Call of Duty 5 : faites la guerre, pas l'amour

05 nov. 2008
Rédigé par
Prévu sur
  • Éditeur Activision
  • Développeur Treyarch
  • Sortie initiale 14 novembre 2008
  • Genre First Person Shooter

World at War s'affiche comme un retour aux sources pour la série Call Of Duty. Fini les assauts contemporains aux Moyen-Orient, place aux valeurs sûres de la Seconde Guerre mondiale. C’est dans cette vision nostalgique que le développement est confié à Treyarch, déjà responsable de Call of Duty 3. Pas de campagne solo en preview, mais uniquement le mode en ligne via la PlayStation 3, où la nervosité et le punch ont répondu présent à l’unisson.

Quand le clair de lune devient votre seule boussole.

Où fait-on les meilleures soupes ?

L’histoire de Call of Duty : World at War se déroule en deux parties : la première a lieu sur les contrées nippones, entre Américains et Japonais, tandis que la seconde prend place à Berlin, avec les Russes qui font face aux Allemands. Deux positions qui changent du débarquement de Normandie, joué dans un bon nombre de FPS relatant l’époque. Petite touche d’originalité donc qui se ressent sur les cartes proposées. Vous y retrouvez des châteaux asiatiques en ruine, avec friperies et meubles à moitié carbonisés sur le champ de bataille, un camp vétuste au bord de l’eau ou un très charismatique chemin de fer, où la Wehrmacht oppresse tout ce qui a des bras et des jambes. La vitesse est bien présente, la sueur sous le casque, chaque adversaire est reconnaissable à son style, entre le sniper et le kamikaze il n’y a qu’un pas. Alors le tâtonnement se fait sentir, ça balance des grenades afin de brouiller les pistes pour finir allonger à contre courant, face à l’ennemi. En quelques secondes, les hostilités prennent fin. Parfois une balle suffit, d’autre moment nécessite un chargeur tout entier. Sans oublier l’ami le plus cher en temps de guerre : le couteau. Synonyme de mort immédiate et jouissive, il est également servi en baïonnette pour le plaisir du corps à corps.

Se cacher ou être tué ? Voilà un choix bien cornélien.

Profiter de l’instant présent

Malgré la version bêta, pas de lag en vue, ce qui renforce la notion de plaisir sur le multi. L’entraide peut être intéressante car dans le mode WAR (fraîchement débarqué), il faut prendre des bases dans un ordre précis. Dos-à-dos, l’exploration de la carte est vite interrompue par l’arrivée d’un tank gargantuesque. Seul moyen : l’esquive, en attendant de voir le jolie minois du tireur sur la passerelle. Derrière un mur ou sous un train, la puissance de la bête requiert une faculté de débrouillardise quasi immédiate. Vous évitant le pire, la progression continue et si vous étiez armé comme un geek aux prises avec Mister T, le bonheur se lit dans vos yeux lorsqu’un allié bombarde le tank de son lance roquettes salvateur. Les couleurs froides et moroses sont une bien belle et efficace façon de mettre dans l’ambiance. Cette oppression est accompagnée par des murs calcinés, des débris de taules et d’acier qui jonchent le parcours de votre objectif, en d’autres termes les fameux points.

Un lance-flammes en première ligne peut vite finir à point.

A chacun son style

Jonglant entre les styles et les armes, les aptitudes ne sont pas mises à l’écart. L’éventail de possibilité est appréciable. Colt en main, avec un masque à gaz sur la tête et une meilleure perforation des balles, le carnage est prévisible. Au pire, le cadavre tout frais de votre ennemi permet une autre vision de la chose : échanger un Magnum avec un Mosin Nagant donne l’assurance dans des affrontements fastidieux, lorsque les deux gentlemen se tire dessus à couvert. Et si le duel se transforme en victoire, les grades prouvant la fierté et la valeur d’un soldat augmente petit à petit. Parfait pour aspirer une certaine crainte. Le mode en ligne a bien prouvé qu’il était digne de succession, en gardant cet esprit frais et incisif qui fait le charme de Call Of Duty. En attendant de voir la suite, c’est-à-dire le mode solo jouable en coopération jusqu’à quatre ainsi que la totalité des cartes jouables (sûrement rempli de surprises et d’exotismes). Rien que d’y penser, ça fait rêver...