F1 2010 passe les qualif'

18 oct. 2010
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A quelques semaines (en théorie) de la sortie de Gran Turismo 5, nous pouvions penser que sortir un jeu de courses automobiles était un pari risqué. Pourtant, Codemasters parvient à sortir son épingle du jeu. Après une version 2009 sur Wii plutôt moyenne, F1 2010 marque le retour de la F1 au premier plan. Immersif de par sa gestion de la carrière et sa technique, le jeu sait également allier accessibilité et simulation. Ainsi, le titre nous place vraiment dans la peau d'un pilote de F1. Au final et malgré quelques points perfectibles (IA, gestion des collisions, etc.), F1 2010 conviendra à tout type de joueur et est loin d'être dénué d'intérêt, même pour ceux qui attendent avec impatience le mastodonte exclusif à Sony. Sur 360, il fait même office d'indispensable de fin d'année. Vivement une suite !

Si F1 2009 était exclusif à la Wii, Codemasters a décidé de destiner ce cru 2010 aux supports HD. Bénéficiant logiquement d'une gestation plus longue que celle de la version Wii, F1 2010 se devait de nous en mettre plein la vue et de redorer le blason de la F1 sur consoles. Verdict.

En répondant aux journalistes, vous pouvez gagner en réputation et avoir plus de chance d'intégrer l'écurie de vos rêves.

On s'y croit dès le début

Il suffit de parcourir les menus pour voir que F1 2010 joue la carte de l'immersion. Inspirée de celle de DIRT 2, l'interface se situe dans le paddock. Pour ceux que cela inquiète, celle-ci est moins lourdingue que dans l'autre franchise de Codemasters et profite de temps de chargement beaucoup moins longs. Dans le paddock, vous pouvez accéder aux divers modes de jeu et gérer votre carrière. Une fois dans la salle des pilotes, libre à vous de consulter les classements du championnat, de changer la couleur de votre casque ou de parler à votre agent. Ce dernier vous fait régulièrement part des offres de contrat proposées par les écuries. Celles-ci dépendent des réponses que vous donnez lors d'entrevues avec des journalistes, mais aussi de vos performances. En parlant de performances, c'est dans votre antre que vous décidez de participer aux courses du championnat. Une fois le menu sélectionné, vous quittez le paddock pour vous retrouvez dans les stands au volant de votre F1. Là, on commence à comprendre que F1 2010 va faire mal, dans le bon sens du terme. Bien que vous soyez dans votre monoplace, le système d'interface reste identique. En regardant des pneus, vous pouvez accéder au menu vous permettant de changer ceux de votre bolide. Pareillement, c'est en observant l'ingénieur que vous effectuez les réglages sur votre véhicule. Plus surprenant : l'écran de contrôle présent en face de vous vous permet d'accéder aux informations concernant la sessions à venir, que ça soit les temps en cours ou les prévisions météorologiques. Enfin, en jetant un coup d'œil à la F1 de votre coéquipier, vous pouvez comparer vos statistiques pour savoir qui est le mieux placer pour devenir le pilote number one de l'écurie. Un statut qui n'est pas complètement anecdotique : le premier pilote bénéficie de plus de soin de la part de l'équipe, notamment en matière d'améliorations.

En plus d'être magnifique, la pluie change complètement la physionomie des courses.

