Le Professeur Layton fait des miracles sur 3DS

02 nov. 2012
Testé par sur
Disponible sur
4

Reprenant bon nombre de mécaniques propres à la série, Professeur Layton et Le Masque des Miracles n'en reste pas moins la quintessence du jeu à énigme. Avec son histoire intrigante et son rythme rondement mené, ce volet s'impose comme le plus réussi. En plus de convaincre petits et grands (comme ses prédécesseurs), sa 3D relief mirobolante devrait permettre à Nintendo de vendre des 3DS à la pelle. Certes, la fin d'année est souvent riche en jeux de qualité, mais le calendrier de la 3DS se veut relativement calme. Un jeu idéal pour patienter avant la sortie du prochain gros jeu de la console (Paper Mario : Sticker Star en décembre). Pas de doute, Layton reste le meilleur.

Succès planétaire depuis son arrivée sur Nintendo DS, Professeur Layton débarque en 3D avec Le Masque des Miracles. La preuve, s'il en faut, que la série a bien évolué depuis ses débuts en 2007.

Ce volet nous plonge dans le passé de Layton, l'occasion d'entrevoir ses talents d'escrimeur.

Une 3D miraculeuse

Le premier choc est d'ordre technique. Qu'on se le dise : Le Masque des Miracles est un modèle de 3D relief, en plus de confirmer le bon goût habituel de la série en matière de design. C'est sans surprise que vous avez ainsi droit à des cinématiques de toute beauté, parfaitement adaptées à la 3D. Ce qui est plus étonnant, ce sont les graphismes en général. Alors qu'en "2D" le jeu reste dans la mouvance des précédents volets, avec une perspective aplatie, la 3D donne une dimension démente aux personnages, ces derniers apparaissant alors en 3D cel-shadée du plus bel effet. Pour leur part, les environnements profitent du passage sur 3DS pour mêler 2D et 3D et gagner en détails. Une fois de plus, si le jeu est naturellement beau sans la 3D relief, la perspective des environnements favorise grandement l'effet de profondeur une fois celle-ci activée. De ce fait, l'exploration des décors est d'autant plus agréable. Évidemment, le jeu assure toujours autant en terme d'ambiance. Vous propulsant à la poursuite d'un homme masqué utilisant le masque des miracles à des fins mystérieuses voire terrifiante (pétrifier des gens, c'est mal), le jeu jouit une fois de plus d'une écriture subtile, mise en évidence par quelques dialogues doublés avec brio et des musiques qui restent dans le ton de la série, c'est-à-dire géniales.

Les énigmes sont toujours aussi exquises.

Layton puissance 1000

Y-a t-il encore besoin de souligner l'intelligence d'un jeu estampillé Layton ? Le Masque des Miracles ne déroge pas à la règle. Si le concept du titre (allier design moderne et casse-têtes old-school) satisfera toujours petits et grands, les énigmes sont idéalement intégrées à la trame scénaristique. Aucun doute, s'il y a un domaine où la licence a considérablement évolué depuis ses débuts, c'est bien celui-ci. Pour ce qui est des énigmes, elles sont toujours aussi ingénieuses et profitent de la 3D pour gagner en dimension... dans tous les sens du terme. Ainsi, comme il est de coutume dans les jeux du genre sur 3DS, l'activation de la 3D relief permet parfois d'appréhender un problème de la meilleure des façons (même si cela reste rare). Mais ce qui surprend toujours, c'est que même après tant d'épisodes, le Professeur Layton s'avère toujours aussi généreux en matière de contenu. Si les énigmes sont toujours aussi délicieuses, il en va de même pour les différents mini-jeux présents (dressage de lapin, assemblage de robot, mises en rayon dans un magasin, etc.). Pour ce Masque des Miracles, Level 5 a même décidé de proposer "une énigme par jour" pendant un an, via les services en ligne de la 3DS. Autant dire que la durée de vie déjà conséquente de l'aventure (une bonne vingtaine d'heures pour 150 énigmes) devient vite gargantuesque.
Les Plus
  • Des graphismes sublimes
  • Une 3D vraiment réussie
  • Le passé de Layton à travers une histoire intrigante
  • Une recette toujours aussi efficace
  • Des énigmes réellement ingénieuses
  • Un jeu destiné à tous, comme toujours
  • Toujours aussi long
  • Une interface au top, comme d'hab
Les Moins
  • On a beau chercher, à moins d'être allergique au genre...