Goûtez aux joies de l'éternité aux côtés de Perry Rhodan

03 août 2008
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En conclusion, Perry Rhodan : Le mythe des Illochims est un bon point and click. La réalisation est soignée, l’histoire bien ficelée et plus étoffée que la moyenne. Cette aventure s’inscrit avec fidélité dans l’univers dépeint par les romans. D’ailleurs, ce genre de jeu fait bien trop rarement appel à la science-fiction pour bouder son plaisir. Que vous soyez féru de jeux d’aventures ou complètement néophyte, vous ne regretterez pas votre achat.

Perry Rhodan est une série de science-fiction qui a vu le jour en Allemagne en 1961. Depuis, elle paraît sous forme de fascicules hebdomadaires, traduits en quantité variable en français. En effet, si la série compte à l’origine environ 2 500 fascicules, seuls 240 ouvrages ont été traduits dans notre langue. Le héros, devenu immortel grâce à un activateur cellulaire, s’illustre maintenant dans ce nouveau point and click développé par Braingame et édité par Deepsilver. La tâche s’annonce difficile : 3 000 ans d’aventures sont à prendre en compte tout en permettant aux non initiés d’appréhender facilement l’univers de Perry et de ses amis.

Pourquoi Mondra a-t-elle été la cible de cette attaque ?

Plus vieux que Mathusalem

Perry Rhodan est un ancien astronaute de l’U.S. Airforce né en 1936. Après de nombreuses péripéties spatiales, il rencontre les Arkonides, une civilisation extraterrestre très évoluée, et il devient immortel. De retour sur Terre, il unifie l’humanité et baptise son peuple les terraniens. Il devient alors le Résident, le chef du peuple de Terra. Vous êtes maintenant en 1346 de la Nouvelle Datation Galactique, c’est-à-dire en 4934 de notre ère. Vous incarnez le héros blond platine aux yeux bleus dans sa Résidence Solaire, le siège du pouvoir décisionnel de Terra. Vous assistez médusé à l’attaque surprise de votre quartier général. Des robots de combat endommagent le bâtiment, puis attaquent et enlèvent Mondra Diamond, votre plus proche amie. En attendant d’en savoir plus et voulant vous protéger, votre compère Bully, vice-Résident, vous confine dans votre demeure. Dès lors, des questions se posent : pourquoi les boucliers de défense ont-ils été désactivés ? Pourquoi Mondra a-t-elle été enlevée ? Comment vous enfuir de la Résidence Solaire et la retrouver ?

Le scanner fait apparaître les zones interactives mais vous immobilise quelques secondes.

Un gameplay classique

Le principe est éculé : vous déplacez Perry à la souris, en double cliquant pour le faire courir. La vue est à la troisième personne. L’interface est sobre : la partie centrale est réservée au jeu, et la partie inférieure à l’inventaire. Vous pouvez ramasser des objets et les combiner par glisser-déposer pour en créer d’autres. C’est le même système pour les dialogues : il suffit de glisser l’indice ou l’image d’un personnage qui figure dans l’inventaire directement sur la personne pour choisir les sujets de conversation. D’ailleurs, le curseur change d’aspect selon l’action envisagée, en une petite porte coulissante pour changer de pièce, par exemple. A l’instar des nouveaux jeux du genre, il est possible de faire apparaître toutes les zones "cliquables" de l’écran. Cette aide revêt même un aspect futuriste puisqu’il s’agit d’une espèce de scanner. Ainsi, en pressant la touche "s", un balayage s’effectue verticalement sur l’écran et de petits réticules jaunes indiquent alors les parties interactives. Par contre, les aller-retour incessants, traditionnel fléau du point and click, se font clairement sentir et allongent de manière superficielle la durée de vie.

Grâce aux terminaux positroniques, vous pouvez parfaire vos connaissances sur l'univers futuriste du jeu.

Un univers immersif

La volonté de vous plonger dans un monde vaste et cohérent est évidente. Déjà, Perry Rhodan est ainsi fourni avec un extrait du prochain tome qui permet de se familiariser avec l’œuvre. Ensuite, les personnages principaux de la saga sont soit présents, soit évoqués, et leur charisme est réel. En outre, le jeu regorge d’informations sur les exploits du Résident et de ses amis. Dans la Résidence Solaire, la galerie principale est décorée de panneaux qui permettent de découvrir les passages marquants de la vie de Perry. Autre exemple : des ordinateurs positroniques disséminés de-ci de-là apportent des précisions sur n’importe quel élément de votre inventaire, un peu à la manière d’une encyclopédie. Le scénario est quant à lui bien construit. Les énigmes sont variées et bien intégrées à l’univers : recherches de code, combinaisons d’objets ou puzzles constituent un petit défi lancé à vos neurones. La difficulté est bien dosée et les néophytes ne sont pas oubliés : le bracelet positronique, sorte de P.D.A. futuriste, donne de petites indications et conseils en cas de blocage. Enfin, la notice fournit la solution du tout début de l'aventure.

La petite vignette dans le coin supérieur droit vous indique à quoi ressemble l'écran suivant lorsque vous quittez une pièce.

Une réalisation technique de haut vol

Le rendu graphique est vraiment somptueux, surtout pour un point and click. L’impression futuriste est transcrite de fort belle manière grâce à la 3D. Les décors sont très variés et de très bonne facture : ils ne sont pas statiques et fourmillent de petits détails. Les personnages sont eux aussi très soignés et finement détaillés. Les animations sont parfois un peu robotisées, mais la qualité est globalement au rendez-vous. De plus, sur une machine récente, l’activation des ombres et de l’éclairage dynamique transcende encore ce rendu. Le doublage français est plutôt bon, de même que l’atmosphère sonore. Pas de problème particulier à signaler au niveau de la synchronisation labiale. Par contre, la résolution ne peut pas être modifiée et adaptée à celle de votre moniteur. Si celui-ci est de format large, de petites bandes noires sont alors présentes sur les côtés. Rien de rédhibitoire, mais il faut le signaler. Enfin, ces graphismes très réussis ont cependant un prix, puisque si votre matériel informatique est obsolète, des concessions sont nécessaires pour éviter que le jeu ne souffre de trop de ralentissements.
Les Plus
  • Une réalisation technique somptueuse
  • Un univers très immersif
  • Le scénario intéressant
  • Une bonne durée de vie
Les Moins
  • Des aller-retour rébarbatifs
  • Certaines animations trop "mécaniques"