Mario Tennis Open : faute ! Deuxième service

26 juin 2012
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Nintendo
  • Sortie initiale 25 mai 2012
  • Genre Sport

Mario Tennis Open est une petite douche froide. Bien que l'idée de regarder Roland Garros et Wimbledon en jouant à sa 3DS soit attrayante, le titre de Nintendo montre une trop grande paresse pour faire office d'achat indispensable. Ainsi, en plus d'une 3D anecdotique, le jeu pâtit avant tout d'un solo répétitif et d'un mode en ligne au rabais. C'est dommage, car le système de jeu reste plaisant et promet donc de belles tranches de rire entre amis. Des copains qui, justement, s'avèrent être le moteur indispensable à l'achat du jeu, par ailleurs sauvé par le partage de cartouche.

Sortant fin mai, Mario Tennis Open est censé être l'un des fers de lance de Nintendo pour l'été. Avec son côté convivial, nul doute que le constructeur japonais va s'en mettre plein les poches. Pourtant, un jeu estampillé Mario est-il nécessairement excellent ? Pas tout à fait. Et c'est ce que nous allons voir dans les lignes qui suivent.

Une vue de dos est disponible. Evidemment, la jouabilité n'est pas au rendez-vous.

Un gameplay amusant

Commençons par le vif du sujet, à savoir le contenu. Ici, pas de surprises si ce n'est la disparition du mode RPG. Les fans seront sûrement déçus tandis que les autres se contenteront du classique mode Tournois, proposant d'enchaîner huit coupes aussi bien en simple qu'en double. Un mode idéal pour appréhender un gameplay qui, de toute évidence, s'avère être relativement simple. Une touche de coup normal, une autre de slice, une troisième pour les lifts et deux autres pour les lobs et autres amorties. Si le panel de coups est relativement important, la simplicité du gameplay vient surtout de leur gestion qui ne nécessite aucun timing spécifique. Avant certains coups mal renvoyés par l'adversaire, une position stratégique apparaît sur le terrain vous permettant, si vous vous trouvez à l'endroit adéquat, d'effectuer un coup plus puissant qu'à l'accoutumer. L'idée s'avère intéressante, donnant du rythme aux échanges malgré leur aspect relativement mécanique et un manque d'équilibre de gameplay certain (les smashs sont trop fréquents quand on voit leur caractère imparable). Si l'IA du CPU en mode normal nous empêche de savourer le jeu à sa juste valeur, le niveau de difficulté légendaire ainsi que les parties multijoueur permettent des points d'anthologies, un peu à l'instar des terrains aux effets variables.

Techniquement, Mario Tennis Open s'en sort bien sans vraiment impressionner.

Le plombier sans sa boîte à outils

L'un des gros soucis de Mario Tennis Open, c'est que l'expérience solo se résume plus ou moins au mode Tournois. Si quatre mini-jeux sont présents, tous s'avèrent être aussi ennuyeux qu'anecdotiques. Un constat d'autant plus déplorable que ces derniers constituent le seul moyen de remporter les pièces nécessaires à l'achat d'équipement. Car si les personnages disponibles sont pour le moins convenus, le jeu nous permet tout de même de jouer avec notre Mii et de le personnaliser afin d'en faire un roi de la raquette. Vu que le nombre de vêtements à débloquer est conséquent, on regrette que les développeurs n'aient pas plus misé sur ces mini-jeux. Enfin, Mario Tennis Open ne brille pas non plus par son mode multi. Si le jeux en local est logiquement convaincant, l'absence d'options paramétrables dans les parties en ligne, trop courtes, pose un véritable souci. OK pour concevoir que ce titre s'inscrive dans la continuité des party games Mario et soit donc une sorte de "jeu apéritif", mais il y a des limites à tout. Par chance, le jeu en local est possible avec une seule cartouche, le panel de personnages n'étant même pas bridé à proprement parler. Voilà le point qui rattrape la donne.
Les Plus
  • Un gameplay accessible et fun
  • C'est mignon
  • La personnalisation du Mii et de l'équipement
  • Marrant à plusieurs
Les Moins
  • Le solo limité
  • Un mode en ligne décevant
  • Des mini-jeux terriblement ennuyeux
  • Une mise en scène inexistante et une 3D inutile