Mardi, c'est le coup de gueule !

25 juil. 2017

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Comme chaque mardi, un membre de la rédaction pousse un coup de gueule sur l'actualité du jeu vidéo : l’énième report d'un jeu attendu, la fermeture d'un studio, une annonce d'un jeu qui "sent pas bon". Mais ça peut également être l'occasion pour lui de revenir sur une expérience malheureuse sur un jeu en cours de test, ou même un échange tendu sur la tribune autour d'un sujet particulier. Bref, aujourd'hui, voici le coup de gueule...

Il se portera sur les jeux distribués en France, sans traduction. Alors évidemment l’amoureux du jeu que je suis, se réjouit que de plus en plus de genres arrivent dans nos latitudes et que dorénavant, je puisse écrire sur des jeux spécifiquement japonais ou sur des œuvres cultes qui n’avaient pas eu la chance de nous parvenir. Mais imagine-t-on pareille situation dans l’édition ou dans le cinéma, qu’on décide de distribuer officiellement une œuvre sans traduction ou sous-titrage. Impensable !

La traduction est une garantie sur l’intégrité d’un texte, sur son universalité : qu’elle soit reçue par tous de la même manière. Une discrimination culturelle entretenue pour des raisons financières évidentes, et pourtant lorsque Atlus avait voulu provoquer de l'engouement autour de Persona 5, le trailer était bien en français.



Les effets sont pourtant gênants : on entretient chez un public plus jeune l’idée qu’une traduction est dispensable, on accentue les inégalités ludiques entre ceux qui comprennent l'anglais et les autres ; sans compter sur le déversement culturel bas de gamme dans un marché déjà saturé. Puis pour les plus courageux, malgré les lacunes, peut-on apprécier totalement une œuvre entendue ne serait-ce qu'à 80-90% ? Il subsistera toujours une frustration... La même qui m'accompagne lorsque je sais que le jeu que je défends ne se destinera pas à tous.