Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du Serpent

24 sept. 2015
Testé par sur
Disponible sur
4

Dandy, pas du tout maudit

Déjà très bon lors de sa sortie en 2013, Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du Serpent conserve tout son charme sur Xbox One. En effet, le jeu brille toujours par son univers et la direction artistique qui l'accompagne. Très drôle, le titre est un tableau à lui tout seul, au point de faire passer les jeux d'aventure actuels pour de petites productions sur le plan esthétique. Le gameplay n'est pas en reste et le jeu demeure parfaitement jouable à la manette. Une grande et belle aventure policière, sur grand écran, que demander de plus ?

Deux ans après sa sortie sur PC, l'excellent Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du Serpent débarque sur Xbox One et PlayStation 4. Voici une occasion rêvée de retrouver ce bon vieux George Stobbart !

L'histoire

Alors qu'il assistait à un vernissage dans une galerie d'art parisienne, George Stobbart, héros américain à la fois espiègle et curieux, assiste à l'assassinat du maître des lieux ainsi qu'au vol d'un étrange tableau : La Malediccio. Si ce vol est pour le moins étonnant, c'est parce que le tableau en question n'était pas le plus cher présent dans la galerie. Accompagné par sa fidèle amie Nico Collard, une journaliste travaillant pour La Liberté, notre héros décide de mener l'enquête.

Les fans de la série ne seront pas dépaysés et retrouveront l'humour caractéristique de cette série datant déjà du milieu des années 90. Les phrases de Stobbart et Nico font toujours mouche, et le scénario mêle encore une fois avec habilité les ambiances (polar, fantastique, etc.). À noter que cette version Xbox One met parfaitement le jeu en valeur. Malgré des animations un peu rigides, le jeu reste un régal sur le plan visuel. Merci la direction artistique et la taille des téléviseurs.

Vous retrouverez avec plaisir l'humour de George Stobbart.

Le principe

Pour ce qui est du gameplay, La Malédiction du Serpent fait office de madeleine de Proust dans le paysage vidéoludique actuel. Le joueur n'est pas tenu par la main et c'est lui seul qui devra assembler les objets présents dans l'inventaire afin de résoudre les différentes énigmes. Heureusement, George et Nico sont toujours aussi drôles lorsqu'il s'agit de vous rappeler que vos idées désespérées n'ont aucun sens. Pour le reste, vous vous retrouvez avec du point'n click pur et dur, avec la nécessité de déplacer le curseur pour explorer l'environnement. On n'est donc loin des productions Telltale ou de King's Quest, ce qui n'est pas plus mal.

Ce cinquième volet est quand même magnifique.

Pour qui ?

En effet, La Malédiction du Serpent devrait plaire aux nostalgiques des années 90. Jamais assisté plus qu'il ne faut, vous devrez également résoudre quelques énigmes faisant appellent à votre bon sens. Au final, si le jeu pourra rebuter les joueurs les moins patients, il se pose comme une alternative intéressante pour tous ceux qui pestent contre la simplicité - parfois relative - des jeux d'aventure de notre époque.

Comme souvent dans la série, il vous arrivera d'enquêter dans d'autres villes (ici Londres).

L'anecdote

Il est amusant de voir que La Malédiction du Serpent fantasme une fois de plus la vie parisienne. Ainsi, le jeu donne une vision rigolote de la capitale, qui ressemble finalement plus à Versailles et ses terrasses et épiceries branchouilles plutôt qu'à Paris, ses mégots de cigarettes et ses poubelles. Il est même cocasse de voir qu'en dehors des téléphones portables des protagonistes, rien ne laisse penser que le jeu se passe dans les années 2000, à notre époque. Entre le look guindé du commissaire et le profil mafieux de certains suspects, vous pourriez facilement vous croire une ou deux décennies plus tôt. C'est probablement dans sa façon de mêler les époques pour créer ce Paris fantasmé que La Malédiction du Serpent tire l'une de ses forces, surtout de nos jours.
Les Plus
  • Un régal pour les yeux
  • C'est très drôle, comme d'habitude
  • L'ambiance qui ressort de l'écriture
  • Des énigmes bien pensées
  • Une narration plutôt bien menée
Les Moins
  • Des animations un brin rigides