Grand Theft Auto 4

29 déc. 2008
Testé par vofou sur
Disponible sur
3

La loi du plus fort sur PC

A la stricte condition d’avoir une configuration musclée et de supporter les horripilantes conditions nécessaires à son installation, Grand Theft Auto 4 est sans conteste le meilleur "simulateur de bandit" du moment. A la fois long, riche et prenant, le dernier épisode de la série phare de Rockstar se paie même le luxe d’offrir une intrigue intéressante qui débouche sur un final haletant. A la manière de Diablo 2 pour le hack’n’slash, Grand Theft Auto 4 se pose comme une référence, comme la sublimation d’un genre créé par ses aînés et dont il reprend le flambeau avec brio... sur un PC dernier cri.

Lancée en 1997, la saga Grand Theft Auto a toujours suscité, au fil des épisodes, nombres de polémiques à cause de son contenu très adulte et surtout complètement immoral. Grand Theft Auto 4 n’est d’ailleurs pas réellement le quatrième épisode de la série, puisque Vice City ou San Andreas ont déjà succédé à Grand Theft Auto 3. Mais avec ce dernier volet, Rockstar souhaite que sa série franchisse un nouveau cap, notamment visuel, pour contenter une communauté grandissante de fans de plus en plus exigeants...

La portière est verrouillée ? Un bon coup de coude dans la vitre fera l'affaire !

L'homme de l'Est

Vous incarnez Niko Bellic et débarquez de votre ex-Yougoslavie natale pour rejoindre votre cousin Roman installé aux États-Unis, plus précisément à Liberty City. Celui-ci vous a fait miroiter monts et merveilles en vous parlant du "rêve américain" dans ses lettres et dans ses mails. Mais la réalité est toute autre. En guise de palaces et de belles voitures de sport, vous ne trouvez qu’un minable taudis infesté de cafards et une vieille guimbarde miteuse. Votre cousin, qui se faisait passer pour un caïd local, n’est en vérité qu’un larbin endetté qui n’arrive pas à se faire respecter. Mais vous, vous allez réussir. Cela va prendre du temps, mais vous allez devenir quelqu’un dans cette ville. Pour y parvenir, il vous faut d’abord passer par des petits boulots, des petits services de-ci de-là pour vous faire connaître et mettre en place une bonne réputation. Cela sous-entend bien sûr de maîtriser toutes les activités classiques du parfait malfrat : vol de voiture, intimidation, extorsion, passage à tabac, assassinat, etc.

Le Social Club vous permet de visualiser et de noter les vidéos mises en ligne par d'autres joueurs.

Une protection lourde

L’arsenal de protections contre le piratage de Grand Theft Auto 4 est assez intrusif et contraignant. Le système SecuROM, tout d’abord, vérifie minutieusement votre DVD à chaque lancement. Ensuite, ce procédé est doublé d’une activation du jeu en ligne, ce qui signifie donc qu’une connexion Internet est obligatoire. Heureusement, le nombre d’activations n’est pas limité - comme c’est le cas pour Crysis Warhead - mais nécessite une révocation de la licence sur un serveur (cas de Sacred 2). Pour sauvegarder les "succès" (sortes de défis bien connus des joueurs sur Xbox 360), un compte gratuit Game for Windows Live est nécessaire. De plus, pour profiter pleinement de l’éditeur de ralenti mais aussi accéder au mode multijoueur, vous devez ouvrir un compte, lui aussi gratuit, sur le Rockstar Games Social Club. Pour être complet, il faut enfin signaler l’installation obligatoire du Service Pack 3 sur Windows XP, d’Adobe Flash Player, de Microsoft Internet Explorer et de Microsoft .NET Framework 3.5... Une fois tous ces prérequis acceptés, vous pouvez enfin prendre en main la destinée de Niko.

Vous allez apprécier de pouvoir écouter vos morceaux préférés à la radio.

Une beauté qui a un prix

Au niveau des graphismes, Grand Theft Auto 4 est vraiment capable d’ouvrir un rendu époustouflant, que ce soit en termes de texture ou en termes de résolution. Par contre, cela se fait incontestablement aux dépends de la fluidité. Une fois testé avec toutes les paramètres au maximum, c’est avec un certain dépit que vous allez modifier une-à-une les options d’affichage pour tenter d’adapter la gourmandise du moteur du jeu à la puissance de votre configuration. Cependant, il ne faut pas se leurrer, même avec un PC récent, le taux d’images par seconde n’est pas toujours très confortable. En ce qui concerne la bande son, les voix sont une fois de plus en anglais, avec un sous-titrage possible en français. La musique est agréable et surtout variée. Les différentes stations de radio disponibles dans tous les véhicules permettent de proposer un large panel musical, d’autant plus que vous pouvez personnaliser la station "Independance FM" en copiant vos morceaux préférés, encodés en MP3, dans un des répertoires du jeu.

Il arrive que des ouvriers soient en train de rénover des portions de la voie express.

Une ville pleine de vie

Le terrain de jeu est tout simplement gargantuesque. Liberty City, clone de New York, est divisée en quatre îles débloquées l’une après l’autre au fil des missions. La priorité a été clairement donnée à l’immersion. En effet, jamais une ville n’a été aussi vivante. Vous vous surprenez à regarder, voire épier, les habitants dans leurs activités journalières. Leurs portables sonnent, et ils entament des conversations plausibles sur leur famille ou tout simplement sur la météo, vont faire leurs courses, vont travailler... Les ouvriers s’activent sur les chantiers, les livreurs sortent leurs marchandises des hangars avec leurs transpalettes. Ne vous étonnez pas si vous croisez une voiture en panne sur le bord de la route, avec son propriétaire en train de farfouiller sous le capot pour tenter de la réparer, tout cela fait partie du quotidien du petit monde de Grand Theft Auto 4. Par contre, quelques points introduits par San Andreas ne sont plus d’actualité. La possibilité de personnaliser sa voiture, par exemple, ou encore d’appartenir à un gang ou de faire de l’exercice pour améliorer votre rapidité ou votre endurance a tout simplement disparu.

Vous pouvez activer un GPS qui vous indique le chemin à suivre en jaune sur la mini-carte.

Le choix des commandes

L’aventure est jouable avec le couple clavier-souris, mais aussi à la manette. Les commandes sont basées sur la manette de la Xbox 360, mais la reconfiguration des touches n’est pas permise. Par contre, il est possible de jongler facilement entre les deux systèmes de contrôle au cours de la même partie. Par exemple, vous pouvez conduire votre voiture à la manette, et utiliser le fusil sniper à la souris pour être plus précis. La conduite des véhicules a d’ailleurs été modifiée par rapport à San Andreas. Les modèles physiques sont plus précis et surtout très différents selon le modèle utilisé, que ce soit au niveau de l’accélération, du freinage ou de la maniabilité. Les développeurs ont eu la bonne idée d’inclure dans le jeu un mode multijoueur et surtout un éditeur de ralenti. Vous pouvez ainsi conserver de petites séquences de jeu de trente secondes, leur ajouter des filtres, ou les assembler pour réaliser un montage de vos exploits. Ensuite, libre à vous de les partager sur Internet, notamment sur le Rockstar Games Social Club. Petit point noir, malgré l’installation du premier patch et des derniers pilotes de carte graphique, certains bugs demeurent : retours au bureau Windows inexpliqués, corruptions de graphismes, baisses brutales de fluidité, etc.
Les Plus
  • Des graphismes somptueux
  • Une ville vaste et vivante
  • Des modèles physiques variés
  • Une durée de vie énorme
Les Moins
  • Un système de protections envahissant
  • Un moteur graphique trop gourmand