Jouez les têtes brulées avec Crysis Warhead

03 oct. 2008
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Si Crysis pouvait être perçu comme un hommage aux films d’actions des années 80, Predator en tête, Warhead est un hommage aux superproductions des années 90. L’action y est plus variée et intense, ponctuée par encore plus d’effets pyrotechniques que le premier volet. Une petite dose d’humour a été insérée, ainsi que de nombreuses cut-scenes stéréotypées typiquement hollywoodiennes. Sans parler de l’excellente bande-son qui rythme parfaitement le jeu. Le plaisir est vraiment au rendez-vous, que ce soit en mode solo ou en mode multijoueur. Si vous ajoutez le prix modéré de vente, vous ne pouvez que succomber à cette nouvelle aventure, malgré les vaines protestations de votre configuration PC.

A la fois vitrine technologique et très bon FPS, Crysis a été l’attraction vidéoludique de la fin d’année 2007. Il n’a vraiment laissé personne indifférent. D’un côté, les enthousiastes qui mettaient en avant les qualités indéniables du jeu pour y voir le titre de l’année. De l’autre, les détracteurs, parfois un peu frustrés par la gourmandise du moteur graphique ou tout simplement un déçus que toutes les promesses n’aient pas été tenues. Il va sans dire que Warhead était donc attendu au tournant. Alors, les développeurs de Crytek ont-ils retenu la leçon ?

Tel Attila, Psycho adore que tout soit en ruines après son passage.

Dans la peau d'un nouveau héros

A la manière d’Opposing Force ou de Blue Shift pour Half-Life, Warhead n’est ni une suite, ni une préquelle de Crysis, mais une aventure parallèle. Elle est contenue dans un premier DVD, le second étant dédié uniquement au mode multijoueur. Nomad laisse sa place à un autre membre des forces spéciales américaines, le sergent "Psycho" Sykes, que vous aviez déjà pu apercevoir dans la campagne originelle. Le but est de répondre à la question : "Qu’a fait le sergent après le débarquement américain sur l’île et avant de revenir sur le porte-avion Constitution ?" C'est simple : il s’est lancé à la poursuite d’un mystérieux convoi nord-coréen. Si le personnage de Nomad est l’archétype du soldat rigoureux pour qui la mission passe avant tout, Psycho est radicalement différent. Il contestait déjà les ordres de Prophet dans Crysis, désireux de comprendre la raison exacte de sa présence sur l’île. Il n’hésite pas cette fois-ci à interrompre sa mission pour porter secours à un équipier en détresse, ou à refuser de tuer un ennemi si celui-ci est désarmé.

La scène de protection du train en marche est un moment d'anthologie.

De l'action explosive

C’est en fait un personnage beaucoup moins "lisse" que le premier héros que vous avez incarné. Il fait preuve d’un peu d’humour, et il se laisse régulièrement gagner par ses émotions, que ce soit la colère, la pitié ou la tristesse, ce qui a tendance à le rendre un peu plus attachant que Nomad. Au niveau du gameplay, même s’il possède exactement la même nanocombinaison, toujours avec ses quatre modes (armure, force, vitesse et camouflage), il a un peu tendance à foncer dans le tas et tout faire exploser. Il est, dans l’esprit, assez éloigné de la discrétion de Nomad qui préfère l’infiltration à l’attaque frontale. Ceci dit, rien ne vous empêche de jouer contre-nature et de privilégier le camouflage à la foire aux explosions. C’est d’ailleurs une des forces de Warhead. Le jeu permet à nouveau une certaine liberté dans la réalisation des missions, même si cette aventure se révèle plus linéaire et guidée que celle de Crysis. Le choix des développeurs s’est clairement porté sur l’action-grand spectacle, un peu à la manière de Call of Duty 4.

Le AY69 est mortel en doublette et à bout portant.

Armé jusqu'aux dents

L’arsenal de Crysis est toujours présent (fusil SCAR, fusil GAUSS, etc.). Mais deux nouvelles armes, qui collent parfaitement au personnage de Psycho, font leur apparition. Le AY69 est un petit pistolet mitrailleur de courte portée et à cadence de tir très élevée. Il peut être utilisé en arme double, ce qui le rend dévastateur en combat rapproché. Le FGL40 est, quant à lui, un lance grenade automatique idéal contre les véhicules. En plus de projeter des grenades à fragmentation et IEM, il possède un mode de détonation à distance qui permet d’activer manuellement l’explosion au moment opportun. Au niveau des véhicules, deux petits nouveaux viennent là aussi rejoindre les anciens. Un aéroglisseur, tout d’abord, vous autorise à évoluer sur terre comme sur l’eau. Par contre, il n’est équipé d’aucune arme. L’autre véhicule est le VRB, un petit blindé de reconnaissance qui permet d’encaisser beaucoup de dommages mais aussi de riposter aux attaques. Il est idéal pour aller au front tout en étant protégé pendant le trajet.

Dans ce nouveau volet, vous avez le droit à une petite scène sous la pluie.

Optimisation maximum

Graphiquement, Warhead est vraiment exceptionnel, pour peu que vous disposiez d’une configuration suffisamment musclée : textures superbes, effets de lumière quasi photo-réalistes, moteur physique inégalé. C’est un vrai régal pour les yeux, malgré un clipping encore plus prononcé que le premier volet. Il est également bien mieux optimisé que son aîné. Oubliés les environnements qui plombaient littéralement la fluidité (sous la neige, ou sur le porte-avion, par exemple). Ici, il est possible de terminer le jeu sans avoir à rogner sur la qualité graphique ou sur la résolution pour conserver un nombre d’images par seconde acceptable. Cette optimisation est également perceptible dans la partie multijoueur de Crysis Warhead, que les développeurs de Crytek ont appelé Crysis Wars. Ce multijoueur se voit enrichi de nouvelles cartes, et surtout d’un nouveau mode : les parties immédiates en équipe. Il envoie jusqu’à 32 joueurs en découdre sur le champ de bataille après avoir choisi l’un des deux camps (américains ou nord-coréens).
Les Plus
  • Le petit prix
  • Une action intense et variée
  • Des graphismes somptueux
Les Moins
  • Nécessite une configuration très récente
  • Une durée de vie peu élevée