Vrai retour réussi ou simple renaissance pour SSX ?

21 mars 2012
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur EA Sports
  • Développeur EA Big
  • Sortie initiale 1 mars 2012
  • Genre Sport

Les fans de la série diront sûrement que SSX se contente de faire le boulot. Ainsi, le jeu d'EA satisfait sans éblouir. Un constat qui est valable aussi bien pour la technique, très satisfaisante mais loin des graphismes références et colorés d'antan, que pour le contenu. Si le jeu offre un nombre de pistes conséquent, l'absence d'un multijoueur local et le surplus de menus inutiles sont à déplorer. Ainsi, SSX s'éloigne quelque peu du trip bête et jouissif d'autrefois. Pourtant, il faut reconnaître qu'il reste le meilleur jeu de snowboard à l'heure actuelle. Un constat dû aussi bien à son gameplay qu'à l'apport de quelques nouveautés bien senties. Un très bon jeu, ni plus ni moins.

Cela faisait six ans que SSX n'avait pas fait parler d'elle. Pourtant, la série a eu ses heures de gloire au début des années 2000, à tel point qu'elle reste probablement la franchise la plus emblématique du sport de glisse. Avec une telle réputation, autant dire que son arrivée sur supports HD avait de quoi susciter l'intérêt, surtout que celle-ci apparaît à la fin de vie des consoles actuelles, alors que les développeurs sont à même de tirer profit des capacités techniques des machines.

Niveau ambiance, on est quand même loin des feux d'artifices colorés d'autrefois.

La patte EA Big, mais...

Ne nous le cachons : nous avions tous hâte de découvrir ce SSX sur le plan visuel. En effet, la franchise d'Electronic Arts a toujours fait dans l'excellence en matière de technique. Ici, le constat est satisfaisant sans être éblouissant pour autant. Si le jeu profite d'une belle profondeur de champ, il pâtit d'un manque d'effets visuels quelque peu perturbant, surtout comparé aux précédents épisodes de la franchise. A vrai dire, la direction artistique s'avère moins clinquante que par le passé, le jeu donnant l'impression de se tourner vers quelque chose de légèrement plus réaliste (sur le plan esthétique !). Un choix discutable car le gameplay garde son orientation d'antan, à savoir de l'arcade à l'état pur. Malgré ce petit souci d'ambiance, le jeu reste agréable à l'œil et bénéficie d'une animation fluide à tout instant. Côté sonore, vous retrouvez le style E.A. Sports Big avec des musiques aussi pêchues que connues (Foster the People de Houdini, Young Blood de The Naked and Famous, etc.). Un point qui permet de mieux profiter des paysages et d'oublier le doublage assez caricatural des différents personnages. Ouf.

Un bon exemple du matériel présent dans le jeu : la lampe permet de voir dans des endroits particulièrement obscurs.

Le matos de Jean-Claude Dusse

Si la technique convainc sans éblouir, le gameplay apporte heureusement son lot d'amusement. Reprenant les bases de la série (des tracés pas crédibles pour un sou permettant d'effectuer des sauts de 50 m de haut...), le jeu laisse désormais le choix entre les boutons ou le stick analogique pour réaliser les différents tricks. Quoiqu'il en soit, les habitués de la franchise ne seront pas dépaysés, surtout que les objectifs sont généralement les mêmes que par le passé : finir la course en premier ou réaliser le meilleur score de tricks. Pour cela, rien de mieux que de passer en mode "Tricky" en remplissant votre jauge de boost pour sauter plus loin, exécuter plus de figures et multiplier vos points de façon conséquente. Mais n'allez pas croire que ce SSX reprend bêtement la recette d'antan. En effet, cet épisode apporte une nouveauté particulièrement importante : la gestion de l'équipement. Contrairement à d'autres jeux se focalisant uniquement sur les planches et les combinaisons, SSX offre quelques joyeusetés particulièrement intéressantes. Jugez plutôt : bouteille d'oxygène pour mieux respirer, masque pour vous repérer dans le brouillard, combinaison thermique pour vous protéger du froid dans certains passages sinueux, lampe pour voir dans le noir, armure protégeant des chocs ou, plus drôle encore, des "wingsuits" permettant de planer dans les airs pendant quelques secondes. Autant vous dire que le choix de l'équipement se fait en fonction des tracés mais que cet ajout révolutionne sans mal le gameplay de la série.

Evidemment, le jeu y va de son lot de fantômes et de records à battre.

Quand te reverrai-je...

Pourtant, tout n'est pas blanc comme neige dans SSX. Ainsi, le contenu pâtit de l'absence de multijoueur local. Un choix qui ne surprendra personne en 2012, mais qui reste dommageable compte tenu du fun qu'apportait le mode multi local des précédents volets. Heureusement, le jeu en ligne est logiquement présent, même s'il faudra faire avec l'interface quelque peu bordélique du titre. Côté durée de vie, le mode solo se résume principalement au mode World Tour. Vaguement scénarisé, ce dernier vous permet de participer à différentes épreuves afin de glaner des points et de récolter des bonus ainsi que de l'équipement. Si les épreuves sont assez classiques (courses, concours de tricks, etc.), l'une d'entre elles se démarque : la descente de la mort. Celle-ci s'apparente à un challenge entre vous et la montagne, l'unique but étant d'atteindre l'arrivée en vie. En général, la descente de la mort se focalise sur l'utilisation d'un accessoire bien précis, rendant celui-ci obligatoire dans l'espoir de survivre. Réparties sur neuf monts du globe, le nombre de pistes présentes dans ce volet s'avère plutôt conséquent, d'autant que chaque montagne est divisée en portion. Enfin, notons que les personnages de la série ont été relookés et sont devenus plus sobres, plus dans l'esprit Cool Boarders à vrai dire. Certains fans seront déçus.
Les Plus
  • C'est joli
  • Un gameplay toujours aussi sympa
  • Les équipements spéciaux qui donnent du sang neuf
  • La B.O. qui tue
  • Un contenu conséquent
Les Moins
  • Pas non plus impressionnant graphiquement
  • Une ambiance moins marquante que par le passé
  • Une esthétique loin du fun assumé des anciens volets
  • Une gestion des achats et des options un peu lourdingue
  • Pas du multi en local