Buzz ! Le plus malin des français, ou presque

26 juil. 2009
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3

Avec son ambiance plateau télé des plus réussi, les caricatures de joueurs, l’humour grinçant et le contexte hexagonal du titre, Buzz ! : Le plus malin des français avait tout pour lui. Pour ceux qui ne connaissent pas la saga, il est clair que la frustration est moins grande que pour les nostalgique de son âge d’or, remarquant que Sony a décidé de frapper fort alors qu’il fallait viser juste. Petite parenthèse de fin, il faudrait créer un groupe sur Facebook afin que Rose réintègre les rangs. Imaginer Christophe Dechavanne sans sa bimbo platine en caoutchouc… Inconcevable.

Notre cher Buzz devient cette fois-ci partisan de la cause bleu-blanc-rouge afin de gonfler l’égo chauvin qui sommeille en chacun de nous. Pour l’occasion, Relentless Software décide d’aller plus loin que le pack de questions téléchargeables et nous offre un titre digne de ce nom avec Buzz ! : Le plus malin des français. Comme quoi, le renard se fait toujours berner par le corbeau.

Buzz n'a pas pris une ride en cinq ans.

Stéphanie de Monacoooo

A ses débuts sur PS2, l’homme à la tête de patate coupée en deux s’est révélé être un fantastique troubadour des soirées d’hiver. En houspillant son ex-partenaire Rose, en lacérant l’amour propre des joueurs avec de cinglantes répliques et en nous offrant des cadeaux toujours plus invraisemblables les uns que les autres, Buzz a réussi le pari incroyable d’être le Benjamin Castaldi du monolithe noir. Puis les années passent, nos vies changent, lui également. Sur Play 3, j’ai ressenti comme un malaise dès sa première venue et malheureusement, la confirmation est arrivée avec ce titre : il manque un petit quelque chose. Si vous cherchez un jeu de culture générale solo, passez votre chemin. L’unique mode présent est une vaste blague qui plus est limitée. Bombardé de questions, à vous de répondre le plus rapidement et d’engranger un maximum de points. Originalité absente, stress inexistant et paramètres intouchables enfonce le clou. A trop miser sur le mutli, les ermites otaku n’en sont que plus déçus.

Les questions sont parfois hallucinantes.

Huit à la maison

Buzz ne prend son sens qu’à plusieurs, buzz sans fil à la main et technique de frappe individuelle. Depuis votre canapé, les différents styles de propositions défilent : mode, culture G, sport, jeunesse, pot pourri, musique… Chacun prend alors son personnage fétiche (Napoléon et le mime en pôle position) puis le surnomme afin de s’immerger d’avantage. On retrouve tout de même de nouvelles victimes comme la jeune étudiante asiatique (une pensée pour les ermites otaku) ou bien Dracula au féminin. Pour terminer, le choix de votre son devient un rituel cacophonique, tout le monde écoutant les échantillons simultanément. Bref, la validation est faite, Buzz arrive et commence le show. Les enchaînements sont rapides et efficaces, le Rapido-Quizz fait place à l’Entartage puis à ce satané de vol de points et le Sprint Final est arrivé plus vite que prévu. L’amusement s’installe au fur et à mesure, accélérant le temps qui passe. Cependant, des questions subsistent : pourquoi avoir enlevé les interludes qui servaient de transitions, les tours du Monde (ici de régions) et le type de difficulté ? Incompréhensible.

Les graphismes restent simplistes. Sans plus.

C'est votre ultime bafouille ?

S’il vous manque des amis, la version en ligne n’est peut être pas la plus judicieuse. Il faut attendre plusieurs minutes avant d’avoir droit à un seul adversaire. A croire que vous n’êtes que deux sur le serveur. En revanche, une fois la partie lancée, une vraie bataille fait rage, la stratégie étant de rigueur. Le stress est palpable, nous découvrons de nouvelles épreuves comme la questions à une bonne réponses au moins et quatre, au plus. Pas mal du tout. Cependant, les sessions sont encore trop rapides, dommage. Pour les plus téméraires d’entre vous, il reste un dernier point des plus puissants : la création de quiz. My Buzz vous permet de façonner vos thèmes, perso ou non, via huit questions partageables sur le net. L’idée est juste grandiose mais à nouveau castratrice, comment voulez vous jouer plus de dix minutes avec huit questions ! De plus, ce mode pose vos interrogations avec le même système de « celui-qui-répond-le-plus-vite-gagne-le-plus-de-poi nts » sans le présentateur chouchou ! C’est sans l’appel à un ami que le dernier mot arrive bille en tête : perfectible.
Les Plus
  • L'esprit de compétition/amusement
  • Le nombre affolant de questions
  • La France au premier plan
Les Moins
  • Des modes absents
  • L'ambiance moins folle qu'auparavant
  • Un jeu en ligne désastreux