Blue Estate

18 févr. 2015
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3

Du Kinect à petit prix

Blue Estate est un bon jeu, en particulier pour ceux qui veulent se divertir à l'aide du capteur de Microsoft. Drôle et bénéficiant d'un style graphique attrayant, le jeu se déguste comme un bon film, autrement dit avec un bon paquet de pop-corn. Légitimement court (il évite assez logiquement l’écœurement), Blue Estate pâtit toutefois d'une rejouabilité limitée. Pas de quoi en faire un drame, surtout pour un si petit prix (une douzaine d'euros). Amateurs de BD bienvenus.

Après un passage sur PlayStation 4 l'an dernier, Blue Estate arrive sur Xbox One. Pas complètement convaincant sur la console de Sony, Kinect parvient-il à changer la donne ? Plus ou moins. Comme quoi il est parfois bon de se servir du vilain petit périphérique du géant américain.

L'histoire

Niveau histoire, Blue Estate fait inévitablement penser à The House of the Dead : Overkill, le shooter sur rail de SEGA qui, au passage, reste assurément l'une des meilleures choses faites dans le genre ces dix dernières années. Vous y retrouvez à la fois le langage dévergondé et le côté ultra référencé. Pour sa part, l'ambiance visuelle lorgne plutôt du côté de Red Steel et des comics américains. Cela tombe bien puisque Blue Estate est inspiré d'un comics du même nom, dessiné par Viktor Kavalchev et dont le premier tome a été publié par Ankama en 2011.

Lorsqu'une flèche apparait à l'écran, vous devez faire un geste avec votre seconde main.

Le principe

Ce n'est probablement pas fortuit si Blue Estate est un shooter sur rail : cela permet une maitrise irréprochable de la narration et du rythme. De ce point, le jeu s'en sort avec les honneurs et le dynamisme général vous tient en haleine malgré la simplicité relative du concept. En effet, Blue Estate a pour particularité de proposer un système de tir assisté. Il vous suffit de passer votre curseur sur les ennemis pour leur tirer dessus automatiquement. Autant vous dire qu'il vaut mieux viser les têtes en premier afin de réaliser des headshots. Pour favoriser la progression et l'intégration de ce système de visée atypique, les développeurs ont opté pour une signalétique explicite : aucun ennemi ne vous touchera avant que son indicateur de tir n'atteigne un niveau critique. Autrement dit, à vous de tuer les ennemis prioritaires avant qu'ils ne vous tirent dessus. Dans le test de la version PS4, nous soulignions la nécessité de constamment calibrer le gyroscope par souci de précision. Sur Xbox One, Blue Estate profite de Kinect pour donner une expérience un peu plus convaincante. Si la réactivité du périphérique n'est peut-être pas optimale, elle est assez bonne pour maintenir une expérience honnête sans avoir besoin de reconfigurer le capteur toutes les dix minutes. Un bon point pour cette mouture, en somme.

Dans cette situation, il vaut mieux abattre l'adversaire à droite en premier.

Le multi

Comme sur PlayStation 4, Blue Estate propose un mode deux joueurs. Si l'intention est louable, il est dommage que le jeu ne bénéficie pas d'une rejouabilité plus prononcée. Contrairement, à des titres comme Overkill ou même Child of Eden, le gameplay n'est pas assez exigeant pour donner envie d'enchaîner les parties. De même, un système d'amélioration des armes ou l'intégration de bonus à débloquer auraient été bienvenus.

Quelques rebondissements sont de la partie.

Pour qui ?

Blue Estate occupera sans mal une partie des joueurs, à savoir celle qui ont encore confiance en Kinect et qui veut profiter du périphérique de Microsoft. Ainsi, le jeu tire efficacement profit du capteur et est à-même de rejoindre des jeux comme Disney Fantasia, D4 ou Dance Central Spotlight, tout en restant un peu en retrait par rapport à ces derniers.

S'il n'est pas éblouissant, Blue Estate est joli et profite d'un design réussi.

L'anecdote

Vendu à petit prix, Blue Estate bénéficie néanmoins de graphismes réussis, pas forcément exceptionnels mais qui justifient la sortie du titre sur Xbox One et PlayStation 4. Plus intéressant : le style graphique donne envie de se pencher sur le comics du même nom. Il faut dire que les personnages du jeu sont soit déjantés, soit attachants... Et parfois même les deux !
Les Plus
  • Sans être fou, c'est plutôt joli
  • Simple mais assez divertissant
  • Kinect est plutôt efficace
  • L'ambiance
  • Un mode deux joueurs qui a le mérite d'être présent
  • Sept niveaux Arcade exclusifs à cette version
Les Moins
  • Une rejouabilité limitée
  • Un système de scoring qui peine à tirer le jeu vers le haut
  • Le challenge relatif (du moins en mode normal)