Stories : The Path of Destinies

24 mai 2016
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Des histoires au destin un peu décevant

Stories : The Path of Destinies est ce qu'on appelle un "petit jeu sympathique". Pourtant, difficile de ne pas souligner le manque d'originalité en matière de gameplay (il faudra un jour condamner tous ces jeux qui reprennent sans réfléchir le système de Batman Arkham) et le plus gros point faible du titre : son histoire qui ne vous transporte jamais. C'est d'autant plus dommage car Stories : The Path of Destinies sait parfois se montrer original, notamment dans la gestion de son rythme et de sa structure. Avec quelques ajustements et une histoire décente, Stories : The Path of Destinies aurait eu une meilleure note.

Au rayon des jeux indépendants, on demande le "petit jeu sympa basé sur de l'action et un système de compétence addictif". Oui mais voilà, Stories : The Path of Destinies a au moins une chose originale : son système de progression.

L'histoire

Le principal souci de Stories : The Path of Destinies, c'est probablement son histoire qui ne vous emballera jamais. Vous mettant dans la peau d'un renard devant sauver le monde, le jeu vous propose de faire des choix pour progresser. Hélas, vous ne vous sentez jamais concerné par l'histoire. Un constat notamment dû à la narration en elle-même, le jeu narrant l'aventure de Reynardo uniquement à travers une voix off. Ce n'est pas idéal pour l'immersion.

L'histoire de Stories n'est vraiment pas passionnante.

Le principe

Ce qui est dommage, c'est que le système d'embranchements narratifs de Stories : The Path of Destinies est justement la carotte constituant l'originalité du jeu. Pour faire simple, vos choix ont une incidence sur l'ordre des niveaux que vous parcourez. Si un "run" est assez court (environ 1h30), il faut le refaire plusieurs fois pour avoir toutes les clés de l'histoire et obtenir l'accès à tous les niveaux.

Pour ce qui est de la jouabilité, Stories : The Path of Destinies demeure un jeu d'action très classique. Basé sur un système de combat emprunté à Batman Arkham, le jeu dispose aussi d'un système d'amélioration de compétences et d'équipement. Si l'utilisation de gemmes est anecdotique, les épées participent pleinement à votre progression sans la mesure ou leur type (feu, glace, etc.) vous donnent accès à des passages secrets.

La confection d'une arme impliquant l'utilisation de matériaux récupérés dans des coffres, il vous faut donc faire plusieurs "runs" pour avoir accès à toutes les zones de l'aventure. Globalement, le résultat reste assez addictif même s'il n'est jamais flamboyant outre mesure (le jeu manque de fond et reste assez bête). À noter que les ambiances visuelles variées apportent un vent de fraîcheur bienvenu, surtout que les niveaux sont finalement très courts. Dommage que le jeu pâtisse de quelques ralentissements certes jamais trop gênants, mais qui ternissent un peu l'expérience.

Contres, compteur de combos, grappin pour enlever les boucliers... Le cahier des charges est rempli.

Pour qui ?

Stories : The Path of Destinies est le jeu apéritif par excellence. Jamais trop compliqué (les points de contrôle sont présents avant chaque affrontement), Stories se déguste comme un bonbon. Si les amateurs d'expériences addictives peuvent y trouver leur compte, certains peuvent toutefois être rebutés par l'histoire parfaitement anecdotique.

Les ambiances sont variées et assez réussies.

L'anecdote

Si la narration sous forme de voix-off est calamiteuse (dommage de ne pas avoir droit à un doublage français), Stories : The Path of Destinies joue sans cesse la carte de l'humour. Presque un peu trop d'ailleurs. Ainsi, les clins d'œil son nombreux, comme lorsque le titre explique que Reynardo a trouvé un volume de Superman en brisant des caisses, ou quand il évoque la chanson des Daft Punk "Harder Better Faster Stronger".
Les Plus
  • Une vraie idée narrative et une vraie gestion du rythme
  • Un amusement servi par des ambiances variées
  • Un système de compétences addictif
  • Assez long au final (mais un peu répétitif)
Les Moins
  • Mais pourquoi ne pas avoir fait une histoire plus passionnante ?
  • L'absence de voix-off françaises est gênante
  • Tout de même très/trop classique dans le fond