Advance Wars Dual Strike : faites chauffer les neurones

07 nov. 2005
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Intelligent Systems Co., Ltd. (IntSys)
  • Sortie initiale 30 septembre 2005
  • Genre Role Playing Strategy

Les graphismes sont quant à eux toujours dans l’univers bon enfant de Nintendo, vous savez, ceux qui ont censuré Doom, et même remplacé les bergers allemands de Wolfenstein 3D par des rats géants. Alors au milieu des combats, les unités ont toujours un air tout mignon et on les reconnaît au premier coup d’oeil, malgré leur taille. Les généraux sortent tout droit de mangas. Leurs dialogues, impressionnants de longueur, reflètent d'ailleurs la culture nippone. Ceux-ci sont customisables via l'atelier, lieu de perdition du joueur fanatique, mais auparavant il faudra battre bon nombre d'adversaires pour posséder le éléments nécessaires à ces transformations. Le plateau de jeu, très lisible, est clair et efficace : une usine ressemble à une usine, point final. C’est tout ce qu’il faut pour apprécier la finesse stratégique que nous propose Advance Wars, qui rassemble tous les points forts de la série, en ajoute même de bien nombreux, et nous scotche au plafond. Un titre à posséder absolument sur sa DS.

On pensait tous en avoir fini avec les démoniaques représentants du Black Hole, mais ces ennemis de toujours reviennent à l’assaut cette fois ci sur la Nintendo DS. Jeu de stratégie au tour par tour, Advance Wars DS séduit les amateurs et les novices de par sa simplicité et ses modes de jeux riches et variés. Mettant en scène une guerre à l’échelle mondiale, voyons comment se mêlent stratégie et univers bon enfant à la Nintendo. Attention, vous risquez d’être surpris.

Orange Star, ça désoiffe !

Avance voir déesse

Revenons un peu sur le principe diablement efficace d'Advance Wars DS : les unités disponibles à l'écran disposent de 10 points chacune et ne peuvent être déplacées que d'un certain nombre de case. Lorsque les belligérants se rencontrent, le nombre de points enlevés à l'unité adverse se décide selon la loi du pierre / ciseau / caillou, avec l'avantage pour l’attaquant, sa force étant proportionnelle au nombre de points lui restant. Par exemple, un hélicoptère rencontrant une DCA aura beaucoup plus de dégâts que s’il s’en prenait à un groupe de fantassin, mais ne fera pas grand mal à cette faible unité s'il ne lui reste qu'un point de vie. Certaines unités ont la possibilité ou non de passer certains éléments du relief, et d'autres pourront tirer au dessus de ces éléments du décor. Considérez en plus les unités à tir direct ou indirect, celles de la première catégorie devant se coller à leur adversaire pour les attaquer, les autres devront tirer à distance, mélangez le tout, et vous obtenez un concept des plus accrocheurs. Ca semble compliqué ? Alors heureusement que les dix premiers niveaux font office de tutorial, mais tout en vous mettant en situation réelle. Grâce aux longues explications des généraux mentors, on saura exploiter les toutes nouvelles capacités de ce titre et les connaisseurs auront de vraies missions pour se mettre en bouche. Ainsi, au cours de la petite trentaine de missions proposées dans le mode solo principal, vous redécouvrirez les bases et apprendrez les nouveautés en douceur et d’une manière très pédagogique. Voilà, on y est.

Limite isométrique, une vue efficace.

Paye ton compas

A nouvelle console, nouvelle maniabilité. Le stylet est très bien géré, il offre rapidité et souplesse dans les ordres donnés aux unités. Et en quelques pressions sur l’écran, on comprend tout de suite ce qu’il peut apporter, surtout aux novices, qui ne pourront être que charmés par l’utilisation de cet ustensile. Ainsi, les rounds prennent un rythme effréné, comme celui de votre coeur, vous forçant à réagir et réfléchir d’autant plus vite, ce qui accroît le plaisir de jouer. Cependant, la maniabilité aux boutons est elle aussi très bien pensée. On ne passe pas énormément de temps à sélectionner puis déplacer, et ce type de maniement est très efficace dans les transports en communs entre autre où il est toujours possible de se faire heurter le coude. En vue ¾, le plateau de jeu offre une lisibilité parfaite. De plus, les caractéristiques techniques des belligérants se situent sur l’écran du haut, et ce, même en mode DS. Le Dual Strike, kesako ?

