Bionicle Heroes, en avant les histoires

11 janv. 2007
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Oui mais le plaisir de jeu dans tout ça ? Si le fait de rester appuyer sur un bouton en attendant que votre viseur change de cible vous amuse, c'est parfait. Le 1% d'intérêt est sauvegardé et Bionicle Heroes mérite bien mieux qu'une note à ras de terre. Ajoutez à cela une répétitivité jusque là rarement égalée dans les niveaux et le must est obtenu. Plus sérieusement, derrière tous ces défauts pour les grands se cache un titre destiné aux plus jeunes. Car à moins que vous ne jouiez encore aux Lego, le jeu ne peut décemment pas vous intéresser. Cependant, le jeune public à qui il est destiné ne doit pas être trop âgé car la répétitivité à de nombreux niveaux de ce titre à de quoi effrayer. Alors prenez le pour vos enfants, pour peu qu'ils soient fans des jouets, et aux moins vous savez que les cubes seront rangés en fin de partie. Gageons que le titre leur plaira.

Les Bionicles, une gamme de produits LEGO, ont par le passé fait une brève apparition en jeu vidéo. Ce fut un ratage total, voire un Tchernobyl vidéo-ludique. Mais aujourd'hui, une nouvelle adaptation de la licence est confiée aux géniaux parents des Lego Star Wars. Vous vous en frottez les mains à l'avance ? En fait, mieux vaut les rangez sagement dans vos poches car ce titre est avant tout destiné aux enfants.

Un jeu où vous devrez appuyer sur un bouton.

Rendez-vous dans le bac à sable

Bionicle Heroes reprend le principe même du jeu de tir à la troisième personne, le TPS. D'une caméra placée un peu en recul par rapport à votre personnage, vous déplacez ce dernier ainsi que sa visée. Face à vous, d'affreux méchants de la gamme : les Piraka. Les connaisseurs reconnaitront leurs personnages préférés : les 8900, 8901, 8902, ou autrement Reidak, Hakann et bien d'autres encore. Mais gardons la surprise pour les plus fans et revenons au coeur du jeu. C'est donc sur l'île de de Voya Nui que vous tentez de repousser l'envahisseur. Pour vous aider dans cette tâche, vous disposez de masques. Ils possèdent chacun une capacité spéciale. Tantôt vous pouvez sniper, tantôt vous allez dans l'eau ou encore vous marchez sur la lave. C'est donc six pouvoirs spéciaux au total qui vous épaulent dans cette quête. Changez de l'un à l'autre se fait très simplement, une touche faisant défiler les masques. Totalement novateur.

Les phases de "construction" sont agréables.

Une réflexion massive

Mais attendez, le plus ahurissant vient du fait que les ennemis massacrés se transforment en petits tas de Legos. Oui, parfaitement, les méchants deviennent des tas de viande dans Doom. Ou encore en tas de chevreuil dans Deer Hunter. Alors pourquoi pas en Legos ici ? Bref... Ces petits tas ramassés permettent de, tenez vous bien, passer en mode furieux. Pendant un court laps de temps, vous et vos armes êtes boostés. Un peu à la manière de Crazy frog qui ramasse un bonus, mais pas un bonus Lego. Ce n'est pas fini, vous pouvez aussi déplacer de gros cubes qui vous barrent le passage. Et c'est là où dans les moments de stress intense lorsque vous remplissez vos jauges du sang Legoïque de vos ennemis, que vous ressentez la touche de l'équipe des Traveller's Tales. La manière dont les éléments se déplacent font évidemment penser à Lego Star Wars. Tous ces blocs accumulés permettent aussi d'acquérir des objets et autres améliorations entre les niveaux. Seulement voila, il faudra en vouloir pour en arriver jusque là.

Un masque, qui vous donne de nouvelles capacités.

Une décoration néo apocalyptique

Il est amusant de noter qu'il vous a été caché quelques points intéressants. Les plus intelligents d'entre vous auront su les déceler. Seulement, si vous n'êtes pas d'une intelligence supérieure, c'est normal de ne rien avoir vu. Alors stoppez les complaintes et constatez. Les plus attentifs savent déjà que la visée est automatique. C'est noté quelque part dans le premier paragraphe. En sanscrit. Vous convenez sans peine que ce système de tir enlève 99% de l'intérêt du jeu. Aussi, concentrons nous sur le 1% restant qui pourront certainement relever de beaucoup la note destinée à ce titre. Passons aux graphismes qui rappellent bien les boites de jeux que vous croisez dans les grandes surfaces. Pas de doute l'univers est bien retranscrit. Les mondes, 25 au total, sont excessivement colorés. Mais hélas, les effets mêlés aux cubes qui volent dans tous les sens vous poussent à ne plus savoir si votre arme tire effectivement sur les ennemis. Comprenez par là que ce que vous avez à l'écran est un peu fouillis ("pandemonium" serait plus adapté).
Les Plus
  • Accessible aux touts petits
  • La gamme de jouet est bien recalquée
Les Moins
  • Les graphismes piquent souvent les yeux
  • Hautement répétitif