Coffin Dodgers

16 sept. 2016
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L'enterrement de vie de papy

La note peut paraître sévère mais il faut avoir conscience qu'il y a un monde entre Coffin Dodgers et les meilleurs jeux du genre. Techniquement d'abord, puisque vous aurez remarqué que le jeu est loin d'être beau. Mais surtout au niveau du gameplay, secteur où le jeu manque cruellement d'ambition. La résultante est simple : difficile d'imaginer enchaîner les soirées entre amis sur Coffin Dodgers. Pour un jeu de course arcade, ça la fout mal...

Drôle de secteur que celui des jeux de course arcades, où chaque titre semble vouloir prendre sa part du gâteau Mario Kart. Disposant d'un cadre relativement amusant, Coffin Dodgers ne risque pourtant pas de tirer son épingle du jeu.

L'histoire

Passé son cadre atypique - vous incarnez des vieillards poursuivis par la grande faucheuse - Coffin Dodgers est un jeu finalement très classique. Les courses reprennent donc le principe de Mario Kart, avec des bonus répartis le long des tracés. Des circuits qui soit-dit en passant manquent de diversité, que ce soit sur le plan visuel ou de la physionomie des courses. Les bonus à récupérer sont tout aussi classiques, allant de l'habituel turbo aux missiles, en passant par les ondes de choc ou les flaques d'huile.

Le résultat aurait toutefois pu être sympathique à condition que le gameplay intègre quelques subtilités. Hélas et comme trop souvent avec ce type de jeu, Coffin Dodgers propose une physique des véhicules pour le moins simpliste. Couplée à l'absence de mécaniques liées à la conduite (dérapages, sauts, etc.), le titre ne parvient jamais à emballer.

D'ailleurs, c'est sur son système de progression qu'il essaye de jouer la carte de l'originalité. Avec des coupes à élimination premièrement. Ainsi, la mort vient prendre les derniers au classement après chaque tournois terminé. Ensuite, le titre propose un système d'amélioration du bolide plutôt complet, permettant de renforcer ses performances mais aussi sa capacité à cumuler les bonus ou autre. Dommage que l'intelligence artificielle ne soit pas à la hauteur et que, de ce fait, tous ces pans annexes soient finalement trop anecdotiques.

Le système d'amélioration du bolide est complet.

Le multi

L'autre gros souci, c'est qu'avec un gameplay simpliste et à force de jouer la carte des pans annexes, Coffin Dodgers met son mode multijoueur de côté. Si celui-ci est logiquement présent, difficile d'imaginer s'embarquer dans des courses endiablées avec des amis. En effet, le gameplay ne pousse pas vraiment à l'investissement et n'invite pas non plus à l'amusement.

Les modes annexes (ici l'exploration) n'ont que très peu d'intérêt.

Pour qui ?

D'ailleurs et de façon générale, Coffin Dodgers rappelle surtout les jeux disponibles sur smartphone, et pâtissant d'un gameplay simpliste inévitablement lié à leur support. En fin de compte, l'atout de Coffin Dodgers sur PlayStation 4 réside probablement dans son manque de concurrence sur le secteur des jeux de course multijoueur. Si la Xbox One bénéficie par exemple d'une rétrocompatibilité salvatrice à ce niveau, la console de Sony manque encore de séries ayant fait les beaux jours de la PlayStation 3 ou de la PlayStation Vita. Toutefois, pas sûr que cela suffise à convaincre les fans de ce type de jeu...

Bien que disposant d'histoires amusantes, les personnages manquent de singularité niveau gameplay.

L'anecdote

Nous n'allons pas vous mentir : dans le flot continue d'actualité et de sorties, il arrive que certains jeux - heureusement rares - passent un peu à la trappe sur Gamatomic. Néanmoins, il n'est pas rare d'être surpris par tel ou tel titre, parfois pour des raisons parfaitement futiles. Dans le cas de Coffin Dodgers, je ne me souviens pas avoir déjà joué à un jeu de course me proposant d'incarner un papy Amish. Typiquement le genre de détails loufoque qui nous font apprécier le fait de tester des jeux de second plan.
Les Plus
  • Certains pans annexes
Les Moins
  • Pas beau
  • Le défi final et les ralentissements qui l'accompagnent
  • Aucune subtilité
  • Un manque cruelle de variété sur le plan visuel
  • Des circuits convenus
  • Potentiel très faible en multi