Konami

22 juin 2011
Rédigé par

Le futur de l'éditeur en trois gros titres

C'est au Creative Store Amusement de La Gaité Lyrique, à l'occasion d'un événement spécial, que nous avons pu essayer quelques unes des futures grosses sorties de Konami. Ainsi, bien que certains titres (dont le prochain Silent Hill) ont réussi à échapper à nos mimines, d'autres n'ont pas eu peur de se montrer. Focalisons-nous donc sur les trois plus gros titres de cette présentation, à savoir Metal Gear Solid : Snake Eater 3DS, Dr. Lautrec et Les Chevaliers Oubliés et NeverDead.

Metal Gear Solid Snake Eater 3DS

S'il y a bien une annonce qui nous a fait envie lors de la présentation de la Nintendo 3DS l'an dernier, c'est bien l'arrivée de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater sur ce support. En plus d'être probablement l'opus le plus réussi de la saga de Konami, Snake Eater bénéficie d'une rare intelligence, et ce aussi bien dans le propos que dans la mise en scène ou le game design. Autant être franc : la mouture 3DS que nous avons essayé devrait rapidement devenir indispensable aux fans de la franchise, mais également aux possesseurs de la récente console portable. Reprenant le début du jeu avec la libération de Sokolov, cette démo nous a permis de constater une chose : l'apport flagrant de la 3D. C'est simple, c'est le premier jeu 3DS qui donne à la profondeur une utilité certaine. Ainsi, celle-ci permet de mieux apprécier la distance séparant Snake des gardes en tout genre. Même poussée au maximum, la 3D reste profonde sans être véritablement agressive, si bien qu'on se voit mal rejouer en 2D après avoir profité de telles conditions. Avec cela, il faudra aussi compter sur les fonctions gyroscopiques de la console, qui ne semblaient pas être activées dans la version testée mais dont on entrevoyait déjà quelques possibilités distrayantes, ainsi que sur une technique sensiblement équivalente à la version PlayStation 2. Plus que d'apporter des idées, ce Metal Gear Solid : Snake Eater 3DS est bien parti pour apporter du confort et donc renouveler l'expérience de jeu, pourtant déjà exceptionnelle à l'époque. Que demander de plus ? Jouer à la version finale peut-être. Ce sera chose faite à l'automne prochain.

"Même pas mal", voilà ce qui pourrait être leitmotiv de NeverDead.

NeverDead

A défaut de postuler pour le titre de jeu de l'année, NeverDead et parti pour être un titre tout à fait rafraîchissant. Il faut dire que son concept un peu foufou, typiquement japonais diront certains, à de quoi intriguer pas mal de joueurs en manque de nouveautés. Mutiler notre corps héroïque pour progresser dans les niveaux, voilà le principe quelque peu étrange de NeverDead. En effet, le jeu vous placera dans la peau d'un tueur de démons immortel, Bryce, parcourant le monde depuis déjà 500 ans. Pas grand chose de l'histoire n'a été révélé, mais cela suffit amplement à justifier le gameplay. La démo que nous avons pu essayer était on ne peut plus simple à comprendre : à force d'encaisser des coups, Bryce peut perdre certains de ses membres jusqu'à ce qu'il ne lui reste que sa tête. Pas pratique, sauf pour fuir en roulant afin de se régénérer plus loin, d'une simple pression sur une gâchette de la manette. Mais le plus intéressant réside dans le ton décalé de l'aventure et dans les différentes idées de gameplay basées sur l'immortalité du personnage. Lorsque des chiens démoniaques nous courraient après, nous pouvions par exemple lancer un bras pour les occuper, et ainsi les exterminer plus aisément à l'aide de nos revolvers ou de notre épée. Pareillement, arracher sa tête pour l'envoyer dans un endroit théoriquement inaccessible peut s'avérer pratique pour accéder à des mécanismes ou autre. Les facultés régénératrices de notre héros permettent aussi au titre de jouer la carte de l'action à gogo, avec des vagues d'ennemis plutôt nombreuses. Pas forcément parfait pour autant, notamment en raison d'une jouabilité étrange par moment (l'utilisation de l'épée avec des sticks et une gâchette), le titre de Konami devrait néanmoins satisfaire bon nombre d'adeptes de beat'em all pêchues lors de sa sortie.

Le ton de l'aventure et le background tourné vers la France promettent beaucoup.

Dr Lautrec et Les Chevaliers Oubliés

Souvent comparé à un sous Professeur Layton, Dr. Lautrec et Les Chevaliers Oubliés nous promet pourtant plus que des énigmes à tire-larigot. C'est du moins ce que tendait à nous prouver cette démonstration mélangeant infiltration, énigmes, éléments de RPG et background savoureux. Ainsi, le jeu vous placera dans la peau du Dr Lautrec, dans un Paris du 19ème siècle où la Tour Eiffel n'est encore qu'un vaste chantier. Un jour, alors qu'on lui amène un objet mystérieux, notre conférencier se rend compte que celui-ci pourrait bien le mener à une découverte exceptionnelle : un trésor caché des Bourbons. Plus que son système de jeu encore flou malgré des ambitions clairement affichées, Dr. Lautrec et Les Chevaliers Oubliés étonne de par son ambiance. Il faut dire que lorsque les japonais font des jeux se déroulant dans notre beau pays, ils font rarement les choses à moitié. Du coup, le titre que nous avons ici devrait avoir un goût encore plus spécial pour nous autres français. Un sentiment renforcé par un doublage anglais et des énigmes incorporant des mots de français : la marque évidente d'un effort fourni. Résumer cette présentation du jeu au seul background serait néanmoins grossier, car si les phases d'infiltration et les énigmes semblaient logiquement aisées, l'affrontement conte les boss, à base d'éléments et de RPG et d'artéfacts, paraissait assez étonnant pour intriguer. C'est donc avec une certaine curiosité que nous attendons ce Dr. Lautrec et Les Chevaliers Oubliés prévu chez nous pour la rentrée, et qui pourrait s'apparenter à un doux bonbon de fin d'année.