Batman : Return to Arkham

01 janv. 2017
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Du cuir reconstitué

Remastering des deux premiers épisodes de la saga Batman Arkham, Return to Arkham offre un subtil mélange d’infiltration, d’exploration et d’ambiance sombre inhérente à cette saga. En somme, du très bon ! Malheureusement, cette version remasterisée, sous Unreal Engine 4, vous propose un jeu plus lisse mais avec un framerate très décevant. Pour 50 € (couinement de chauve-souris), voila qui reste onéreux pour une mise à jour graphique maladroite.

Qui dit remasterisation dit excellent jeu logiquement plus joli et plus fluide. Hélas, Batman : Return to Arkham réédition des épisodes Arkham Asylum et Arkham City ne proposent pas le framerate de ces fleurons de la génération de console précédente. Une belle déception.

L'histoire

La saga Arkham commence à l’instant où Batman capture le Joker et le conduit dans l’asile du même nom. En arrivant dans ledit établissement, le Joker s’échappe, prend le contrôle de l’asile et c’est à ce moment que tout part en batcacahuètes. Durant cette chasse au clown, notre solide chauve-souris va croiser les supers vilains fraîchement libérés par le Joker qui chercheront, à leur manière, à se venger de les avoir enfermés dans ce sombre asile. L’Épouvantail va vous faire vivre vos pires cauchemars. Le pingouin va lancer après vous, à l’ancienne, une horde de mercenaires armés jusqu'aux dents. Killer Croc quant à lui souhaite, plus sobrement, ne faire qu’une bouchée de la chauve-souris musclée.

À la base Batman devait rentrer tôt ce soir là...

Le principe

Batman : Arkham Asylum et Batman Arkham City proposent une expérience d’exploration et d’infiltration en vue à la troisième personne. Les mécanismes de jeu autour des batgadgets sont simples mais efficaces. Les déplacements, fluides, s’actionnent autour du combo batgrappin et cape qui permet de planer entre chaque saut. Cette sensation de fluidité et de facilité atteint son paroxysme dans l’épisode Arkham Asylum.

Les mécanismes de combat sont basiques mais plaisants. Ils vous offre une impression de puissance contre les ennemis non armés. Les affrontements contre des malfrats armés se révèlent plus punitifs vous poussant à une l’infiltration méthodique ou à des combats sans aucune marge d’erreur.

L’enchaînement des missions peut-être jugée lourde dans le premier volet avec des aller-retours pour débloquer des passages avec de nouveaux gadgets, un peu à la Metroid Prime. Arkham City offre quant à lui une expérience totale d’incarnation du héros de cuir et de cape dans un Gotham ouvert. Les phases en ville deviennent mémorables grâce notamment à un déplacement aérien qui vous offre un réel sentiment de puissance et de liberté. Ajoutez à cela une multitude de missions secondaires, des énigmes en veux-tu en voilà et vous obtenez un ensemble bien ficelé tel un bandit gigotant au bout de votre bat-grappin.

Concernant la technique, la résolution en 1080p est bien là. Les textures sont plus lisses et les effets de lumière un peu plus poussés. Cependant, le framerate n’est pas constant ni impressionnant. Une grosse déception sur ce point, qui est l’aspect attendu dès lors que nous sommes en présence d'une édition remasterisée.

Les graphismes sont rehaussés mais le manque de fluidité reste critique.

Pour qui ?

Si vous faites partie des rares à avoir raté la série Batman Arkham et que vous n’avez pas peur des chutes de framerates, vous pouvez y aller les yeux fermés. Si vous êtes un fan de Batman, vous avez déjà sûrement mis la main sur les versions de 2009 et 2011. La présence de l’ensemble des DLC va peut-être vous pousser à vous alléger de 50 €.

Les phases avec Catwoman sont pleines de finesses, de cuirs et de fouets.

L'anecdote

J’ai été agréablement surpris par le gameplay de Catwoman, jouable dans Batman Arkham City. La femme chat possède des déplacements très proches de ceux de son collègue ailé mais avec suffisamment de différences pour me forcer à changer ma manière d’aborder le jeu soit de façon plus fine (ronronnement).
Les Plus
  • Les déplacements aériens grisant
  • L'ambiance sombre et mature
  • Le design des personnages
  • Une bonne durée de vie
  • Des mécanismes de jeu simples et efficaces
  • Des phase d’infiltrations offrant un vrai défi
Les Moins
  • Une remasterisation timide, un jeu en 1080p mais pas vraiment plus fluide
  • Des phases d’enquêtes anecdotiques
  • Le prix même l’ensemble des DLC sont disponibles

À propos de l'auteur

Il se déplace en roulant, car il n'est pas doué pour la nage. Quand il est heureux, il applaudit avec ses nageoires.

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