50 Cent va faire couler du sang

28 mars 2009
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Pour sa seconde apparition sur consoles, 50 Cent s'en sort avec les honneurs. Swordfish Studios propose un jeu d’action bourré d’adrénaline et très bien fichu. Que vous soyez fan de l’artiste ou pas, 50 Cent : Blood of The Sand possède tous les ingrédients d’un bon jeu d’action malgré sa courte durée. Mais comme dit le proverbe : mieux vaut une expérience courte est intense que longue est ennuyeuse.

50 Cent et son gang du G-Unit prennent le branle-bas de combat pour leur seconde escapade dans un jeu d'action sur-vitaminé aux allures de superproductions hollywoodiennes. Pour sa seconde pérégrination, après un 50 Cent : Bulletproof plus que moyen, Fifty s’offre le Moyen-Oient comme théâtre d’un spectacle sanglant comme le titre Blood of the Sand le laisse présager. Aussi bon sur scène que sur le champ de bataille ? A Fifty de vous le prouver dans ce test !

Tout ce remue ménage pour ce crâne. Cupidité, quand tu nous tiens...

Get Rich or Die Tryin'

On dit que l’expérience est le nom que l’on donne à nos erreurs. Curtis "50 Cent" Jackson a dû en prendre compte pour faire de sa licence, une œuvre à son image. C'est à dire bling bling. Pour cela, rien de tel qu’un nouveau studio. Place donc à Swordfish Studios, studio qui fut en charge de Cold Winter sur PS2. Un FPS au faux air de James Bond qui n’était pas si mauvais que ça. Ne perdant pas leur gout pour l’action, le studio s’occupe dorénavant à faire rentrer le célèbre rappeur dans une image de "mec-qui-en-a", mais qui manque tout de même de sous. Pour remédier à ça, il va aller jusqu'à décimer une armée à lui tout seul pour récupérer son bien. Je sais, vous auriez fait de même, moi aussi. Et c’est normal, c’est la crise ! Mais par contre pour un crâne, certes orné de diamants, il faut pousser le bouchon un peu loin. Le scénario n’est qu’un fil conducteur à une guerre sans merci. Blood on the Sand est comparable au film Bad Boys 2 de Michael Bay. Le scénario ne voit pas plus loin que le bout de son nez, mais tant que vous en prenez plein les yeux, peu importe. C’est totalement l’idée des développeurs et les moyens y sont : effets pyrotechniques impressionnants et effets de lumières sublimes qui vous donne l’impression d’y être tellement la chaleur se fait sentir. A commencer par la plastique du rappeur, fidèle aux tatouages près, sans oublier ses muscles ruisselants sous la sueur. De même pour ses compatriotes du G–Unit composés de Lloyd Banks, Tony Yayo et DJ Whoo Kid, qui lui seront d’une aide précieuse pour arriver à ses fins.

Les contres offrent des cinématiques d'une rare violence.

The Massacre

Vous commencez votre aventure en choisissant un partenaire dans le but d'éliminer la bourgade d’ennemis à vos trousses. Ne comptez pas sur votre acolyte pour vous sortir de situation délicate. Son rôle est plutôt de vous servir de boussole. Votre compagnon à la fâcheuse manie de rester planqué derrière, en direction de la prochaine destination pendant que vous faites le sale boulot. Bien entendu, il est plus judicieux de se trouver un partenaire réel pour vivre l’expérience en coopération, mais malheureusement cette option est exclusivement disponible sur le Xbox Live. Le cas est similaire pour vos ennemis, qui pour la plupart foncent tête baissée en attendant le coup mortel. De ce fait, commencer la partie dans le mode de difficulté le plus élevé est préférable pour un challenge de taille. Surtout que la durée de ce volet ne jouit pas d’une longévité trépidante. Comptez 8 à 9 heures pour le boucler en mode normal. Le jeu mise sur la course aux succès et autres explosions de scores pour rallonger un peu le tout, sans oublier de débloquer tous les vidéoclips et musiques de l’artiste présents sur la galette. Car vous l’aurez compris la bande–son est essentiellement composée des titres les plus populaires de Fifty. Une sorte de Best Of en somme, bien sur les joueurs allergiques à ce style de musique préfèreront jouer sans le son. Mais c'est dommage de ne pas avoir l’intégralité de la discographie de l’artiste comme le proposait 50 Cent : Bulletproof.

Un peu de poésie dans ce monde de brut avec de jolies panoramas.

Before I Self Destruct

Ça se voit au premier cout d’œil : Blood on the Sand à tout du jeu d’action nouvelle génération. Une flopée d’ennemis en cavale, un système de couverture et de tir à l’aveuglette ainsi que des phases de véhicules pimentant un peu le tout. Le vent en poupe des dernières productions d’Epic Games (Gears of War, pour ne citez que lui) a forcé les développeurs à en reprendre les principales qualités et cela offre un mélange réussi. Vous shootez tous ce qui à le malheur de bouger à l’aide d’un arsenal composé d’une vingtaine d’armes divisées en quatre catégories : pistolet, fusil d’assaut, arme moyen, arme lourde. La formule fonctionne est vous offre une bonne dose d’adrénaline. N'oublions pas non plus le combat au corps à corps. Lorsque qu’un ennemi ce trouve à proximité, pressez la touche Action pour déclencher un contre dévastateur qui vous demandera d’appuyer plusieurs fois sur cette touche avec un timing précis pour achever votre agresseur. Vous pouvez débloquer différents contres, armes ou provocations en échange de quelques billets que vous ne manquerez pas de trouver durant votre aventure. Pour briser l’éventuel répétition des phases de combats, Swordfish a pensé (ou plutôt repris) l’idée des phases en véhicules. Entre autres, il y a l’indémodable phase en hélicoptère où à l’aide d’une sulfateuse vous êtes autorisé à faire un carnage monstre. Et bien sur, la phase en voiture où vous êtes condamné, durant le mode solo, à conduire pendant que l’IA sera en charge de descendre tous vos poursuivants.
Les Plus
  • Des décors et une modélisation des protagonistes de qualité
  • Un gameplay musclé et efficace
  • De nombreuses armes et contres à débloquer
  • La bande-son et les vidéoclips (mais cela dépend des goûts)
Les Moins
  • L’intelligence artificielle de votre coéquipier et des ennemis
  • Les phases en véhicules sans intérêt
  • Une durée de vie trop courte
  • Un mode coopération exclusivement disponible en ligne
  • Le manque d'inspiration du scénario