Mardi, c'est le coup de gueule !

17 oct. 2017

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Comme chaque mardi, un membre de la rédaction pousse un coup de gueule sur l'actualité du jeu vidéo : l’énième report d'un jeu attendu, la fermeture d'un studio, une annonce d'un jeu qui "sent pas bon". Mais ça peut également être l'occasion pour lui de revenir sur une expérience malheureuse sur un jeu en cours de test, ou même un échange tendu sur la tribune autour d'un sujet particulier. Bref, aujourd'hui, voici le coup de gueule...

Ces derniers temps, ça ne sent pas très bon du côté de certains gros acteurs du milieu. Entre Naughty Dog qui doit gérer un cas de harcèlement sexuel et CD Projekt des employés dénonçant de mauvaises conditions de travail, on ne peut pas vraiment dire que le cœur soit à la gaudriole. Ce qui m'a interpellé dans ces deux affaires, ce ne sont pas les faits - malheureusement assez communs -, mais plutôt les réactions des sociétés incriminées.

Chez Naughty Dog, on évoque l'absence de plainte officielle. En gros : "L'employé n'a pas porté l'affaire devant la justice, donc nous ne sommes pas au courant.". En parallèle, le studio américain n'oublie évidemment pas de s'offusquer contre tous types de harcèlement : "Ça ne fait pas partie des pratiques de la maison".




Côté CD Projekt, la langue de bois est aussi de rigueur. Plusieurs employés se sont récemment plaints des pressions exercées concernant les délais d'exécution mais également des nombreuses heures supplémentaires non-payées. Pour parer ces attaques, l'éditeur polonais s'est plié à l'exercice du - long - communiqué officiel. Il est rempli de démagogie. D'abord auprès des joueurs : "Vous nous demandez le meilleur, nous faisons en sorte de vous l'offrir." ; mais également auprès de ses employés : "On n'a rien sans rien." OK, je résume un brin, mais avouez que le message est clair.






En tous cas, chez Gamatomic, si on devait se fendre d'un communiqué à chaque fois que l'un de nos rédacteurs se plaint de harcèlement, d'heures supplémentaires impayées ou d'obscures conditions de travail... Eh ben, je peux vous dire que vous n'auriez pas souvent des articles à lire !