La F1 pour toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent

L'immersion s'étend à la configuration des épreuves. Sortis des qualifications au déroulement réaliste, vous devez vous imposer dans la course. Chaque course du mode carrière comprend au minimum 20% des tours d'un grand prix. Par conséquent, comptez entre neuf et quatorze boucles pour passer la ligne d'arrivée, soit une petite vingtaine de minutes. Cette longueur permet de vivre l'épreuve comme dans la réalité dans la mesure où vous ne dépassez pas quinze bolides en trois tours. Les courses sont également l'occasion de ressentir la pression qu'éprouvent les pilotes : garder notre attention pendant vingt minutes n'est pas chose forcément aisée. Enfin, les règles de pneumatiques (calquées sur celles du championnat 2010) obligent le joueur à passer aux stands au moins une fois par course. Finalement, nous nous retrouvons avec des courses réalistes, surtout que le gameplay suit le crédo imposé. Si les novices peuvent y trouver une jouabilité très accessible, les puristes mettront vite les mains dans le cambouis. Et pour peu qu'ils aient pensé à enlever les assistances à la conduite, ils seront agréablement surpris. En effet, F1 2010 fait partie de ces jeux capables de passer du tout au tout, d'un jeu plutôt accessible à une simulation d'excellente qualité. Une formule 1 ne se conduit pas comme une voiture de grand tourisme, et les développeurs l'ont bien compris. N'espérez pas repartir comme une brute en mordant sur un ralentisseur : c'est souvent le tête-à-queue assuré, même avec les aides activées. Et si l'envie vous prenait de foncer comme un malade dans les véhicules de devant, ou même de couper un virage pour gagner du temps, réfreinez vos ardeurs car des pénalités sont présentes. Un choc un peu trop fort et c'est dix secondes en plus sur la ligne d'arrivée. Le pluie joue également un rôle extrêmement important. Alors que le jeu est très beau (il reprend l'Ego Engine utilisé pour DIRT et GRID), la pluie en met littéralement plein la vue, et pas seulement techniquement, car les goûtes sur l'écran en vues internes sont réellement pénalisantes. Pour peu que vous soyez derrière un concurrent, il devient difficile de distinguer les virages. En plus de cela, l'eau influe aussi sur la conduite : la prudence est conseillée et un mauvais choix de pneus et vous pouvez dire au revoir au podium, voire à votre véhicule. Par chance, un retour en arrière est présent pour les moins doués.

L'intelligence artificielle de l'ordinateur n'est pas au top.

Pas parfait pour autant

Malgré tous ces bons points, F1 2010 n'est pas parfait. La quantité de détails pris en compte nous pousse à en vouloir toujours plus et certaines choses font un peu tache. Ainsi, l'intelligence artificielle en étonnera plus d'un. Alors que les courses fourmillent de bonnes idées renforçant l'immersion, les réactions de l'ordinateur nous font un peu redescendre sur terre. Celui-ci est souvent soit trop agressif, soit pas assez. Dans le même genre, la gestion des pénalités semble assez aléatoire et excessive par moments. Mais ce qui choque le plus reste la gestion des collisions et des dégâts. Vous avez parfois l'impression que votre monoplace a été assemblée sur Mars, par des petits hommes verts, tant elle semble résistante. Si les pneus, le moteur et l'aileron peuvent s'abîmer, la modélisation des dégâts n'est pas vraiment au rendez-vous. Pire, les collisions sont approximatives. Un bolide peut en arrêter un autre en un clin d'œil (c'est d'ailleurs la spécialité de l'ordinateur). Ce sont là les seuls "gros" défauts de ce F1 2010, des couacs qui brisent un peu l'immersion et sur lesquels les développeurs feraient bien de plancher si une suite devait voir le jour. Sur le plan technique, on note un framerate assez limite, même s'il n'est jamais gênant à proprement parler. Niveau durée de vie, F1 2010 est long. Comme souligné plus haut, le mode carrière demande de l'investissement et un certain temps est nécessaire pour enchaîner essais, qualifications et course. Ainsi, une épreuve peut prendre 45 minutes et on vous imagine mal en faire ne serait-ce que trois ou quatre d'affilées. F1 2010 se savoure donc sur la longueur et vous aurez besoin d'un bon paquet d'heures pour voir le bout de votre carrière (comptant trois, cinq ou sept saisons). En plus du solo, le titre de Codemasters vous propose évidemment du multijoueurs. Là encore, l'ombre de DIRT 2 plane puisque le jeu ne propose pas de jeu en local. Une mode toujours aussi agaçante. Heureusement, il reste le jeu en ligne, ayant le mérite d'être présent bien que limité à douze concurrents. Enfin, histoire d'être complet, sachez que le jeu permet de lire deçi delà quelques biographies d'écurie et de pilotes. Un ajout sympathique, même si nous aurions préférés que ces historiques soit mieux intégrés au titre (dans les chargements, par exemple).
Les Plus
  • Le retour de la F1 au premier plan
  • Beau
  • La pluie, loin d'être anecdotique
  • Une interface claire et moins lourdingue que celle de DIRT 2
  • La gestion de la carrière, amusante et favorisant l'immersion
  • Un gameplay qui peut se destiner aux novices mais aussi aux adeptes du genre
  • La configuration des courses
  • Une gestion des pénalités qui reste perfectible
  • La durée de vie
  • Des réglages assez nombreux
Les Moins
  • Le framerate inconstant
  • La présence de pénalités
  • La gestion des collisions
  • La modélisation des dégâts