Warriors Orochi ne frappe pas assez fort

15 oct. 2007
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Koei
  • Développeur Omega Force
  • Sortie initiale 21 septembre 2007
  • Genre Beat'em All

Koei aurait pu frapper fort avec Warriors Orochi, en proposant un titre plus varié et moins centré sur une action trop basique et redondante. Le jeu présente certes quelques qualités et un contenu très satisfaisant, mais il est aussi beaucoup trop répétitif et n’apporte pas de réel plus à la série. L’ensemble reste cependant très correct et peut parfaitement vous satisfaire si vous êtes fan. Si vous ne connaissez pas la série, Warriors Orochi peut être un bon résumé des Dynasty Warriors, tant dans ses qualités que dans ses défauts. Techniquement le titre est plutôt réussi, hormis un aliasing parfois gênant. Globalement satisfaisant, Warriors Orochi peut intriguer, ou même plaire, mais ne possède pas l’élan nécessaire pour relancer la série. Dommage.

Une balade épique, épée en main. Des hordes d’ennemis enragés à décimer sans aucune pitié. Inutile de préciser que vous êtes en présence d’un beat’em all pur et dur. Ce beat’em all, c’est Warriors Orochi, la suite de la série des Dynasty Warriors. Développé par Omega Force et édité par Koei, Warriors Orochi se trouve être un titre mitigé, à l’image de ses prédécesseurs. Propose t-il néanmoins assez d’originalité pour s’imposer comme une nouvelle référence et relancer la série ?

Un peu de féminité dans ce monde de brutes.

Quelque part entre le temps et l’espace

Orochi, le roi serpent, est revenu d’entre les morts. Motivé par ses ambitions despotiques, il décide d’utiliser ses pouvoirs démoniaques pour agir sur le temps et l’espace. Il réussit alors à faire fusionner l’ère des trois royaumes de Chine avec l’époque du Japon Féodal, réunissant ainsi les grands héros de ces âges. Fort de sa grande puissance et de sa gigantesque armée, il part à la conquête de ce nouveau monde avec la ferme intention de faire tomber les valeureuses armées de ces deux périodes, et d’en capturer les plus courageux héros. Désormais, l’histoire est entre vos mains. Vous devez affronter le roi serpent et ses armées au travers de quatre scénarios différents mais liés par un but commun : la déchéance d’Orochi. Afin d’atteindre cet objectif, il est impératif de prendre part à de véritables batailles entre les forces d’Orochi et vos alliés, tentant désespérément de résister à son invasion. Chaque scénario du mode "histoire" se déroule en plusieurs batailles, dont les objectifs sont relativement variés, allant de la bataille pure et simple à la libération d’un héros capturé. Une fois le mode "histoire" terminé, vous avez également la possibilité de rejouer n’importe quelle mission débloquée, en passant directement via le mode "libre".

Le choix de personnages est énorme.

Comme un air de déjà vu

Pour entrer dans l’action, vous avez le choix entre 77 personnages. Bien entendu pas dès le début de l’aventure, puisque ces derniers sont à débloquer au fur et à mesure de votre progression. C’est d’ailleurs l’un des meilleurs arguments de Warriors Orochi, puisqu’il combine une majorité des personnages issus des séries Dynasty Warriors et Samurai Warriors. Certains nouveaux personnages sont également déblocables, à l’image du roi Orochi ou de Da Ji. Pour chaque scénario, vous avez le droit de choisir trois personnages, qui sont par la suite interchangeables en cours de jeu, selon la configuration tactique. Il est donc nécessaire de choisir des personnages complémentaires et de tous les faire évoluer. En effet, un personnage n’évolue que lorsqu’il est utilisé, de cette façon, si vous utilisez toujours le même personnage, les autres stagneront à leur niveau de départ. Malheureusement, cette interchangeabilité ne permet qu’une gestion tactique très basique. De manière générale, si vous utilisez toujours le même personnage, et qu’il est de ce fait le seul à évoluer, vous n’avez aucun mal à parvenir malgré tout à la victoire. Il est également possible d’améliorer les armes de votre équipe en effectuant des fusions à partir d’éléments débloqués. Cela a pour principal effet de développer leur résistance et donc de leur donner plus d’impact, mais aussi d’accéder à des coups spéciaux. Le contenu du jeu est relativement étoffé et vous assure donc une durée de vie importante si vous êtes accroc du genre. D’autant plus qu’il est aussi possible de connecter une seconde manette, permettant à un ami de se joindre à vous et de vous accompagner dans votre lutte contre Orochi.

L'action est parfois un peu confuse.

Taper. C’est tout ?

De prime abord, Warriors Orochi est très jouissif et l’action endiablée, mais une fois le cap des dix heures de jeu passées, une légère lassitude s’installe. Bien entendu, frapper sur les ennemis sans vergogne pendant des heures pourrait paraitre défoulant, mais même si c’est parfois le cas, l’aspect très limité qui s’en dégage peut en rebuter plus d’un. La dimension puérile du jeu est également regrettable. Il se contente de montrer des ennemis qui tombent comme des mouches sans la moindre goutte de sang ou le moindre démembrement. Vous avancez de façon très linéaire, terrassant tout ce qui se trouve sur votre chemin, à un rythme parfois abrutissant. Pour essayer de diversifier un peu l’action, les développeurs ont ajouté dans les spécificités des personnages la possibilité d’arriver dans la bataille sur une monture. Le principe est original, mais aurait mérité d’être un peu plus creusé. Dès le début de la bataille, vous allez très vite vous rendre compte qu’il est nettement plus pratique de descendre du cheval et de faire du combat au corps à corps. Ceci est principalement du au fait que le cheval est à peu près aussi maniable qu’un trente tonnes. Si vous associez ça au fait que les angles de caméra laissent souvent à désirer, vous forçant à ajuster vous-même la vue, il n’est pas nécessaire de préciser que la frustration prend vite le dessus.
Les Plus
  • Un contenu intéressant
  • Une action intense
  • Une bonne durée de vie
  • Une difficulté progressive
Les Moins
  • L’intelligence artificielle très moyenne
  • L’action trop basique
  • Les environnements parfois trop vides
  • Le manque de variété