Diddy Kong Racing revient sur DS

12 mai 2007
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Rare
  • Sortie initiale 20 avril 2007
  • Genre Course

Il semble que l'avarice soit un mot totalement inconnu des développeurs du jeu. Après ce mode aventure qui est, vous en convenez, bien consistant, vous pouvez attaquer les Défis. Ou encore l'aventure n°2 maintenant débloquée : tous les circuits sont en mode miroir. Les courses uniques permettent de se battre contre le "fantôme" de TT le petit chronomètre. Maintenant, vous choisissez avec quel véhicule vous abordez les courses, ce qui donne plusieurs angles d'approche. En théorie. Le mode multijoueur est impeccable : jusqu'à 8 concurrents s'affrontent en local comme en ligne sur du contenu bien souvent acheté au prix fort. En effet, les pièces ne pleuvent pas et le moindre de vos achats vous ruine pour longtemps. De plus, il n'est pas aisé de comprendre pourquoi deux améliorations "A" et "B" coûtent le même prix, autant aller vers la plus avancée, non ? Au final, ce titre riche prouve surtout que son aspect visuel a vieilli et que sa conduite est souvent molle. La bande son est intéressante et chaque thème est correctement abordé. Il est nécessaire de conclure sur le fait que Diddy Kong Racing est un bon jeu, mais il ne tient pas la route face à son concurrent.

Diddy Kong Racing est l'exact copie de la version sortie sur N64. Encore une fois, il est dur de ne pas faire le parallèle entre ce jeu et son concurrent direct Mario Kart. Néanmoins, la série des plombiers fans de karting a su évoluer avec le temps, contrairement au titre de Rare. Est-il bon de rester sur ses acquis ? Il semble que ce choix se révèle être dangereux.

Taj le génie permet d'arrondir les fins de mois.

Sur tous les fronts

Inutile de jouer au jeu des 7 différences entre Diddy Kong Racing et Mario Kart DS : il y en a bien plus que cela. D'ailleurs, le succès très mérité de la dernière mouture de la série made in Nintendo ne peut que mettre en position de challenger Diddy et ses amis. Voyez plutôt ce que peut vous apporter cette adaptation comme un long mode aventure qui prend place sur une île paradisiaque, divisée en mondes. Seulement, cette île est terrorisés par le vil Wizpig : un énorme cochon fou. A vous de le vaincre en remportant les épreuves et, de ce fait, en collectant des amulettes. Bien que ce scénario paraisse anecdotique, il permet de vous laisser gambader librement. A vous alors de concourir où bon vous semble. Cette liberté est toute suggestive car un nombre de ballon minimum à posséder pour débloquer telle ou telle course est de rigueur. Ces ballons se remportent à chaque victoire ou défi gagné. Le système est simple mais vous ne voyez pas très bien où cela peut vous mener.

Tracez le circuit, choisissez le relief et roulez jeunesse !

Tout ce contenu dans une seule cartouche

Chaque monde est découpé en quatre épreuves principales. Une fois gagnées, ces épreuves permettent d'affronter le boss local dans une course supplémentaire. Ensuite, vous re-parcourez les mêmes circuits mais à bord d'un tapis volant, que vous ne contrôlez pas. En effet, il vous faut éclater un nombre maximum de ballon au stylet et au passage amasser des pièces. Une fois accomplies, ces épreuves donnent encore le droit de combattre le boss dans une toute nouvelle course avant de le finir dans un défi tactile. Ce dernier vous replace dans la même course, mais vous donnez la trajectoire de votre véhicule par coups de stylet. Injouable ! C'est seulement maintenant que vous pouvez tenter de gagner la course "Trophée" du monde en question. Cette dernière regroupe tous les circuits du monde. Et c'est en étant vainqueur de ce mini-championnat que vous gagnez un morceau d'amulette qui, au final, vous permet de battre l'affreux Wizpig. Autre point : en retrouvant la clé cachée dans chacun des mondes, vous combattez TT le petit chronomètre sur un circuit que vous créez - presque - vous-même. Grâce à l'éditeur bien sûr !

Soufflez sur votre hydroglisseur ou faites tourner l'hélice en début de partie.

Et plus encore

Ce mode aventure vous tient en haleine 8 heures au bas mot. Ajoutez à ça que des défis disséminés sur la carte peuvent vous tenir occupé un bon moment. Ce sont des petits jeux souvent jouables au stylet qui permettent de gagner des pièces, ou d'autres épreuves plus communes proposées par Taj votre génie protecteur. La monnaie sert à acheter des améliorations pour vos véhicules : Kart, Avion et Hydroglisseur. Et même s'il est aisé d'arriver en face du boss de fin sans acquérir d'amélioration, vous n'irez pas plus loin sans investir. Pour cela, jouez sur votre départ. Quelle que soit la course, vous devez interagir au stylet ou en soufflant dans le micro pour démarrer correctement. Une fois assez d'avance prise, ne manquez pas les turbos et évitez les murs. C'est assez dommage, une difficulté progressive obligeant à aller fréquemment au garage aurait été préférable.

Des vignettes montrent qui vous a touché, ou qui vous avez gêné.

Un système de bonus quasi-identique

Dommage également que l'IA ne soit pas plus appropriée. Dépasser un adversaire relève du défi. Un seul choix : utiliser les options de course. Le système est intéressant car plus vous ramassez une option, plus elle devient puissante. Il existe aussi des bonus permettant de transformer l'option en capacité. Petite explication : vous passez sur un ballon roquette, vous pouvez tirer 1 roquette. En passant une deuxième et une troisième fois sur ce ballon, votre roquette devient une mini-bombe. Décidez maintenant d'en faire une capacité et vous constatez que trois roquettes tournent autour de vous. Elles atteindront d'elles-même vos ennemis les plus proches. Certes, vous faites le parallèle avec les carapaces de Mario Kart, mais Diddy Kong Racing offre d'autres bonus. Vous pouvez choisir d'incarner d'autres personnages aux compétences de pilotage différentes en cours de route. Bien entendu, vous débloquez beaucoup de ces derniers en cours de championnat. Seulement, vous arrivez sans grande peine devant Wizpig le boss et sans tout débloquer. Alors, à quoi bon se donner du mal ?
Les Plus
  • Tant de contenu sur une si petite cartouche
  • Un mode solo accrocheur, même s'il est trop facile
  • Un jeu qui suscite un réel intérêt
Les Moins
  • Des graphismes ternes
  • Un contenu souvent très cher à débloquer
  • Taj propose un défi mais vous ne pouvez le refuser : c'est rageant !
  • Une adaptation brute de fonderie qui ne paye pas au final
  • Un ensemble bien mou