Pro Evolution Soccer 2008 : la sortie obligée

20 janv. 2008
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Konami
  • Développeur Konami
  • Sortie initiale 25 octobre 2007
  • Genre Sport

Sans réelle adaptation next-gen et d'innovations sur sa plateforme de prédilection, Pro Evolution Soccer 2008 a du souci à se faire. Face à lui, un FIFA 08 séduit à coup d'effets visuels et s'accapare les nouveaux marchés. Souhaitons donc autre chose au grand PES qu'une place uniquement dans le coeur des joueurs difficiles et exigeants. Cependant, si vous n'avez pas sa version 2007, vous avez tout à gagner en faisant l'acquisition du millésime actuel. Par contre, celui qui la possède déjà se fera avoir en achetant Pro Evolution Soccer 2008 qui relève du simple add-on.

Les années se suivent et les calendriers se ressemblent sur au moins un point : le match qui oppose FIFA à Pro Evolution Soccer a toujours lieu. Certes, Noël et le 14 juillet sont toujours de rigueur, mais ils n'apportent rien au football et sont donc de moindre importance. Mais encore une fois notre protégé Pro Evolution Soccer 2008 fait figure de haut technicien du ballon rond et vous fait passer de longues soirées entre amis. Tout du moins sur sa plate-forme de prédilection : la PS2. Et surtout chez ceux qui ne possède pas sa précédente version.

Les arbitres sont toujours aussi incisifs par défaut.

Les footballeurs ne sourient plus sur les jaquettes

Konami attaque sur tous les fronts : consoles de nouvelle génération et même PC accueillent cette nouvelle mouture. Mais comme d'autres jeux, tels que les Fatal Fury sur Neo-Geo, Pro Evolution Soccer 2008 semble plus à l'aise sur PS2. Les autres versions, pourtant sur des machines plus puissantes, semblent hors-sujet car les graphismes sont austères. Concentrons-nous donc sur cette version qui, comme son aînée, comble l'amateur de jeu de football précis, pointu, affûté. Tout d'abord ce fan qui possède la maintenant avant-dernière version de PES ne verra pas grandes différences avec le millésime actuel. Cette forte ressemblance se situe surtout au niveau des graphismes qui n'ont pas bougé d'un iota. La modélisation des joueurs ne subit pas non plus de retouche. Quant aux environnements de jeu, rien de spectaculaire non plus n'est à découvrir. Konami aurait-il fait une erreur en emballant une ancienne version du jeu dans les boites de cette année ?

Les conditions climatiques sont respectées.

Comptez sur votre étoile

Non, car comme à l'accoutumée ces petits malins de chez Konami se sont concentrés sur les sensations de jeu. Vous retrouvez les commandes et les styles de contrôles déjà bien connus de tous. Les frappes sont toujours aussi puissantes et imprévisibles. Une des nouveautés de Pro Evolution Soccer 2008 est l'organisation défensive de l'IA qui est revue à la hausse. Enfin, vos arrières tiennent la route et vous pouvez lâcher des yeux leurs actions pour vous concentrer sur les vôtres. Pour équilibrer cette modification, les tirs ont gagné en précision. Ne jubilez pas en pensant aux frappes chirurgicales d'un FIFA 07. PES est connu pour son réalisme et continue dans cette voie. Espérez au mieux voir arriver plus de cadrages. En effet, cette mouture est une version tout juste améliorée de la précédente, et pas seulement sur le terrain.

Les actions devant le gardien sont toujours aussi palpitantes.

Une copie de plus ?

Certainement pour avoir de quoi remplir le dos de la jaquette du jeu, les concepteurs ont adapté deux nouveaux modes. Qui plus est ces modes sont repris de la concurrence. Le premier, "Tour du Monde", est une succession de défis divers et variés. Il sont de l'ordre de gagner un match par X buts d'avance, ou de ne pas encaisser de but. Il vous est demandé certaines prouesses qui relèvent surtout de l'entrainement poussé. Le second permet aux adeptes du multitap de composer des tournois jusqu'à 16 joueurs. C'est vraiment palpitant pour qui a autant de connaissances fans du jeu à proximité car le jeu en ligne ne permet que le 1 contre 1. Pro Evolution Soccer 2008 connait cette année encore plus de déboires au niveau de sa base de joueurs. Vous remarquez que certaines sélections nationales font leur apparition. En parallèle, certains clubs très cotés sont remplacés par leurs outsiders. Mais ce qui fait aussi le charme d'un PES, c'est de se mettre au travail soi-même pour faire coller tout ce petit monde à la réalité, non ?