Un Hotel Giant sans étoile

21 janv. 2009
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Tout comme la musique durant un apéritif, Hotel Giant DS est un inévitable bruit de fond. La vrai question étant : pourquoi se faire autant de mal ? Que ce soit pour rigoler cinq minutes ou le conseiller à une personne qui vous dérange, le plaisir fugace d'une mine déconfite par la déception sera votre seule sensation. En y réfléchissant, à y jouer, vous aller user la batterie de votre DS et vous ennuyer à mourir. Mieux vaut récupérer un vrai jeu de gestion. Ou n'importe quoi d'autre d'ailleurs. Dites vous que c'est pour le bien de la communauté.

Un jeu PC sans éclat donne un jeu DS sans éclat. C’est malheureux car d’autres licences s’en étaient bien tirées sur la portable de Nintendo. Voulant éviter toute forme de plagiat sur des titres originaux et novateurs, Enlight Software vous sert sur un plateau un titre insipide, sans grand intérêt au plaisir fade et inutile. Enfin, pas tout à fait. Après avoir joué à Hotel Giant DS, les vrais jeux sont tout bonnement exaltés. Etrange comme phénomène.

Les couleurs utilisées sont souvent douteuses

Hotel Little

Étonnement, le plus réussi dans ce jeu de gestion hôtelière est la musique. Alors imaginez le reste. Vous êtes la coqueluche de M. Giant, le multi-milliardaire aux allures de Père Noël. Il vous confie la lourde tâche d’amener ses complexes sur les sentiers de le gloire et du luxe. Jolie pied de nez en temps de crise. Quoiqu’il en soit, la laideur des personnages, des pièces et de l’atmosphère générale qui règne dans Hotel Giant DS atteint des sommets. Comble du mauvais goût, vous pouvez personnaliser vos papiers peints et vos sols. Tout d’un coup, vous jouez avec des motifs jaunâtres, des points noir et blanc épileptique et des rayures rouges marron qui ferait fuir Valérie Damidot. Si cela ne suffisait pas, vous pouvez admirer vos exploits via une caméra qui se déplace juste du haut vers le bas. Inutile. Plus sérieusement, il est impossible de modifier les chambres unes à unes. Chaque modification est répercutée sur toutes les autres pièces. Pour un jeu de gestion, le scandale frappe toujours deux fois.

La gestion des menus est, à la limite, convenable

Le client est roi. Sauvez-le d'ici !

Si le visuel est déplorable, la source même d’Hotel Giant DS vaut le détour. La technique pour gagner reste, au fur et à mesure de votre évolution. Pas de "Game Over" à l’horizon, le retour aux finances équilibrées se fait en un clin d’œil. Côté clientèle, il n’est pas prioritaire de s’occuper des clients VIP alors qu’ils sont, soi disant, la clé du succès. De toute façon, s’ils voient rouge, ils reviendront en deuxième semaine. Aucune mémoire ces touristes. Mais il ne faut pas les blâmer, les clients standards sont tout aussi bêtes. Le plus drôle étant de voir les Thomas Dupond défiler en plusieurs exemplaires au sein de l’hôtel. Sans bug bien sûr. Alors les jours passent selon votre bon vouloir, à zapper plus qu’à jouer. Quelle redondance. Au pire des cas, il faut juste rajouter un casino par-ci, une boutique-là et comme par miracle, tout le monde est content. Consternant. Parfois, le frame rate s’en mêle et fait ralentir vos chers locataires, vous permettant de visualiser au peigne fin des animations ridicules. Et ce n’est pas fini.

Il est vrai que les dessins sur papier sont bien faits

Fin de séjour mouvementé

Vous l’aurez compris, les fondations d’Hotel Giant DS sont trop fragiles pour construire un projet d’envergure. Surtout que tous les éléments périphériques du jeu sont dérisoires : l’humour tombe toujours à plat, les actions à effectuer via le stylet sont rébarbatives et le stylet n’est pas utilisé de manière optimum. Même les menus de constructions piquent les yeux. Au-delà du mode mission qui s’étale sur quinze missions, l’escarmouche libre est à déconseiller aux âmes sensibles. Sans être tout à fait négatif, il y a des idées qui valent la peine d’être citées. Il faut remercier l’absence de mode en ligne et se dire que quarante euros d’économisés pour les soldes, ça fait plaisir. C’est peut-être difficile à croire, mais dans une si petite cartouche il existe toutes les erreurs à ne pas commettre dans un jeu. La boîte de Pandore est ouverte, à vous de vite la refermer.
Les Plus
  • Les musiques jazz sont sympathiques
Les Moins
  • Il n'y a aucun plaisir à jouer
  • Les graphismes sont hideux
  • La gestion est inexistante
  • La liste serait trop longue