Romance of the Three Kingdoms XIII

27 juil. 2016
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3

Mon royaume contre ce jeu !

Romance of the Three Kingdoms XIII est assurément un bon jeu, aussi complet que généreux. Assez passionnant grâce à son mode Hero faisant office d'introduction de premier choix, le titre pourra vous passionner pendant des dizaines d'heures (le temps par exemple de glaner tous les trophées). Seul regret : bien que plutôt accessible grâce à son didacticiel de luxe, le jeu oublie parfois d'indiquer des choses aussi simples que pratiques. De même, soulignons un manque de lisibilité et une interface un peu frustrants par moment.

Souvent cantonnée au PC ou à l'import, la série Romance of the Three Kingdoms arrive cette fois chez nous sur PlayStation 4. Toutefois, vu le travail effectué par Koch Media pour que nous puissions bénéficier de ce genre de jeux confidentiels, difficile à dire que nous sommes surpris. Ce n'est pas pour autant une raison de bouder notre plaisir.

L'histoire

Comme son nom l'indique, Romance of the Three Kingdoms XIII reprend l'histoire des Trois Royaumes. Vous vous retrouvez donc à arpenter l'histoire de Chine à travers différents modes, mais surtout à travers un mode Hero faisant autant office de mode Story "classique" que de didacticiel de luxe. S'étalant sur une quinzaine d'heures, ce dernier propose une narration faîte d'illustration et de quelques cinématiques. Un pan du jeu qui brille autant par son rythme - c'est un vrai plaisir de suivre l'histoire qui alterne pour une fois les points de vue - que par la relative clarté de ses explications.

Nous vous conseillons évidemment de mettre le jeu en chinois.

Le principe

Pour résumer, nous pourrions dire que Romance of the Three Kingdoms XIII est le pan politique de Nobunaga's Ambition. Quand ce dernier se focalisait sur la gestion des ressources et de l'économie, Romance of the Three Kingdoms XIII se concentre plutôt sur l'importance des relations politiques et sociales. Sans surprise, vous devez toujours caresser vos collaborateurs dans le sens du poil (discussions, cadeaux, etc.) mais quelques nouveautés sont aussi présentes. Ainsi, vous pouvez directement jouer sur vos relations et le charme de ces dames pour "cajoler" des officiers. De même, il est possible de débattre avec des interlocuteurs pour les convaincre d'un raisonnement. Une bonne idée sur le papier mais qui se révèle un peu décevante dans les faits puisque se résumant à une sorte de pierre-feuille-ciseaux. C'est dommage, surtout au regard du mode scénarisé. Nous aurions aimé, par exemple, un système d'embranchements narratifs à la fois plus immersif et plus moderne.

D'ailleurs, le jeu reprend le pierre-feuille-ciseaux pour des combats sous forme de duels. Des affrontements qui brillent par leur mise en scène et qui tranchent avec le côté stratégie du reste du jeu. En effet, si les mouvements s'apparentent globalement aux possibilités entrevues dans Nobunaga's Ambition, les batailles se jouent plutôt sous forme de jeu de stratégie en temps réel (sur terre mais aussi sur l'eau). La plupart du temps, vous devrez décimer l'ennemi ou capturer ses bases. En plus de gérer vos troupes, des compétences spéciales nécessitant l'utilisation d'une jauge dédiée sont présentes et ont une importance primordiale. Augmentation de statistiques, baisse du moral de l'ennemi, augmentation de celui de vos troupe... Voilà de quoi faire de belles différences pour remporter la victoire.

Esthétiquement, les duels sont grisants. Il vous faut aussi parfois distraire vos troupes.

Pour qui ?

Plutôt enthousiasmant, le jeu aurait élargi sa cible si certains détails agaçant n'étaient pas présents. Il y a par exemple à tout ce qui est lié à l'interface, qui n'est jamais pratique lorsqu'il s'agit de sélectionner des unités avec précision. Pour le coup, la série nous rappelle ses origines sur PC. Plus gênant encore, le titre aime se prendre bêtement la tête par moment (et vous faire prendre la votre par la même occasion). C'est le cas, par exemple, lorsqu'il ne vous explique pas comment réunir des troupes en un même lieu pour les envoyer facilement au combat. Un constat d'autant plus déroutant que le problème n'était pas présent dans Nobunaga's Ambition. Heureusement, une fois que vous aurez fait fonctionner votre matière grise, vous devriez vous en sortir sans (trop) de soucis. Malgré ces détails, Romance of the Three Kingdoms XIII reste plaisant et les fans du jeu précédemment évoqué devraient y trouver leur compte, surtout que le mode Hero est véritablement une réussite.

Les batailles navales sont classiques mais prennent en compte le courant et la faculté à naviguer.

L'anecdote

Symbole des petits couacs agaçant de ce Romance of the Three Kingdoms XIII : il m'a fallu plusieurs heures pour trouver la fonction "Sauvegarder". J'ai bien cru, pendant tout ce temps, qu'il était juste impossible de sauver sa partie (surtout que les premières batailles sont assez courtes). Et pour cause, malgré le nombre d'inscriptions présentes à l'écran, jamais le jeu n'indique qu'il faut appuyer sur le pavé tactile pour accéder à ce menu. C'est d'autant plus cocasse que certaines autres touches de la manette n'ont que très peu d'utilité.
Les Plus
  • Un scénario limpide et rythmé
  • Un didacticiel bien fichu
  • Quelques vraies bonnes idées de gameplay
  • Des musiques assez sublimes
  • Quelques batailles vraiment épiques
  • Des dizaines d'heures de jeu
Les Moins
  • Les mécaniques basées sur le pierre-feuille-ciseaux, plutôt décevantes
  • Très loin d'être beau, surtout lors des gros plans (une déception comparé aux autres jeux PS4 de Tecmo Koei)
  • Un jeu qui manque parfois de lisibilité
  • Des soucis d'explication à se taper la tête contre un mur par moment
  • Attention : anglais uniquement