Patapon 2 c'est bon, c'est mieux

13 juin 2009
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4

Ovni vidéoludique, Patapon 2 voit grand et donne une bouffée d'air frais à la console portable de Sony. Entre sa musique, son traitement graphique, sa longue durée de vie et sa difficulté, il serait fort dommage de s'en priver. D'autant plus que le prix reste assez doux (30€), c'est une belle occasion d'étoffer votre culture jeu. Une seule question nous brûle les lèvres : à quand une adaptation sur PlayStation 3 ? Avoir une mise à niveau dantesque serait du plus bel effet sur le monolithe noir.

Sérieusement casse-cou, les Patapons reviennent en nombre pour de nouvelles aventures. Fort de son métissage Stratégie/Jeu de Rôle/Musique, les fondamentaux sont respectés dans cette suite qui pourrait redonner un petit coup de fouet à la PSP en mal de licences. Ne vous y trompez pas car comme dirait l'adage c'est très petit, mais alors qu'est ce que c'est costaud !

En acceptant cette percussion, vous deviendrez leur sauveur...

Et patatra !

Ces chères têtes rondes sont de vrais kamikazes en culottes courtes. A peine leur bateau construit que les ennuis commencent : une pieuvre géante les attaque et fait sombrer le navire, échouant les fiers guerriers sur une terre inconnue. Ils vont y retrouver les Karmen, adversaires tribaux fraîchement rencontrés, et devront subsister aux besoins primaires en chassant. Bien entendu, vous serez le Bernard-Henry Lévy de cette fidèle troupe à l'œil dur, et utiliserez les touches géométriques afin de donner vos ordres. Avancer, se protéger, sauter et bien d'autres actions sont réalisables via un enchaînement basique sur quatre temps, augmentant les capacités si le tempo est parfait (Mode Fiever). Déroutant au début, il en devient presque naturel en pleine bataille, les champs de votre armée et la musique d'ambiance se mariant à merveille. Après une courte introduction, vous pouvez sentir l'impact du RPG grâce à l'arbre de Matter, véritable usine à Patapon permettant l'évolution sur dix niveaux et étendue à dix huit types différents. En tant que Dieu, à vous de faire les bons choix.

Malgré sa taille, vos Patapons n'en feront qu'une bouchée.

Complet et progressif

Carrément multi-vitaminé, la production des studios Sony Japon redonne un peps monstreux en pleine escarmouche. S'il faut alterner entre les "PataPataPataPon" ou les "ChakaChakaPataPon", l'attachement est immédiat et l'envie d'amener vos billes à la victoire vous fera prendre des cours rythmique pour les néophytes du genre. Plus sérieusement, les différents Patapons attaquent à distance, en volant, via la magie ou bien à l'épée, ce qui vous oblige à permuter selon la situation, tout comme les miracles qui sont nécessaires dans certaines atmosphères (Miracle de la Pluie en plein désert). Du coup, à chaque mission réussie, vous repartez avec le butin durement gagné, changeant ainsi les équipements des soldats, augmentant leurs statistiques de résistances ou le taux de coup critique. En flânant sur de nouveaux horizons, les items reçus bénéficient d'un élément supplémentaire (feu, glace, sommeil, etc.) ce qui ravira la fine équipe. De plus, un Héros se battra corps et âme à vos côtés, avec son attirail de pouvoir magique plus ou moins utile : invincibilité, dégâts de zone et autres.

Le Boss de fin est une véritable torture !

Appelez vous Dieu

Entre une partie de chasse et la destruction d'une étoile maléfique, la petite pause s'impose. Certains Patapons se trouvent dans les niveaux et une fois déterrés, ils vous apporteront tous les items dont vous avez besoin. Pas totalement idiots, il faudra débourser quelques piécettes et réussir des minis jeux pour obtenir les sésames. La crise est partout décidément. Au final, il est important d'avoir une troupe bien homogène, prête à faire face dans toutes les situations. Dans les faits, il est clair que certaines classes sont plus percutantes et agréables à jouer, ce qui creuse un écart assez visible. Comme dans tous les jeux de rôle, il existe des favoris, à vous de bien les choisir. En comptant une trentaine d'heures, vous pouvez aisément terminer ce jeu dans les meilleures conditions. Pour les plus atteints, il reste le mode Paraget dans lequel vous devez finir une mission en un temps donné. Beaucoup plus corsé, les boss savent être généreux et vous lâchent de véritables perles sorties de nulle part. Pour votre défense, ce ne sont pas de simples Patapons que vous dirigez, mais bien quatre Héros (en ligne ou hors connexion).
Les Plus
  • Une suite en or
  • L'environnement musical est impeccable
  • Patapon assume ses graphismes
  • A découvrir absolument
Les Moins
  • Des dégâts parfois mal localisés
  • A haut niveau, ça devient répétitif