pas la peine de tergiverser : NBA 2K11 est riche en émotion pour toute personne appréciant un tant soit peu ce joueur de légende et sa carrière. En tant que tête d'affiche luxueuse de cet épisode, Jordan bénéficie des meilleures statistiques mais aussi d'animations spécifiques, comme son célèbre tirage de langue. Pour tout vous dire, on peut même voir son évolution physique au fil des années. Après tout, quoi de plus normal pour la plus célèbre star que le basket ait connu ?

Son arrivée a logiquement apporté d'autres nouveautés en matière de contenu. Ainsi, de nouveaux modes de jeu lui sont consacrés. Les défis Jordan nous mettent dans des situations historiques nous faisant revivre les plus grandes performances de l'idole. Marquer une soixantaine de points dans un match, avoir un certain taux de réussite, maintenir un joueur sous un certain nombre de points, faire tant de passes décisives... autant d'objectifs ardus qui mettront vos nerfs à rude épreuve. Si le challenge est relevé, il n'est pas insurmontable pour autant puisque le studio a eu la bonne idée d'intégrer un système de sauvegardes, en plus de laisser la difficulté paramétrable. Merci, vraiment. Une fois ces défis remplis, nous accédons au mode MJ : Une Légende En Action, l'occasion d'amener Michael Jordan au sommet de sa gloire. En progressant dans ces modes, vous débloquez des Air Jordan, fameuses chaussures que la star a porté tout au long de sa carrière. De quoi être tout beau et augmenter les statistiques des joueurs, ces dernières permettant d'attribuer des bonus dans les stats. L'équipe reine des Bulls ne serait rien sans des adversaires à sa taille ; c'est pourquoi les développeurs ont pris soin d'ajouter une vingtaine d'équipes classiques, allant des Celtics de la saison 1985-1986 aux Jazz de 1997-1998, en passant par les Pistons de 1989-1990. Comme nous aimons tous les comparaisons, il est aussi possible de faire des confrontations irréalistes entre des joueurs d'hier et d'aujourd'hui. Joie.

Ambiance monstrueuse, graphismes somptueux, animations de folie, etc. : les points forts de la franchise sont évidemment de la partie. Pas vrai Kobe ?

Toujours la référence absolue

Par souci du détail, 2K Sports a également intégré les parquets d'époque. Autant dire que l'ambiance, déjà extraordinaire par le passé, et toujours au rendez-vous. Car en plus d'apporter la superstar de la NBA et le contenu qui l'accompagne, NBA 2K11 conserve les qualités de la série. Ainsi, le titre reste toujours aussi impressionnant techniquement et demeure plus que jamais le plus beau jeu de sport. Bien que nous soyons habitués à cette claque graphique depuis NBA 2K9, on constate que la série de 2K Sports pousse le réalisme visuel encore plus loin et reste inégalée, notamment pour ce qui est des animations. Un constat dû à l'ambiance des parquets et arènes, aussi euphorique qu'exceptionnelle, à l'habillage télévisuel et aux commentaires anglais à la fois entraînants et crédibles. Pour ce qui est du gameplay, les gars de Visual Concepts ont conservé la recette miracle des précédents opus. Profitant des ajouts en matière de contenu et du réalisme apporté par la technique et l'ambiance, NBA 2K11 se permet de limiter les apports du côté de la jouabilité. Alors que les mécaniques commencent à dater, nous n'avons jamais l'impression qu'une quelconque routine se soit installée. Pourquoi changer une système qui règne en maître sur cette génération de consoles ? Toutefois, quelques détails paraissent étranges, comme les interceptions encore trop fréquentes, en particulier lors des contre-attaques. Si celles-ci ajoutent du dynamisme aux matchs, elles peuvent s'avérer frustrantes, à l'instar de certains joueurs qui semblent (trop) souvent avoir du mal à mettre la balle au fond du panier alors qu'ils sont dans la raquette. N'est pas Michael Jordan qui veut. Des petits couacs qui ne sont rien en comparaison du reste, surtout que d'autres corrections ont été amenés. Nous pensons notamment aux défenses plus performantes et exerçant un pressing plus conséquent qu'auparavant, ou au système IsoMotion nous faisant dribbler à l'aide du joystick gauche, ce qui rend les mouvements plus cohérents. Enfin, comment ne pas revenir sur le contenu inhérent à la série ? Entre les habituels mode Association, Blacktop, Mon Joueur, Situation... les habitués retrouveront leurs marques. Et s'il vous arrivez de vous lasser des affrontements contre le CPU, vous pourrez toujours vous rabattre sur le multijoueur avec vos amis ou en ligne. Elle est pas belle la vie ? D'ailleurs, pas sûr qu'elle vous suffise pour parvenir à bout d'un volet de NBA 2K.
Les Plus
  • Michael Jordan, un vrai plus
  • Les modes de jeu qui l'accompagnent
  • Des équipes classiques qui promettent des duels d'exception
  • Les Air Jordan, un détail amusant
  • Techniquement toujours au top du top
  • Animations toujours aussi excellentes
  • Ambiance de folie
  • Quelques ajustements bienvenus (pressing défensif de l'IA, etc.)
  • Des bases de gameplay qui ne semblent finalement pas vieillir
  • La richesse habituelle de la série en matière de contenu (mode Association, Blacktop, etc.)
  • Durée de vie ahurissante en solo et infinie en multi
Les Moins
  • Les interceptions, toujours trop fréquentes
  • Des joueurs parfois étonnamment maladroit dans la raquette