Stuntman : Ignition tombe à pic

01 oct. 2007
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Stuntman : Ignition est une variante intelligente des jeux de voitures habituels. Au fond, le principe est le même : contrôler un bolide lancé à toute allure sur un parcours qu’il vous faut connaître par cœur. Mais la mise en scène délirante et les cascades à gogo font du titre de THQ un concentré d’adrénaline terriblement sympathique. Mis à part quelques regrets sur la fluidité du jeu dans les séquences les plus chargées et sur le mode multi-joueurs anecdotique, les reste est à la hauteur des attentes et va parfois au-delà. La difficulté du premier volet est mieux gérée : chacun peut se fixer des objectifs à sa mesure avec le même plaisir. Ajoutez à cela de beaux bonus comme le mode arène permettant de mettre en scène vos cascades et des Succès intéressants à obtenir, cela vous donne un bon jeu, unique en son genre. Si vous voulez renouveler vos sensations de conduite de façon spectaculaire, n’hésitez pas, endossez la carrière de Stuntman.

Les jeux de voitures requièrent depuis longtemps un apprentissage des circuits. Nombreux sont ceux qui permettent de faire des cascades. Mais il n'y a qu'un titre qui en fasse son sujet principal, ou plutôt deux désormais. Stuntman : Ignition représente le retour du jeu de cascadeur automobile sur les consoles actuelles, avec toutes les promesses pyrotechniques que ça implique. Six nouveaux films, une difficulté enfin accessible au commun des mortels et surtout un rendu visuel à crever l'écran, il y a de quoi faire. Moteurs... Action !

Les motos sont maniables mais peu résistantes.

De l'action en plan-séquence

C’est vous le nouveau cascadeur ? Vous avez intérêt à avoir les nerfs bien accrochés et à savoir suivre des instructions. Le studio de production a des habitudes bien particulières lorsqu’il s’agit de tourner des cascades automobiles : toutes les scènes sont tournées en plan-séquence. Il vous faut donc enchaîner les plus vertigineuses cabrioles sans faire trop de fautes. Heureusement pour vous, vous avez droit à l’erreur, et si la séquence est complètement ratée, vous pouvez reprendre depuis le début. Il n’y a que quelques acrobaties auxquelles vous ne coupez pas. Sauts, dérapages, frôlages et chocs, la liste est trop longue pour être énumérée à l’avance. C’est dans le feu de l’action que vous êtes averti, une trop longue hésitation vous sanctionne. Mais si vous voulez vous faire remarquer, vous pouvez en faire plus que ce que le réalisateur demande. Faites-en des tonnes, épatez les spectateurs : faufilez-vous dans des passages étroits, percutez des éléments de décor, roulez sur deux roues. Si vous parvenez à maintenir le rythme en risquant votre peau toutes les deux secondes durant toute la scène, votre réputation sera faite et tous les producteurs d’Hollywood se battront pour vous avoir.

Le plus original des véhicules : l'aéroglisseur.

Votre carrière de cascadeur

C’est à un véritable baptême du feu que vous avez droit. Votre premier film, Afterschock, est un film catastrophe dans lequel une petite ville de campagne est victime d’une éruption volcanique. Vous tournez six séquences plus explosives les unes que les autres en tant que doublure de différents rôles. Que vous interprétiez le chef des pompiers à bord de sa voiture de service ou un adolescent fuyant les coulées de lave à moto, attendez-vous à du grand spectacle. Passer à travers une maison sujette à un glissement de terrain ou sauter d’un parking aérien par-dessus les flammes sont des exemples comme d’autres des grands moments du film. Si vous faites vos preuves, vous pourrez tourner dans d’autres productions dans des genres très divers. Films policiers, nanards militaires, ou plagiats de James Bond, la carrière de cascadeur est certes courte mais franchement variée. Vous avez même l’opportunité de tourner dans des publicités ou dans des spectacles en arène. N’ayez pas de complexes vis-à-vis des acteurs : vous baignez dans le même milieu sauf que vous avez le droit à votre dose d’adrénaline quotidienne. Les producteurs ne vous invitent pas à voir le film une fois votre job terminé, mais vous pourrez en voir la bande-annonce. Toutes vos scènes y sont incluses, c’est donc amplement suffisant pour votre égo !

Rouler sur deux roues représente la plus difficile des cascades.

Une mise en scène explosive

Vous verrez, vous n’avez pas à vous plaindre du travail des décorateurs. Ils font du bon boulot, quel que soit le contexte du film. Les spécialistes des effets spéciaux sont à l’honneur bien entendu. Ils sont un peu comme vos maquilleurs personnels, ce sont eux qui mettent en valeur vos cascades. Que vous ayez à embraser votre propre véhicule ou que vous deviez tirer des missiles, vous pouvez compter sur eux pour que cela fasse illusion. Mais la palme du mérite revient sans hésiter au metteur en scène. Chacun des véhicules, des éléments de décor mobiles, tout ce qui est en mouvement dans la séquence est chorégraphié avec la méticulosité d’un orfèvre. Vous n’avez aucune excuse : si une scène se déroule mal, c’est de votre faute, car tout a été prévu pour que vous puissiez enchaîner les acrobaties avec fluidité. Il faut reconnaître que votre métier a du bon. Ecraser des véhicules de police à bord d’un quatre-roues géant ou sauter à travers le cockpit d’un hélicoptère est grisant. Vous aurez probablement envie de supplier le réalisateur pour qu’il vous laisse réessayer encore et encore de rejouer une scène pour atteindre l’enchaînement parfait. Allez, enfilez votre casque et glissez-vous dans votre combinaison ignifugée. Et lorsque votre véhicule percutera un camion-citerne à deux-cent à l’heure, rappelez-vous que ce n’est que du cinéma.
Les Plus
  • La mise en scène des séquences
  • La difficulté adaptée
  • L'ambiance hollywoodienne
  • Les enchaînements tendus
  • L'accompagnement dans l'apprentissage
Les Moins
  • Pas toujours fluide
  • Un multi peu poussé