Project X Zone 2

25 févr. 2016
Testé par sur
Disponible sur
2

Le fan-service minimum

Après un premier épisode exaltant mais pas forcément exempt de défauts, Project X Zone 2 est une relative déception. Relative car les nouveaux venus y trouveront leur compte, ce grâce à une recette identique mais efficace, un panel de personnages encore plus fourni et une traduction aux petits oignons. En revanche, difficile de ne pas condamner l'absence de progression de ce second volet. Ce dernier conserve pratiquement tous les défauts de son prédécesseur. Et si certains restent anecdotiques, voire compréhensibles, il est compliqué de pardonner une nouvelle fois la trop grande facilité du titre. Une fainéantise qui rend cette épisode dispensable à quiconque ayant apprécié Project X Zone. Quel dommage !

À l'été 2013, nous avions tout pardonné à Project X Zone. Le jeu faisait la part belle à la nostalgie et au fan-service, avec une action explosive qui masquait bien des défauts. Project X Zone 2 est l'occasion de porter le jeu encore plus haut, en gommant tous ces petits défauts ternissant l'expérience.

L'histoire

Comme son prédécesseur, Project X Zone 2 propose un scénario assez banal et inintéressant dans le fond. Des chaines sont apparues dans le quartier de Shibuya et des failles spatio-temporelles mettent de nouveau le boxon dans la ville. Rien de bien neuf par rapport au premier épisode, si ce n'est que le jeu est cette fois-ci disponible en français. L'occasion pour les réfractaires à l'anglais d'enfin comprendre tout l'humour du jeu, l'intérêt du background résidant plus que jamais dans la qualité des dialogues. Côté esthétique, le jeu reprend aussi la recette du premier volet, avec une 3D relief très convaincante.

Segata Sanshiro fait partie de ces personnages bienvenus qui apportent énormément d'humour.

Le principe

Hélas, Project X Zone 2 fait moins que le minimum syndical en matière de gameplay. Le jeu reprend les grandes lignes de son prédécesseur sans jamais les chambouler plus qu'il ne faut. Vous vous retrouvez donc avec un jeu de rôle tactique proposant des combats dynamiques : vous choisissez vos attaques et massacrez l'adversaire en le faisant rebondir autant que faire se peut sur les bords de l'écran. Le gros souci, c'est que Project X Zone 2 conserve le défaut majeur du premier volet, c'est-à-dire un challenge complètement absent. Le jeu reste donc un plaisir "bête et méchant", où l'humour décalé et le fan-service explosif restent les principaux moteurs.

Symbole de cette impression : la restriction du nombre d'attaques possibles lors d'un combat, couplée à une présence toujours plus prononcée d'items et d'équipements. Ces derniers peuvent par exemple être achetés entre les missions, dans un menu dédié. Souci : cette abondance vient contrebalancer l'ajustement fait au niveau des combats, censés être un peu plus compliqués du fait que les actions soient plus limitées. D'ailleurs, il s'agissait presque - déjà - d'un ajustement en trompe l'œil : en bridant les actions, les développeurs ont rendu le schéma de jeu encore plus restrictif, et le bon sens vous poussera toujours à utiliser les soutiens dès le début des affrontements.

Paradoxe : les ajouts ne servent à rien, au point que vous n'exploiterez jamais certains aspects.

Pour qui ?

Vu sa propension à recycler ou à stagner, Project X Zone 2 se destine clairement aux joueurs n'ayant pas joué au premier épisode. C'est d'autant plus vrai que le jeu manque toujours autant de challenge. Le fait qu'il soit désormais disponible en français le rend également intéressant pour les personnes ne parlant pas l'anglais. C'est d'ailleurs l'un des plus gros atouts du jeu, avec son humour assez unique.

Quelques invités font leur apparition, comme Fiora ainsi que des ennemis de Xenoblade Chronicles.

L'anecdote

Il est amusant de voir que cette suite est plus bavarde que Project X Zone. En effet, les dialogues entre les chapitres sont assez longs et l'humour reste malgré tout présent. Heureusement, les plus pressés peuvent passer les cinématiques sans difficulté. Toutefois, cela reviendrait à se priver du plus gros atout du jeu : son humour. Il est carrément drôle d'entendre un protagoniste parler de Dural en affirmant qu'il s'agit "d'un cyborg n'ayant toujours pas trouvé Sarah Connor"... Ou encore de voir Ryo Hazuki être pressé d'essayer les jeux d'arcade présent dans le module de transport... Ou de noter les nombreuses allusions à la culture populaire japonaise. Les exemples sont nombreux, et la traduction de très grande qualité ne fait que renforcer l'humour du titre.
Les Plus
  • Un humour décapant
  • Une traduction excellente
  • L'esthétique
  • La 3D relief
  • Toujours aussi dynamique
  • Un jeu long et généreux en matière de contenu
Les Moins
  • L'absence cruelle de nouveautés
  • Un manque de challenge qui tire une fois de plus le jeu vers le bas
  • Comme son prédécesseur : presque trop long
  • L'utilisation de certaines musiques, peut-être moins pertinente que par le passé
  • Des objectifs qui manquent globalement de diversité