Mais qui sont ces insectes qui sifflent sur nos têtes ?

22 oct. 2005
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Starship Troopers, adaptation du film de même nom, a pour ambition de nous faire revivre - cette fois de l'intérieur - les périples de ces jeunes engagés partis défendre la terre contre de sournois ennemis arachnides. Après une démo pas vraiment encourageante car basée sur une version ancienne, la date de sortie repoussée d'un mois, nous recevons une preview qui semble justifier à elle seule le travail supplémentaire fourni par l'équipe de développement. Mais qu'en est il vraiment ? Le jeu est-il toujours plein de bugs ? Oui. Mais ceux là, il faudra s'en occuper à l'arme lourde.

Comme dans le film

De bonnes bases

Nous voilà donc plongé au coeur du film, à peine finie votre courte formation, vous vous retrouvez propulsé sur cette planète hostile muni de fusils aux débits impressionants, et l'on comprend bien vite que là est tout l'intérêt de Starship Troopers : faire parler le plomb. Votre survie dépendra directement de votre précision car les arachnides ne comprennent comme langage que l'intrusion de corps étrangers dans le centre de leur système nerveux . On entre bien vite dans le vif du sujet : bombardements ennemis, assauts de toutes parts, c'est bien vite le désespoir que l'on lit dans les yeux de vos camarades. Alors, à vous de ramasser le maximum de munitions qui traînent ça et là et de vous frayer un chemin. Vous aurez toutes sortes de jouets pour vous aider dans cette lourde tâche : fusil à pompe, supra FAMAS accompagné de grenades ou de cartouches explosives, mais encore votre arme principale qui ne craint que la surchauffe et débitera ses munitions illimitées à un rythme hallucinant. Le nombre de chargeurs vidés à la minute représente bien la menace qui fond sur vous en permanence, autant dire que les moments d'accalmie se font rares. Une bonne entrée en matière, en quelque sorte.

Le centre nerveux de la bête

Pas top pour la santé

Les membres de votre escouade vous aideront à endiguer le flot adverse. Ils se mettront en cercle et concentreront leur feu sur peu d'assaillants à la fois, et leur présence permettra de temporiser pour mieux ajuster vos tirs. Néanmoins vous jouerez le rôle principal et ils seront surtout là pour la mise en scène. Pour l'instant il n'est hélas pas prévu de pouvoir leur donner des ordres, mais il vaut mieux un système de commandement non exploité que mal exploité. Coupez toutes ces pattes velues en visant au niveau des genoux, au moins ceux de devant, mais utilisez les grenades et autres jouets font leur apparition assez tôt dans les niveaux, tout en sachant les consommer avec modération car ils vous seront indispensables. Les lieux traversés rappellent bien les scènes du film, d'ailleurs chaque niveau est entrecoupé d'extrait, pas le temps de faire des cinématiques ? Pas l'envie peut être ? Aucune importance, on est là pour survivre à cette faune extra terrestre, que ce soit seul ou en groupe, dans des missions d'infiltration ou des batailles rangées, seul contre mille, votre but est de survivre coûte que coûte. Malgré les faiblesses du moteur de cette version, on ressent bien l'ambiance stresso-cardiaque de Starship Troopers que les développeurs ont voulu adapter fidèlement, sans oublier son humour anti-militaire et les clichés parodiques qui caractérisent.

Ouh mama !

Quand le fun est là

Tout n'est pas rose comme les douces et pulpeuses lèvre de Denise Richards, du moins pour l'instant. Les graphismes, bien que dotés de magnifiques effets, n'ont pas un charme fou. On les trouvera même vieillots et les bâtiments anguleux, au moins autant que le visage des personnages évoluant dans le jeu, n'incitent pas à s'attarder sur l'environnement, est ce qu'il en sera de même dans la version finale ? Cependant, bien vite on oublie ces tares pour ne plus lâcher le bouton gauche de la souris, on s'amuse à démonter ces bestioles, puis on ne voit plus le temps passer. Certes ce n'est pas une version au top de la technique que nous avons eu là et le jeu ne pourrait sortir dans cet état, mais on s'amuse vraiment beaucoup, et on stresse. Les petits scripts qui traînent çà et là renforcent l'immersion, ils ne sont pas omniprésents et c'est tant mieux, on se sent un peu moins guidé que dans Half-Life² pour ne citer que lui. Les développeurs ont donné un sacré coup de rein et s'ils ont les moyens de continuer dans ce sens, il y a de fortes chances que Starship Troopers développe une forte communauté.

C'est marrant il y a sur le mur le nombre de secondes qui vous reste à vivre...

Go Go Go !

Quoiqu'il en soit, beaucoup de chemin a été parcouru, mais il en reste encore. Pas de doute, Starship Troopers est bien reparti dans la course des FPS - survival infarctus. La différence entre notre pré-version et la démo sortie il y a peu montre bien que chez Strangelite, on se fait fouetter fréquemment par Empire, et que ça porte ses fruits. Cependant, s'il vous venait à l'esprit de nous laisser parcourir le jeu en coopératif de A à Z, plutôt que sur les 3 cartes prévues, cela apporterait un plus indéniable au titre. D'une autre manière, varier le type d'arachnides enleverait un peu cette impression de déjà vu que l'on a en fin de niveau. Pour finir, il ne nous a pas semblé nécessaire d'avoir les grosses armes pour arriver à bout de la charge adverse, mais tout comme la gourmandise du moteur graphique de cette version, nous attendrons la version finale pour être plus précis sur ces points.