Metro 2033 rame un peu

21 avr. 2010
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur THQ
  • Développeur 4A Games
  • Sortie initiale 19 mars 2010
  • Genre First Person Shooter

Metro 2033 est davantage à conseiller aux amateurs d'ambiance unique qu'aux amoureux purs et durs de FPS. C'est bien là le dilemme d'ailleurs. Êtes-vous prêts à sacrifier le gameplay au prix d'une atmosphère singulière ? Pas sûr que le jeu de 4A Games en vaille la chandelle, du moins au prix fort...

Tiré du livre éponyme de Dmitry Glukhovsky, Metro 2033 vous plonge dans un Moscou ayant connu une catastrophe nucléaire. Développé par le studio ukrainien 4A Games, le titre risque de faire de l'ombre à leur précédent jeu, S.T.A.L.K.E.R., tant l'ambiance vous happe littéralement. Reste à voir si le gameplay suit. Réponse dans les quelques lignes - de métro - qui suivent.

Votre sacoche dans la main droite vous rappelle les objectifs en cours.

Metro n'en faut

En 2013, la ville de Moscou a subi le pire : une guerre atomique. Deux décennies plus tard, les quelques survivants s'organisent tant bien que mal dans le seul endroit prévu pour résister à un tel drame : le Métropolitain de Moscou V.I. Lénine de l’Ordre du Drapeau Rouge, plus communément appelé Métro... La surface est inhabitable tant l'hiver nucléaire a annihilé toute forme de vie. Vous voilà donc contraint d'errer dans les tunnels moscovites. Pas vraiment joyeux comme environnement, surtout quand les Novalis, ces êtres ayant subi des mutations génétiques liées aux retombées radioactives, en veulent à votre peau. Vous incarnez le jeune Artyom, contraint de lutter contre une nouvelle menace : les Sombres, qui ont la faculté de s'immiscer dans les esprits humains. Prenez place pour une aventure claustrophobe, et pas la peine de payer votre ticket.

Les interactions avec l'environnement demeurent très limitées.

Le train train quotidien

L'ambiance pesante est clairement le gros point fort du jeu. Il se dégage vraiment une atmosphère malsaine et oppressante au possible. Le souci du détail vous distille petit à petit des indications sur l'univers tristounet du titre. Même si les interactions avec les PNJ (personnages non joueurs) sont limitées, vous vous surprenez à arpenter les tunnels et les camps afin de découvrir comment la population vit au jour le jour, comment elle s'organise, quels sont les us et coutumes de tout un chacun... Artyom, par exemple, s'efforce de ne pas oublier le monde tel qu'il était avant 2013 en collectionnant les cartes postales. L'effet immersif est implicitement lié au personnage principal. Vous êtes littéralement Artyom. Le rythme de sa respiration, le bruit de ses battements de cœur vous rapprochent du protagoniste et son masque à gaz qui se brise au fur et à mesure des combats implique une bonne dose d'adrénaline. Il vous faut d'ailleurs bien penser à surveiller votre montre qui indique l'état ce ce dernier, le filtre devant être changé à temps si vous ne souhaitez pas mourir asphyxié. La direction artistique s'avère donc maîtrisée, autant graphiquement que musicalement – le thème principal est d'ailleurs aussi minimaliste qu'efficace.

Des visions vous hantent et varient quelque peu la narration.

Gameplay au second plan

Si l'ambiance post-apocalyptique à la Fallout fonctionne à merveille, difficile de se montrer aussi enthousiaste quant au gameplay à proprement parler. La précision n'est pas bien calibrée ; les amoureux des headshots risquent d'être déçus. La physique des personnages et leurs déplacements demeurent un peu patauds, ce qui pose problème notamment lorsqu'il faut éviter des pièges posés au sol à notre attention . Metro 2033 a tout simplement oublié d'être plaisant en terme de maniabilité. Heureusement qu'il peut compter sur d'autres atouts comme la gestion des munitions et le système de trocs. Deux types de balles sont à votre disposition. Faire plus de dégâts d'emblée ou attendre pour échanger lesdites balles contre un équipement plus performant ou divers objets, voilà de quoi enrichir l'expérience de jeu intelligemment. Une expérience pas bien longue au demeurant, le mode solo se bouclant en dix heures tout au plus. La rejouabilité s'avère quasi inexistante, l'absence de mode multi-joueurs y étant pour beaucoup. De plus, même si des efforts de mise en scène sont appréciables (des flashbacks/apparitions s'intègrent bien au récit), la progression, elle, reste trop linéaire – rames de métro obligent...
Les Plus
  • L'ambiance vraiment travaillée
  • La direction artistique
  • L'univers, glauque au possible
Les Moins
  • Le gameplay, peu convainquant
  • La faible durée de vie
  • La replay value inexistante