Need for Speed Payback

18 déc. 2017
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La vengeance est un plat qui se mange glacé

Need for Speed Payback est un épisode moyen de plus dans une série qui tourne en rond. Ironique pour un jeu de course en monde ouvert. Hélas, pas de quoi être surpris au regard de la trajectoire de la série. Honnêtement, difficile de supposer que la licence d'Electronic Arts puisse s'en sortir avec des titres pareils, basés sur une prise de risque particulièrement modérée. Jamais vraiment révolutionnaire et jamais totalement grisant, Need for Speed Payback n'amuse que lors de ses courses spéciales et autres poursuites. Un maigre programme quand vous savez qu'il faut parfois enchainer une dizaine de défis anecdotiques pour y goûter. Besoin de vitesse, et d'idées désormais.

Avec la série d'Electronic Arts, difficile de savoir s'il faut une nouvelle fois parler de reboot. Toujours est-il que Need for Speed Payback pointe le bout de son nez en cette fin d'année 2017. Pari réussi ou énième épisode à mettre de côté ?

Le principe

Need for Speed Payback propose un aspect Fast and Furious qui ne réside pas tant dans son scénario que dans certaines phases de gameplay. Car pour l'histoire, nous sommes sur du très classique, avec une quête vengeresse suite à des courses truquées. Même en terme d'enjeux, on est loin de la dramaturgie qu'aurait pu susciter (par exemple) le décès d'un personnages constituant votre "crew" de départ.

L'idée "trollesque" du jeu consiste à vous faire combattre des courses truquées tout en vous faisant participer à des courses manipulées par les développeurs. Très classique, Need for Speed Payback vous fait parcourir un environnement ouvert à la recherche de défis. C'est après en avoir fait plusieurs que vous débloquerez des épreuves que nous qualifierons de spéciales.

Mais le jeu n'est jamais calibré pour la course pure et dure, et il n'est pas rare de voir l'ordinateur ralentir subitement pour finalement vous laissez gagner une course. Oui, quand nous vous disions que les développeurs truquent les courses, ce n'était pas une blague. Reste alors ces épreuves atypiques basées sur des poursuites et de l'action. Dans ces moments, le jeu dispose d'un aspect cinématographique qui est probablement sa force. Il est dommage que ces défis soient assez rares, et que le contenu annexe s'apparente plus à du remplissage qu'à autre chose.

Les missions de l'histoire sont les plus réussies. Ici, il faut vous placer derrière le camion.

Pour qui ?

Du coup, Need for Speed Payback se destine avant tout aux fans de films tels que Fast and Furious. Côté conduite, le titre est clairement orienté vers l'arcade, au point d'intégrer des épreuves de "drag" vous demandant de foncer en ligne droite ou presque, en passant simplement les vitesses à la manières d'un QTE. Tout aussi compliqué à tolérer pour les fans de jeux de course : la technique en dents de scie du titre nivelle assurément l'expérience vers le bas. En plus de ne pas être particulièrement joli, Need for Speed Payback n'est pas rapide et laisse donc une drôle d'impression, surtout à une période ou la concurrence se met à la 4K en 60 images/seconde. Nul doute que les aficionados du genre regarderont ailleurs, même dans le secteur de la course arcade.

Le système de progression est classique. Après les défis, vous gagnez des pièces aléatoirement.

L'anecdote

Exemple typique du côté lourdingue et superficiel de Need for Speed Payback : la chasse aux trésors. Comme dans les autres jeux de course en environnement ouvert, le titre vous récompense parfois en vous indiquant des épaves de vieilles voitures à restaurer. Toutefois, une dimension absurde s'ajoute dans le cas qui nous intéresse. Une fois le châssis récupéré à l'aide d'une carte et d'un indice, il vous faut en plus continuer la recherche de pièces annexes. Un aspect particulièrement ennuyeux et qui résume assez bien le remplissage artificiel de l'expérience.
Les Plus
  • Une progression tout de même bien calibrée
  • Les défis et poursuites scénarisés, sympathiques
Les Moins
  • Pas beau
  • Pas rapide
  • Un contenu d'une banalité affligeante par moment
  • Des annexes lourdingues
  • Un scénario qui aurait pu être beaucoup plus travaillé