Forza Motorsport 4, la qualité version Turn 10

17 oct. 2011
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Microsoft
  • Développeur Turn 10
  • Sortie initiale 14 octobre 2011
  • Genre Course

Forza Motorsport 4 est à la franchise de Microsoft ce que le quatrième volet de Gran Turismo était à celle de Sony : l'épisode de la continuité. Pas irréprochable sur le plan technique, le titre de Turn 10 sublime les qualités de son prédécesseur tout en prenant soin d'effectuer quelques modifications et ajouts. On soulignera principalement le contenu toujours aussi faramineux ainsi que l'apparition du mode Autovista, véritable musée automobile qui, s'il bénéficie d'un suivi digne de ce nom, pourrait bien être l'une des plus franches réussites de Forza Motorsport 4. Bien sûr, le jeu peut aussi compter sur sa communauté d'une vivacité rare. Un must-have qui se devra d'évoluer plus concrètement dans sa prochaine mouture.

Qu'on le veuille ou non, Forza Motorsport 3 avait frappé un grand coup lors de sa sortie en 2009. A coup sûr, les multiples reports de Gran Turismo 5 avaient joué en faveur du titre de Turn 10. Au moment où Gran Turismo 5 multiplie les mises à jour pour devenir un titre parfaitement séduisant, Forza Motorsport 4 se devait de confirmer son statut de concurrent de premier choix. Verdict.

L'Autovista vous permet d'observer certains véhicules comme si vous y étiez.

Beau mais pas trop

Commençons par l'aspect technique, peut-être le point le plus décevant de ce Forza 4. Car qu'on se le dise : le titre de Microsoft n'apporte pas grand chose de neuf sur le plan visuel. Si les menus épurés sont toujours un régal à parcourir, et si les temps de chargement sont devenus moins exaspérant qu'auparavant, difficile de voir une réelle évolution une fois la première course lancée. Pour ainsi dire, le titre brille plus par son aliasing que par la qualité de ses textures et, malgré une modélisation des véhicules tout de même attrayante, on a encore un peu l'impression d'être au volant de Majorettes. Pourtant, si les carrosseries des véhicules font un peu toc, certains tracés profitent tout de même de jolis décors (Mapple Valley, les Alpes bernoises, le Nürburgring, etc.). De même, les effets de lumière sont particulièrement travaillés et la gestion des dégâts a gagné en précision, à tel point que le moindre impact a une incidence sur les carrosseries. Un détail sympathique, même si l'effet est peut-être trop prononcé par moment (notamment en vue interne). En pleine course, Forza 4 souffle donc le chaud et le froid graphiquement, paraissant tantôt agréable tantôt quelconque. Heureusement, la vue cockpit fort réussie, le mode photo ainsi que l'Autovista, sorte de musée permettant d'observer certaines voitures sous tous les angles, se révèlent bien plus convaincants. Une technique loin d'être repoussante mais juste en dents de scie.

Forza 4 met près de 500 voitures à votre disposition.

Dans la bonne direction

Bien que le titre de Turn 10 marque le pas sur le plan graphique, il poursuit sa quête de réalisme en matière de conduite. Dans une configuration de jeu dite "normale", à savoir orientée simulation mais pas trop, Forza 4 semble avoir bénéficié de quelques ajustement bienvenus. On pense principalement à la physique de caisse plus présente ou à la gestion des pneumatiques tout de même plus contraignante qu'auparavant (ce qui n'est pas non plus un exploit, certes). Sans atteindre la référence qu'est Gran Turismo 5 en terme de conduite pure et dure, le jeu commence réellement à s'en approcher. Un constat surtout valable à la manette, la conduite au volant pâtissant du manque de réalisme des tracés en matière de relief. Pour sa part, l'I.A. laisse toujours aussi dubitatif, en particulier lors des départs, quand certains véhicules déboîtent subitement, ou lorsque plusieurs voiture se suivent pour finalement se couper les trajectoires de façon assez ridicule. Notons néanmoins que les réactions de l'ordinateur une fois derrière vous s'avèrent un peu plus réalistes que par le passé, ce dernier parvenant désormais à anticiper certains de vos freinages (ouf!). Enfin, soulignons ce qui reste l'un des plus beaux héritages de l'épisode précédent, c'est-à-dire la gestion de l'accessibilité. Disposant d'un bon nombre d'options paramétrables, Forza 4 permet à quiconque de s'amuser. Comme dans Forza Motorsport 3, les paramètres ont pour seule incidence de modifier le ratio d'expérience en fin de course.

L'aspect communautaire est toujours de la partie.

Un jeu qui en a sous le capot

Là où Forza 4 reste absolument imbattable, c'est pour ce qui est du contenu. Pan principal du jeu, le mode World Tour reprend la recette de l'épisode précédent : enchaîner des courses préalablement choisies et vous permettant d'engranger de l'expérience. Chaque épreuve est associée à un bonus favorisant votre progression dans un domaine spécifique. Ainsi, vous pouvez privilégier votre niveau de pilote, votre affinité avec les constructeurs ou tout bonnement votre portefeuille. S'étalant sur dix saisons mais profitant d'une rejouabilié considérable, Forza 4 garantit de nombreuses dizaines d'heures de conduite. Précisons également que le titre profite désormais d'une diversité bienvenue, incorporant pas mal d'épreuves atypiques (TopGear, slaloms, dépassements, etc.). Côté nouveauté, on dispose aussi de l'Autovista précédemment cité. Permettant d'admirer des modèles sous tous les angles tout en glanant de nombreuses informations, ce mode bénéficie également d'une compatibilité avec Kinect. A vous la joie de tourner autour de vos bolides virtuels. Très intéressant, ce mode de jeu reste toutefois quelque peu limité en terme de modèles. On espère donc que Turn 10 creusera le filon à l'aide de DLC. Enfin, l'aspect communautaire qui a fait la force de la franchise est toujours au rendez-vous. A t-on besoin de préciser que Forza 4 est ni plus ni moins que la référence en la matière ? Entre les courses en lignes, la personnalisation des véhicules, l'achat et la vente lors d'enchères, le mode photo ainsi que la possibilité de créer des clubs regroupant vos amis tout en fusionnant vos garages, le titre n'aura aucun mal à combler votre ennui pendant de longs, très longs mois.
Les Plus
  • C'est parfois joli...
  • Une gestion de l'accessibilité toujours bien vue
  • Un contenu et une durée de vie gargantuesques
  • Quelques ajustement bienvenus en terme de conduite
  • La vue cockpit enfin réussie
  • L'Autovista, très classe et qui intéressera les passionnés d'automobile
  • Une progression dans le mode carrière encore plus agréable qu'auparavant
  • Un aspect communautaire tout simplement inégalable
  • Des temps de chargement un peu plus courts que dans le troisième volet
Les Moins
  • ...mais loin d'être sans faille sur le plan technique (bonjour l'aliasing !)
  • L'I.A.
  • Tout de même un cran en dessous de Gran Turismo 5 en matière de physique et de réalisme
  • Des musiques un peu plus anecdotiques qu'auparavant