Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha

05 déc. 2014
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Nintendo
  • Sortie initiale 28 novembre 2014
  • Genre Rôle

La force tranquille

Malgré son statut de remake, Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha reste une belle continuité de Pokémon X et Y. Finalement, le constat est simple : le dernier né de la série reprend la recette de son prédécesseur en y ajoutant un contenu maousse (et non Miaouss !). Si certains regretteront l'absence globale de prise de risque, difficile de ne pas saluer la cohérence de ces épisodes 3DS. Cela tombe bien puisque ces derniers sont une fois de plus compatibles. Une excellente recette, ou un très bon cru.

En plus d'avoir été un succès colossal, Pokémon X/Y avait apporté à la franchise de Nintendo quelques nouveautés bienvenues, à commencer par l'apparition des méga-évolutions et d'un mode entraînement simplifiant le système d'EV (des stats autrefois invisibles). Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha (que l'on va simplifier en Pokémon ROSA) transforme t-il l'essai ?

L'histoire

Pas de surprise niveau histoire : Pokémon ROSA vous place toujours dans la peau d'un dresseur parti à la conquête des badges Pokémon, à obtenir en affrontant les divers champions d'arènes puis la fameuse ligue Pokémon. Notez toutefois que, par rapport au précédent volet, Pokémon ROSA ne vous permet pas de personnaliser votre héros. Un point qui n'est pas spécialement dérangeant mais qui laisse un (très) léger goût de retour en arrière.

Vous retrouvez une progression et des rivalités habituelles pour la série.

Le principe

Heureusement, malgré ce détail, vous vous rendrez vite compte que Pokémon ROSA est dans la continuité de Pokémon X/Y. Ainsi, malgré le fait qu'il s'agisse ici d'un remake, le titre reprend les principales nouveautés apparues dans l'épisode précédent. La plus importante reste le système d'entrainement des pokémons, qui permet de répartir les EV consciemment en fonction des défis choisis. Pour rappel, les EV ont longtemps été des statistiques cachées qui évoluaient en fonction des pokémons combattus. Un papier, un crayon, tourner en rond pour monter une statistique précise... voilà comment les plus minutieux s'y prenaient autrefois. En mettant le système d'EV à la portée de tous, Pokémon X/Y avait fait l'effet dune bombe.

Pokémon ROSA reprend donc ce système et assiste même encore un peu plus le joueur. Certains regretteront par exemple le fait que l'XP soit globalement assez simple à amasser (d'autant que le multiXP est présent avant même la première arène). Enfin, une vingtaine de nouvelles méga-évolutions sont de la partie. Rappelons qu'en faisant tenir la gemme adéquate à un pokémon, celui-ci peut alors se transformer pour révéler son plein potentiel. Pour leur part, les deux pokémons légendaires de Rubis et Saphir (Groudon et Kyogre) peuvent pour la première fois bénéficier de primo-résurgence fonctionnant sur le même principe que les méga-évolutions.

Groudon peut désormais se transformer en primo-Groudon.

Le multi

Évidemment, tout l'intérêt de Pokémon réside une fois de plus dans le multijoueur. Deuxième jeu de la franchise à paraître sur 3DS, Pokémon ROSA est logiquement compatible avec son prédécesseur. Il est donc possible d'importer des données depuis Pokémon X/Y afin d'avoir la cartouche ultime. Notons aussi la présence d'un passe Eon. Ce dernier vous permet de récupérer via StreetPass la deuxième version du pokémon Eon (Latios ou Latias en fonction de votre version), autrefois impossible à avoir à moins de posséder les deux jeux.

Sans surprise, le jeu reprend les graphismes de X et Y.

Pour qui ?

On ne le dira jamais assez : il n'y a pas d'âge pour jouer à Pokémon ! La franchise de Nintendo est caractéristique d'une sorte de démesure japonaise. Et même si Pokémon ROSA est plus accessible que ses prédécesseurs, c'est peut-être le moment opportun pour se pencher sur la série. Évidemment, si vous avez des amis pour jouer, c'est encore mieux.

C'est une fois de plus des centaines de pokémons qui "s'offrent" à vous.

L'anecdote

Comme pour chaque salve de Pokémon, une question subsiste : quelle version choisir ? Cette année, le choix vous appartient plus que jamais et pour cause : quand Pokémon X/Y bénéficiait de méga-évolutions exclusives à chaque version, Pokémon ROSA revient à un système plus classique. Ainsi, si quelques monstres sont propres à chaque version (une vingtaine), vous ne vous retrouvez plus comme un idiot avec un pokémon phare de votre équipe, mais qui ne peut bénéficier de la méga-évolution sous prétexte que vous posséder tel ou tel exemplaire du jeu. Un bon point, même si le système commercial de la franchise en pâtit forcément un peu.
Les Plus
  • La refonte de l'un des meilleurs épisodes de la série
  • Les apports de X et Y conservés
  • Vingt méga-évolutions en plus
  • Le Pikachu cosplayer (si, si !)
  • Toujours aussi addictif
  • Les gemmes pour méga-évoluer qui sont toutes présentes sur chacune des versions
Les Moins
  • Un manque de prise de risque
  • Le joueur est-il trop assisté ?