Les nombreux généraux présents vous accompagneront et vous feront profiter de leurs avantages.

Caprice à deux...

Vous serez accompagné de plus de 20 généraux tout au long du jeu. Ceux-ci, tout comme vous, ont un certain charisme leur donnant avantage dans certains domaines et possèdent différents pouvoirs spéciaux. Les missions DS se déroulent sur deux fronts. A vous alors de choisir si vous souhaitez combattre sur le deuxième écran ou si vous préférez laisser l’IA le faire seule. Néanmoins, il est possible de sélectionner le degré d’agressivité de votre partenaire particulier. Votre victoire finale - qui est déclenchée, rappelons le, par l’anéantissement total des unités ennemies ou par la capture de leur QG - ne dépend pas totalement du déroulement des opérations sur le second écran. Disons qu’une victoire sur le front secondaire ne pourra que vous faire du bien aux finances ou vous laisser un plus vaste champ d’action sur le premier écran. Les caractéristiques de vos soldats et machines de guerre s’afficheront toujours sur le haut de la console, il suffira alors de le demander. La stratégie en mode DS est différente car il faudra fournir de chères unités via votre base ou vos usines principales. Tout en gérant l’offensive ennemie, vous devrez jouer les financiers et surtout veiller à ne pas dépareiller les défenses de vos bâtiments principaux. Prière de ne pas transpirer au dessus de la console, ça peut l'abimer.

Fuuuuuuuuussssion !

Tu tires ou tu passes le relais ?

Encore une subtilité du gameplay à maîtriser : les pouvoirs spéciaux - chaque général en dispose - et les pouvoirs relais. Ceux-ci sont disponibles lorsque votre barre de bonus est à moitié ou totalement pleine. Elle est composée d'étoiles qui se remplissent lors de captures de bâtiments ou de destructions d’ennemis. Les pouvoirs donnent un bonus d’attaque, de défense ou de régénération et peuvent n’affecter qu’une catégorie en particulier. Les pouvoirs relais ne sont disponibles que lorsque vos deux généraux ont rempli leurs étoiles au maximum. Alors dans ce cas, vous jouerez deux tours de suite et lancerez la plus forte attaque disponible pour chacun de vos généraux. On imagine sans peine l’importance stratégique de ces possibilités, et force est de constater qu’en plus d’être une cerise sur le gâteau, nous avons là une toute nouvelle profondeur de jeu, sans pour autant modifier les grandes lignes de la série. Un chef d’oeuvre !

On peut même faire ses cartes... impressionnnant.

Sasha ? Sushi !

Votre quête principale - déjà d’une durée conséquente - est accompagnée de modes de jeux totalements géniaux tels que "Champs de Bataille" vous permettant d'utiliser jusqu’à 4 généraux sur la même carte. Et en fonction de vos victoires vous débloquerez d’impressionnants bonus. Mais ce n’est pas tout : les personnalisations diverses des capacités ou des objectifs, les cartes durement gagnées ou simplement créées dans l’éditeur, bref tout ce que vous apportent ces nouveaux modes de jeu ne seront que des plus lorsque vous jouerez en Wi-fi jusqu’à huit, et ce, avec une seule cartouche ! Une fois la fiesta terminée, reprenez votre console et battez vous sur six cartes différentes en mode action, histoire de pourrir tout le monde lors de la prochaine soirée Advance Wars DS.
Les Plus
  • Ergonomie parfaite
  • Multitude de modes de jeux
  • Editeur de carte
  • Univers décalé et accrocheur
Les Moins
  • Ruinera votre vie sociale